Expérimentation

On s'amuse moi et l'amie de mon ami. N'essayez pas de comprendre où je m'en vais avec cela…c'est de l'expérimentation. Je le mets sur le blog, car je suis satisfait du résultat , que ce blog est aussi un laboratoire et que c'est le premier texte de ce trip…Je pense pas publié les autres à moins que naît un projet concret de cette collabo.

Le but de principale de ce texte est de provoqué des images pour mon amie…tout est pure invention…voilà


Après une soirée moins bien arrosée qu'il l'aurait voulu, Max prend l'autobus de nuit. Il est 1h du matin et nous sommes le 27 décembre. Max passe le temps des fêtes loin des siens, car cette année, contrairement aux années précédentes, il travaille entre Noël et le jour de l'an. Il ne se rendra pas rejoindre sa famille qui reste dans une région située sur le chemin de nulle part.

Après avoir passé le réveillon seul chez lui, il avait de grandes attentes pour ce party d'amis du 27. Malheureusement pour lui le party n'a jamais décollé. Ce qu'il avait remarqué il y a plusieurs semaines se confirmait de rencontre en rencontre. Les fêtes éclatées dont il avait été témoin et participant n'étaient pas le fruit d'une volonté commune de d'avoir du plaisir sans ce soucier du lendemain. . Non ! Pour ses gens devenus ses amis le but de ses soirées avait un autre motif : La chair. Maintenant que tous ont réussi à avoir ce qu'ils convoitaient ou ont eu les réponses qu'ils désiraient, les soirées sont plus courtes. Maintenant la majorité se soucie davantage de la platitude du lendemain que du plaisir du moment. L'esprit de groupe s'effrite pour se transformer en duo ou trio. Max est habitué à ce genre de revirement. Il n'est pas surpris et surpris en même temps, car ça arrive tout le temps. Il retrouvera rapidement ses vieilles habitudes c'est-à-dire de se fier à lui-même et à lui seulement. Ne pas attendre après les autres pour faire, voir et vivre des expériences. Prendre ce que les autres lui offrent et compléter seul si les autres l'abandonnent avant qu'il soit arrivé au bout de l'expérience qu'il est en train de vivre.

Les pensées de Max se bousculent dans sa tête. Soudain, il réalise qu'il est presque arrivé à son arrêt. Rapidement il se lève et court vers l'avant du bus. Le bus arrête et Max sort. Rapidement le chauffeur ferme la porte et repart.  » Son shift doit achever  » se dit Max. Il met sa tuque et ses gants qu'il avait enlevés en entrant dans le bus. Le bus est déjà loin. Libéré de ses pensées Max réalise que le silence règne. Il tombe de gros flocons. Il n'y à pas de vent et par conséquent il fait chaud. Assez chaud pour être tenté de détacher son manteau. Il se dirige vers le stationnement du centre commercial qu'il doit traverser pour se rendre chez lui. 15 minutes de marche l'attendent. Il s'arrête après seulement quelques pas. Il jette un coup d'oeil autour de lui et remarque que le tapis de neige qui recouvre la chaussée n'a pas été brisé. Aucune trace de voiture. Aucune trace de pas. Il est le premier à passé dans le coin depuis que la neige a commencé de tomber. Il décide de participer à la sérénité ambiante. Il se donne comme objectif de faire le moins de bruit possible. Il fait attention au mouvement de ses bras afin que les frottements des manches de son manteau d'hiver ne fassent pas de bruit. Chacun de ces pas est réfléchi et il fait attention de ne pas traîner ses pieds. Il veut une empreinte de ses pas franche et net. Franche et net comme lui se dit 'il. Pour ce faire, il lève et dépose ses pieds de façon bien droite. Le seul bruit que Max fait en ce déplaçant c'est le craquement de la neige qui se compresse sous le poids de ses pas. Il essaie d'être le plus léger possible.

Ça fait maintenant 13 minutes que Max est silencieux. 13 minute que sa présence n'affecte pas l'ambiance des environs. On peut entendre au loin le son de la timide circulation, mais dans cette ville qu'est Montréal, il est difficile d'avoir le silence parfait. D'ailleurs, la perfection existe-t-elle ?

Il arrive à la fin de l'immense stationnement du centre commercial. Devant lui il n'y a plus de tapis de neige. Seulement l'affreux pavé parsemé de neige brunit. C'est la rue. Il s'arrête et se retourne. Il voit la trace laissée par ses pas. Le trajet est parfait. Sans faille. Aucun pas n'a déplacé plus de neige qu'il ne le fallait.

Il poursuit son chemin. Apparaît soudainement une fille. Max jette un coup d'oeil discret vers elle, car il ne veut pas lui faire peur ou la mettre mal à l'aise. Nous sommes la nuit et une fille se doit d'être méfiante. Max se doit de respecter cette méfiance. Elle a une tuque de laine un foulard de laine et des mitaines de laine. Max se dit que sa grand-mère doit sûrement être encore vivante. Caché derrière ce camouflage laineux il note un visage. Un beau visage qui lui sourit, car elle connaît Max de vu. Max ne s'attendait pas à ce sourire féminin à cette heure tardive. Il lui rend l'appareil.  » Elle est aussi silencieuse que moi  » se dit Max. Les 2 poursuivent leur route.

Max arrive à la porte de son immeuble. Voilà, sa soirée est terminée, et la petite balade qu'il vient de faire a transformé une soirée correcte en une belle soirée.

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