Jour 4 : Sortez moi d’ici

Déçu de mes photos prisent la veille, je décide de retourner à la plaza (Parque Centrale) pour en faire des nouvelles. De plus, le palais (Palacio National) est ouvert aux visiteurs. Les folies de grandeurs d’anciens dictateurs, ça doit être intéressant à voir. J’avais remarqué un genre de commerce de crédit qui change aussi le dollar US en quetzal.

Je décide de changer un gros 20$. En attendant mon tour je regarde les différentes pubs. Elles offrent des cartes de crédit. La même cie que la mienne. Je l’aime tellement cette compagnie maintenant.

C’est mon tour.

– Cambio dolares?
– Cuanto
– Viente

Il prend mon 20$. Il l’inspecte dans les moindres détails. Il le tourne sur tout les cotés et finalement l’accepte. Comme au Pérou, ils sont pointilleux sur l’aspect des dollars US. Le moindre petit plis ou micro-déchirure et il est refusé. Tu arrives avec des quetzal  tout sale  dont il manque plein de morceau et ça passe comme dans du beurre. Je quitte le commerce. Commerce qui est également la demeure de la Bête je crois. C’est dans ce bout que nous nous sommes croisé.

Satisfait de mes photos, je décide d’aller écrire un peu. En chemin, je croise 2 vendeurs itinérants. Leur produit? De la soupe!!! » De la fuckin soupe. Il ont sacré deux marmites, là, parterre au coin de la rue. Pas très appétissant cette giblotte rouge à grumaux. Je me demande qui bien peut se dire : « Tiens achetons cette soupe…j’ai faim» . Ils fournissent les bols? Tout sale?

Je vais d’écrire mon texte au même café internet de Vendredi. Celui où il y a un garde armé posté devant. Toujours aussi bruyant et puant la gazoline, ces 2 facteurs n’affecte en rien ma concentration sur ce que j’ai a faire. Je fais abstraction du bruit et de l’odeur. Soudain, TRATATATRATA TOW.

« Tabarnac, quessé ça?» Ça pète et sa pète longtemps. C’est des coups de feu ça! Je suis prêt à me jeter parterre. En panique je me tourne vers les 6 autres personnes dans le café. Personne ne bronche. Ils ont les yeux fixés sur leur écran. Comme s’ils n’avaient rien entendu. Je regarde dehors. Le garde n’est pas là. Voyons merde! Ce n’est pas des pétards certains! Je vois le garde. Il marche vers les bruits mais avec un pas du gars qui a l’air curieux et non un pas du gars qui est sur le bord de la panique comme moi. Bon ben ça a l’air que je suis la moumoune du groupe. Je suis le seul à m’en faire. Ça devait être les pétards de l’UQUAM. En sortant du café, je vois le garde toujours planté là. Il est dans la lune. Pas surprenant. L’autre jour je l’ai vu bailler aux corneilles. Baillé avec un fusil…ça match pas me semble.

Le bruit des klaxons, des autos sans muffler et l’odeur du gaz reviennent me hanter. L’abstraction que j’en faisais quand j’écrivais provoque un reflux. Soudainement comme ça d’un seul coup ça me frappe. Je suis plus capable. Faut que je parte, j’ai ma carte…et sa rime en plus! </Jour4>

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2 réflexions sur “Jour 4 : Sortez moi d’ici

  1. Moi ça m’est arrivé sur Ste-Catherine… Je me suis pitché par terre… tout le monde me regardait comme si j’étais un touriste new-yorkais… C’était des chinois qui jouaient avec des pétards… Humiliant.

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  2. Salut Tobie
    Moi, ce n’est pas les pétards qui m’intimide, mais plutôt le vent qui fait ici.
    Bonne continuitée, et un gros bonjour de Mamie
    Papi

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