Les prédateurs

Il n'y en avait plein autour d'eux et ça avait l'air cool.  » Nous aussi on en veut « , qu'ils se sont dit. Il était cute ce bébé rose quand il est arrivé. Il était plus intelligent que les autres. Il a marché plus vite que les autres, il est devenu propre plus vite que les autres et il a parlé plus vite que les autres. Ce qu'ils avaient oublié, c'est qu'être bébé est l'état le plus temporaire de la vie et que rapidement le bébé deviendra une enfant.

Plus l'enfant avançait dans la vie plus elle avait des besoins autres que primaires. Elle voulait de l'attention, de l'amour, de la protection, de l'écoute. Trop occupés à se détester, à se sentir menacés, ces parents ne pouvaient lui offrir cela. Comme un prédateur, l'oncle de l'enfant, détecta l'inattention des parents. Le manipulateur de l'enfant la prit sous son aile et sous ces draps. Horrifié l'enfant appelait ces parents à l'aide, mais ceux-ci firent la sourde oreille et l'abandonna aux mains du prédateur qui ce servait jour après jour.

Adolescente, après avoir subi ce que bien des adultes consentants ne feront jamais durant une vie entière, elle décide de fuir son agresseur. En fugue dans la grande ville, elle se retrouva dans la rue. Elle fit la rencontre d'un autre genre de manipulateur. Il lui offrit un toit, un peu d'argent et de la protection. Protection que ces parents n'avaient pas su lui offrir dans leur propre maison. Malheureusement, elle n'avait pas lu les petits caractères du contrat. Ce qu'elle devait donner en échange c'était encore une fois son corps. Des porcs et des moins porc requièrent de ses services plusieurs fois par jour.

Pendant ce temps ces parents se sentaient coupables. Leur fille était une fugueuse et ça jasait pas mal dans la famille. Ils firent quelques tentatives pour la retrouver. Elle fut localisée. Ne sachant trop comment l'aborder et se rappelant faussement qu'elle avait une belle relation avec son oncle ils demandèrent à ce dernier de la convaincre de revenir dans le giron familial. L'oncle s'empressa de se rendre dans la grande ville prenant cet appel à l'aide comme une bénédiction.

Il se présenta dans le quartier chaud de cette grande ville et trouva l'enfant habillé en adulte. Le maquillage avait peine à cacher ses yeux cernés. Elle lui fit un grand sourire. L'héroïne la faisait toujours sourire. Voyant une source de revenus lui glisser entre les mains son souteneur fit tout pour la garder avec lui. Les 2 prédateurs se la disputaient et pendant ce temps elle ne faisait que rire.  » Branchez-vous ! J'en ai assez. Prenez-le ce corps, si vous le voulez « . Le souteneur lâcha prise. La drogue la rendait improductive de toute façon.

De retour dans sa ville natale, ces parents acceptèrent qu'elle habite avec son oncle. Il avait le tour avec elle après tout. L'oncle n'avait maintenant plus besoin d'inventer de fausse justification pour avoir accès à sa victime. Elle était là en permanence dans la chambre d'à coté.

Par un beau jour d'automne pluvieux et qui paraissait gris pour la majorité des gens, le ciel était enfin bleu pour l'enfant. Oui peut-être qu'à l'aube de sa vie ses parents ne l'avaient pas écouté, peut être que jamais ils ne l'avaient regardé, mais elle comprit en cette journée que quelqu'un quelque part avait entendu ces messages sous-entendus. D'autres l'avaient observé et avaient vu sans voir. D'ami à professeurs, à psychologue d'un côté. De voisin, à marraine, à des organismes de l'autre côté. Tous convergèrent ensemble et réussirent à la sortir de son enfer et de se débarrasser de ce salaud qui était son oncle. Pendant des années, elle a cru que le monde était méchant et mauvais, mais à partir de ce jour elle va apprendre que ce monde est bon et que même si ça ne paraît pas tout le temps, ce monde est vraiment, vraiment bon. L'enfant put enfin commencer son épanouissement. Oui elle restera marquée à vie par les attaques qu'elle a subies, mais il y va avoir quelqu'un assurément pour l'aider à cicatriser.

C'est quoi ça ?

Ça, c'est une fiction qui a été inspirée par ce vidéo incroyable. Évidemment dans cette fiction écrite plus haut il y a des bons et des méchants ce qui n'est pas le cas dans le vidéo. La chose qui m'a vraiment dérangé c'est les  » Yes  » et les  » Go home » que l'on entend subtilement en background. Ils ne comprennent pas ce qui se passe, je crois. On n'est pas dans un film d'Hollywood ou dans un match de lutte. On est face à la réalité de la nature that's it. No good guys or bad guys…just life. D'après les commentaires laissés sur youtube on dirait que je suis le seul à avoir été dérangé par ces  » Yes  » et ses  » Go home ».

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