Jour 5 : Bonjour monsieur la moumoune!

Quand je suis aller en Amérique du sud, les gens que je croisait me saluait par un « Holà ». 6 semaines à me faire servir des « Holà » et voilà que j’avais développer le réflexe du « Holà ». De retour à Montréal, j’avais mis quelques jours à caché ce réflexe bien comme il faut. A quelques reprise, au lieu de dire « oui », je disait « si » et j’avais tendance a saluer avec des « Holà ». Heureux de réactiver ce réflexe, je suis arriver ici en me disant « Allez Eltobito, Hola moi ca ».

En 4 jours a Guate, je me suis fais servir aucun « Holà » . On me sert des « Buenos dias ». Ai-je l’air rustre comme Abraracoursix qui sert des « Salut Jules » quand tous font un « Ave Cesar »? Quand je croise quelqu’un a l’hotel la séquence de « Holà » est déjà en branle dans ma tête. Dès le contact visuel, même si la personne me salut avant il est trop tard

-Buenos Dias
-Hola

Merde j’ai encore l’air con.

J’attends 11hrs. C’est l’heure de mon départ pour Antigua. Le gars arrive à 10h30. Je vérifie ma montre. Je suis bien a l’heure de Guate. C-a-d 1h plus tôt.

-Ça te dérange si on passe par l’aeroport?

Même si ça me dérangeait….Je vais chercher mon stock. Le gars en arrivant plus tôt me met à risque d’oublier quelque chose. J’avais prévue un 15 minutes de check, double check, triple check. Je ne veux pas courir en niaiseux en criant « Saco rojo, Saco rojo ». Comme le chauffeur attends, le 15 minutes de check, double check, triple check c’est transformé en 2 minutes de check.

J’ai comme politique de toujours savoir ou je couche avant de quitter une ville. Sauf que les courriels que j’ai envoyé pour réserver sont resté lettre morte. Pas grave, je pars quand même. Le shuttle bus fais quelques arrêts. On se retrouve avec un bus bourré d’anglo d’un peu partout dans le monde. J’ai la place du chef…en avant avec le chauffeur. Je suis donc pas mêlé aux conversations qui se passe en arrière. Il y a une famille d’américain et je ne sais pas pourquoi mais ils me tapent. En fait pas la famille au complet. Juste le bonhomme. Il est curieux du prix du gaz. Il interroge le chauffeur à savoir si les prix sont en gallon ou en litre. Ça prend bien un texan pour s’interesser au gaz!

– Euh Eltobito
– Quoi Cerveau?
– Tu t’es poser la même question il a 20 minutes.
– La même?
– Oui exactement mot pour mot
– Ha la ferme

On arrive à Antigua. Il y a plein d’hotel. Parait que c’est la place pour fêter Noël et que plein de gens converge vers la ville aux 3 volcans. Le chauffeur me dit va a l’hotel « El gato negro ». A ben maudit, je vais dormir chez Papineau.

C’est plein. Le banc de parc m’attends. Petit moment de panique. Ça ne me tente pas de marcher partout dans le village avec mon sac rojo et mon sac negro à essayer de trouvé un hôtel! Je vois un hôtel juste en face. L’hotel Rustico. Je m’essaie. Je demande le prix. Elle ouvre son livre. Plus cher que chez Papineau. Je vois que mon type de chambre est 28$.

-Habla Ingles?
-Un pequeto

Comme nous sommes 2 pequeto, je décide d’utiliser le mien. Je lui parle espagnol.

-As tu une place pour moi
-Oui que veux tu?
-le plus cheap

Elle me pointe le prix de la chambre. Je lui dit OK. Je sors ma super carte de crédit. « C’est 12 pourcent de plus ». Je lui dit Ok puis je me ravise. Je paie cash. Elle me regarde et me dit. Je vais te le faire a 25$. J’avais pourtant dit oui a 28$. J’ai eu le spéciale du gars qui fais l’effort de parlé la langue du pays.

Un paquet de taches m’attendent. Faire du lavage, faire du net, aller chercher de l’argent et booker mon départ pour Copan, Honduras. Toutes ses taches peuvent être faites a l’hotel ou j’habite. Excellent! Je vais avoir encore le spéciale du gars qui ce force de parler la langue. Fuck ce n’est plus la fille. C’est plutôt un gros ours mal léché en camisole.

Je book mon départ vers Copan pour la même nuit. 4ham. J’aurais voulu me la couler douce à Antigua mais je redoute les jours fériés. J’ai 6 pays à faire et 5 semaines de congé. Do the math!

Je réalise qu’il y a un départ pour une visite d’un volcan dans 45 minutes. Le seul volcan en activité parmi les 3 du coin. Go! Le gars me dit d’avoir une lampe de poche car il fera noir au retour. Parfait, ma frontale va servir a de quoi. Mmmm lampe de poche. Ça sent le cassage de gueule ça.

On arrive au volcan. Ou ça un volcan? On est en avant d’un dépanneur et il semble avoir un sentier. Je regarde dans les airs…je vois pas de volcan. On est entouré d’enfant qui veulent nous vendre des bâtons de marche. Il y a aussi des gars a cheval qui crient taxi! Taxi! On a une marche de 4km a faire. Pas besoin de taxi pour Eltobito..ni de bâtons.

Dans mon groupe j’avais entendu des gens parler et j’étais sur que c’était des gens du Québec. Le fait que j’avais encore la place du chef dans le minibus a eu pour effet que je ne parlais à personne. Comme je ne veut pas faire l’espion trop longtemps, je décide d’interpeller les 2 québécois potentiel…en anglais. Au cas ou j’aurais fabulé et qu’il ne comprennent rien de ce que je leur dit. Dans le mille! Ils sont de Montréal.

– Hey je suis vraiment hot cerveau!
– Hooo Bravo! Ça ce spot a des milles à la ronde du québécois.
– Je suis hot pareil
– Le ti-bebe veut de la reconnaissance..

On commence la montée. Les taxis vide nous suivent. Il y a un enfant avec nous. C’est le seul à cheval. Tous les autres ont dit non merci au taxi. 5 minutes après le départ ça commence a pomper l’huile. Une fille se tanne et en prend un. Je me retrouve en avant du groupe. Dans la bible il conseillait d’avoir un manteau ce que l’ours mal léché à refusé de me confirmer. J’ai chaud et je suis tout trempe à lavette. On passe des barbelés, on a des descentes. Descentes qui ne servent qu’a nous faire payer plus cher les remonter. Ça ne finit plus. Les gars à cheval ne cesse de crier « Taxi, taxi ». Je ne vois pas le bout. Pas de signe de volcan. Les sentier sont tellement serré qu’il n’y a pas moyen d’évaluer l’effort qu’il reste à faire. Je me tanne.

-Hoho. Ça sent le fifage!
-Fuck you cerveau! Je suis brûlé raide et je dois me lever a 4hAm pour aller a Copan.
-Tu sais que tu seras un des seuls du groupe à cheval. T’as pas d’orgeuil!
– Plus maintenant! Taxi!

Mon cheval est fort car je suis gros en criss! On dépasse tout le monde…« So long suckers ».

A un moment donne, je réalise que nous somme vraiment sur le bord d’un précipice et que si le cheval casse…je crève. Ma sécurité est entre les mains d’un cheval qui traînent probablement la personne la plus lourde qu’il ait eu a trainer de sa vie.
– T’as la chienne han..paresseux!
-T’as vue ça cerveau comment c’est a pic
-Descend
-Non mon orgueil est revenus!

J’arrive au bout du sentier. Ha le vl’a le volcan. La dernière partie est encore plus a pic et les taxi n’y vont pas. Moi ce que j’apprehende le plus c’est la descente de là. En attendant les autres j’entamme un conversation avec cerveau.

-C’est a pic
-On sait que tu t’enfarges toujours dans les ligne du trottoir. Que vas-tu faire au retour. C’est plein de roche coupante et de poussière ?
-Je ne veux pas me fouler la cheville. Je vais croiser 100 volcans en route. Je monte pas. Pas de photos de lave en fusion. Je me contente des magnifiques paysage autour de moi. </jour5>
-Fif !

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