Jour 1 : De peine et de misère

N.B: J’ecris avec un clavier espagnol…donc accent, apostrophe sont plus ou moins la…et pas de correcteur. J’essais de compenser avec le correcteur de Gmail.

Je me réveille à 1h45. Petit test. Ha! Oui je suis encore frustre d’avoir perdu mon portefeuille. Je prend une douche et me branche sur les vêtements que je vais porter. Sandy de son coté est passer de la chambre au salon. Je prend en note les infos que j’avais bien placé dans ce satané portefeuille. Bon OK tous semble sous contrôle. Je suis sur le point de dire: Voila! Alea jecta est. Sandy me dit « Il y a du change qui est tombé de tes jeans tantôt. Tu ne le prend pas? ». Du change qui tombe de mes poches n’est vraiment pas un gros évènement chez moi. Il y a toujours du change qui tombe de mes poches. Ça aide à enrichir les niños de Sandy. Mais, dans ce cas précis, cela m’a permis de réaliser que j’étais sur le point de laisser 80$ à Montréal. Je vide les poches de mes jeans. Bon Ok mes clefs, mon wallet, ma pisette..Alea jecta est! (N.D.L.R: je n’ai pas de wallet. C’est pour reprendre un expression de mon chum Coté)

On arrive à l’aéroport. 3H pile avant mon départ. Il y a déjà une file de 30 personnes. La fille en avant là? La première. Elle est là depuis quand? L’attente est entrecoupé de quelques bisous à Sandy. Nous serons 4 semaines séparé. Elle est souriante, elle est belle même avec seulement 2hrs de sommeil.

Mon tour arrive. Ils me font passer par le libre-service. Tout ce temps pour finalement passer par le libre-service! Il y a des gens qui sortent de partout dans cette zone. La file est tout croche et on a l’impression que certains se faufilent devant moi. « C’est le chaos ». Sages paroles de Sandy. J’ai reçu mes 2 cartes d’embarquement. Il y en a une différente de l’autre mais je n’en fais pas trop de cas.

J’arrive au comptoir. La fille me dit « tu dois aller par là et seul » Quoi? Drette de même? Je dois laisser Sandy là! On a même pas droit a un fade out. « Ok bah à la prochaine ». On se fait pousser dans le cul par les autres en arrière. On se quitte sans trop de cérémonie.

J’emprunte le long corridor qui mène aux douanes. Soudain j ai comme l’impression que quelqu’un s’adresse a moi. Je regarde à droite. Sandy marche aux coté de moi. Nous sommes séparé par les comptoirs des cie aériennes. On se parle en marchant. « ‘Tention aux petites sud-américaine là! ». Elle disparaît derrière un poteau puis réapparaît. « Inquiète toi pas! » Elle disparaît encore et réapparaît avec le même sourire. Puis elle disparaît. Byebye touptite.

Me voilà aux douanes américaines. J’ai toujours peur de me faire virer de bord. Je lui donne mon passeport. Intérieurement je me tourne le visage et le protège avec mes bras. J’attends le « Tu rentres pas icitte. George ne veut pas ». Elle me dit plutôt:

-Ta carte d’embarquement est standby
-¿Que?
-Lit ici. Elle dit que tu n’as pu avoir de siège assigné.

Bon c’est quoi la patente. J’ai un siège Miami-Guatemala mais pas Montreal-Miami. Elle me remet mon passeport. « Bienvenue aux USA ». Haha! C’est ça. Tsé quand il y a un Miami-Guatemala cela sous-entends que je dois me rendre a Miami avant! Théoriquement je suis aux USA mais criss j ai même pas de siège pour aller au vrai USA. Bienvenue aux USA !!! Tu ris de moi ou quoi?

Je passe la sécurité. Avant de me rendre à ma porte j’arrête aux Burger King. Aussi bien déjeuner tout de suite. Le gars me demande si je prend pour ici ou pour apporter. Bah oui. J’avais prévu traîner votre crap jusqu’au Guatemala et la manger là-bas. ICI! Épais!

J’arrive à ma porte. Ils commencent à appeler les gens par groupe.
-Première classe!!
-suckers
-Groupe 1, groupe 2, groupe 3

Moi j’ai pas de groupe car j’ai même pas de siège. Les gens convergent sagement vers l’entrée. Ils sont tous excités. Une petite fille m’accroche avec sa valise. Sa mère lui dit de faire attention.

-C’est son premier voyage

Je lui fais un sourire niaseux lui montrant que ce n’est pas grave.
La grand-mère suit.
-It’s her first trip

Ai-je une face de bilingue moi? J’avais compris. Je lui sert la même face de niaseux mais en anglais.
Tous les groupes ont été appelé. La préposé commence à nommer des gens. Je me dit que je vais sûrement être dans le lot. Lachapelle, Chartier, Lemay, etc…Pas de Charette. Personne ne se pointe. Mmmm Chartier ça ressemble à Charette. Ils se sont peut-être trompé. J’y vais..Ouuuuuppss! Un grand slack arrive juste avant moi. Mr Lachapelle. Elle lui donne sa carte. J’arrive au comptoir.
-Pis moi?
-Te qui toi?
-Celui qui t’a parlé il y a 20 minutes.

Les 2 filles se regardent un peu perdue. elles semblent avoir perdu ma carte. Elles cherchent un peu et décide de m’en faire une autre. Ye je pars!

J’arrive à mon siège. Je suis assis à coté du Monsieur Lachapelle. On est tassé. 5 minutes plus tard l’agent de bord viens le voir et lui offre un autre siège. Youppi je vais avoir de l’espace. 5 minutes plus tard l’agent de bord reviens et lui offre de s’asseoir en classe affaires. Ah ben maudit! Il fais vraiment chier le Lachapelle. Dire que cela aurais pu être moi!.

J’arrive à Guatemala City. En bookant mon hôtel j’avais pris le service « On viens te chercher ». Un gars m’attendra avec une affiche. Mon nom sera dessus.

Je sors dehors. Il y plein de gens et plein d’affiches…sauf la mienne. Ils sont tous massé devant la barrière. Je me promène dans la zone en cherchant mon nom. Toujours rien. A tourner en rond pendant 20 minutes, tu commences à connaître les gens. J’ai presque envie de faire une blague aux trois filles qui attendent avec une rose. J’ai le goût de dire « Es para mi? ». Finalement je me convainc de garder la blague pour moi. Blagueman reste dans ta tanière.

Je ressent l’humidité. L’odeur de l’humidité est la même que j’avais sentis à Acapulco. J’avais 17 ans à l’époque. L’odeur me fait réalisé que je suis vraiment en vacances.

Bon c’est bien beau tout cela mais mon gars est toujours pas là!. Un répartiteur de taxi a remarqué je tourne en rond et il m’offre de me reconduire pour 10$ US. Cool l’autre étais 15$. J’arrive au taxi. L’homme ouvre le coffre pour déposé mes bagages.
-Ou sont tes bagages?
Euh…c’est vrai ça. J’ai a pas mes bagages. Fuck où sont mes bagages?

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6 réflexions sur “Jour 1 : De peine et de misère

  1. Ouin! Ca part ben ton voyage mon Tobie! Portefeuilles perdus, bagages oubliés! Je veux ben croire que tu es un gars qui planifie pas… Mais là tu te dépasses!!! 🙂

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  2. Salut Tobie,

    Un taxi qui t’attend à l’aéroport, c’est du gros luxe pour toi. Même s’il n’était pas là pour t’accueillir, c’est pas grave, tu es bon pour voler des taxis..!

    Côté

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