Cuzco…c’est haut, c’est haut!

Il y a trois gars dans la vanette. Ils seront sûrement étudiant à la même école que moi. Mon voisin de banc me demande d'où je viens. « Montréal et toi? » « Sudbury ». Comme Sudbury est aux nord-est de l'Ontario, je lui dis alors qu'en fait je suis du nord-ouest du Québec. Il jette un regard vers le plafond. Il semble refaire la carte du Québec dans sa tête puis me dis « Val-d'Or? ». Dès lors je sais que c'est un franco. « J'ai de la famille a Val-d'Or. Tu connais peut-etre mon oncle…Jacques Élément » Et voilà! Jacques Élément mon ancien boss et ses fils ceinture noire dans l'école de Karaté de mon père. 1 degré de séparation! À Lima dans un hôtel inconnu.

On arrive a l'aéroport. Depuis le début je me demande si l'avion que nous allons prendre ne sera pas du genre Air Zimbabwé. On passe les interminables point de contrôles. L'embarquement doit ce faire á la porte 14.

Je suis avec un Américain(un bonhomme) et un Allemand dont l'anglais laisse a désiré. Alain le gars de Sudbury est derrière nous en train de réglé son billet. L'allemand me demande:
– où est la porte 4?
– euh non c est la 14
– Où est la porte 4?
– Je sais pas trop, par là..attend on va ce suivre.

Il est dans les patates le gars mais je commencerais pas à m'obstiner. Peut-etre qu'il ne va pas á la même place que nous. Nous nous dirigeons vers le porte de départ. La 14 est a gauche et la 4 á droite. L'allemand part à droite, l'américain a gauche et moi je reste planté abasourdis. Je part a courir après l'allemand et lui dit « Heille le grand c est la 14 ». Il regarde sont billet et me remercie de l'avoir empêché d'aller en Antarctique.

On décolle. Je hais les décollages. C'est là que ça crash. J'avais déduit que l'avion allait à 2 endroits et j'espérais que Cuzco soit le premier arrêt. Décollage, Atterrissage, Décollage, Atterrissage, c'est mauvais pour mon niveau de stress.

Premier arrêt merde c'est pas Cuzco. Je dis á l'allemand que c'est pas ici que l'on débarque. Il se lève prend son sac dans le compartiment á bagage et tous mes livres lui tombe dessus. « Merci! Tous le monde sais que je lis des Archie maintenant. ». Il ne comprend pas trop ce qui ce passe et je le vois sur le bout de sa chaise à essayer de comprendre pourquoi il y a des gens qui restent assis. « Relax » que je me dis dans ma tete. Et Voilà il part. Quossé tu fais raisin. Il va falloir que je m'occupe de lui encore. J'ai pas le temps de le rattraper et j'espère que l'hôtesse va lui demander si c'est bien là qu'il va!. En effet c'est ce qu'elle fait. Il revient piteux en me regardant l'air gêné. Écoute moi ponpon, pis ça va bien aller!.

On repart. De mon hublot je regarde les montagnes qui semblent à quelques mètres seulement de nous. Même que j'ai l'impression qu'il y en a des plus hautes que nous. L'angle de l'avion est a 50 degré ce qui me fais pas trop tripper. Je me dis que si on ce plante ici et que je survis ils ne pourrons pas venir me chercher. Au pire allé je mangerais l'allemand en attendant les secours. Il me doit bien cela.

On arrive a Cuzco. J'attends mes bagages tout en surveillant l'allemand du coin de l'oeil. Quelle niaiserie pourrais t'il bien faire encore? Durant le trajet vers l'hôtel j'ai comme un petit mal de tête. Début du sacoche(Mal de l'altitude) où l'effet de la soirée d'hier?. On arrive a l'école. comme plusieurs habitations de Cuzco, elle est dans une pente et il faut escaladé une bonne série de marche car c'est sur plusieurs étages. On arrive tous en haut á bout de souffle. Tous le monde se regarde découragé et un peu gêné. On est pas en forme ou quoi? Mais non. Nous découvrons les joies de l'altitude.

On nous sert de l'eau chaude avec des feuilles de coca. Dela coke! Ca va etre le fun. Parait que c'est bon contre les effets du sacoche mais selon mon Lonely Planet c'est pas prouvé. Je vais habiter directement dans l'école tous comme Alain. Les autres vont rester dans des familles. On vient me donné ma clé. J'ai encore 30 marches á monter avec mes bagages. Je cherche mon souffle a souhait. La monté semble interminable. Mes sacs sont de plus en plus lourd. Enfin j'arrive. Je reprend mon souffle. Je dépose mes affaires et retournes avec la gang en bas, L'allemand n'est plus là! Oú est passer mon protégé? Sa famille est venu le ramassé. Ok c'est correct…j'espère qu'ils vont en prendre soin…pauvre petit!

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