Jours 11 – 16 Texte 1 : Haaa! La Casa Vanegas

J’ai trouvé une oasis de paix à Managua. La casa Vanegas. Mon hôtel est géré par une famille. Ma chambre est parfaite et j’ai même la télé. 12$ par jour, difficile d’avoir mieux. Un membre de la famille trippe sur mon nom. Il ne parle pas anglais donc on communique peu mais, à chaque fois que l’on se croise il me lâche un « Eltobito ! ». La chef de la famille n’est pas très jasante non plus mais, elle est superfine. En fait ils sont pas mal tous silencieux. L’organigramme familiale n’est pas clair. Il y a deux soeurs qui ne semble pas être les filles de la proprio. Fernando celui qui crie « Eltobito! » sors avec une des 2. Elle est enceinte et je ne l’ai jamais entendu parler. avec les gens Il y a aussi un petit garçon qui semble le fils de la blonde de Fernando mais, pas le fils de Fernando.

Comme à mon habitude, je me garde une petite gêne. Toutes ces informations viennent de Marco mon voisin de chambre. Il a charmé la place. Il parle à tout le monde et vraiment il aime aborder les gens. C’est un italo-montréalais qui habite Calgary depuis un bout. Trilingue, il est fier de parler français et d’être canadien. Il se considère anglophone mais, il exige toujours le français s’il a affaire a dealer avec l’appareil gouvernementale. Il s’est donné comme mission de tester le bilinguisme du système fédéral à Calgary. Il voyage avec des épinglettes et des mini drapeaux du Canada qu’il donne aux gens qu’il rencontre. Son rêve? Un Canada bilingue d’un océan à l’autre. Il adhère à la vision de Trudeau complètement.
Il est trilingue mais, pas « quadrilingue ». Mettons que je parle plus espagnol que lui. Pas grave. Il parle à la famille en italien en espérant qu’ils puissent comprendre un mot. Parfois je vois Martha, une des soeurs, faire des grimaces. Son visage dit « Mais qu’est ce qu’il dit ». Il aime tellement jaser aux gens qu’il va trouver un moyen pour ce faire comprendre. La famille le trouve drôle. On marche dans la rue et les gens du quartier le salut ! C’est incroyable ! Il est connu comme Barabas dans la Passion (j’apprends vite).

Son plus grand fan est le petit garçon de la famille. Quand Marco est dans les alentours, le petit garçon n’est pas loin avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Il ne parle jamais. Quand il me regarde il a l’air fasciné, quand il regarde Marco je vois la face d’une personne qui va dans un spectacle d’humour et qui est prêt à rire au moindre gag.

La majorité du temps, mes rencontres avec Marco se résume au matin et au soir. Dans la journée nous partons chacun sur notre coté. Il y a une journée ou nous sommes allés à Leon ensemble. Comme moi, Marco a été charmé par la Casa Vanegas et il a finalement passé les neuf jours à cet hôtel.

Quand tu passes plusieurs jours au même hôtel, tu vois bien des gens passer. Et comme la place à six chambres, il est facile de les croiser. Viens avec cela le potinage. Un soir, un New-yorkais fier de ses 50 pays visités a dit à Marco qu’il n’y avait pas de raison valable pour visiter le Canada. Le lendemain on a trouvé le drapeau canadien que Marco lui avait donné dans la poubelle. De plus il est parti sans payer. Vraiment, les gens de la Casa ne mérite pas ça. Nous étions tous outré…plus que la famille même. Un autre américain, gêner de son compatriote, a offert de payer pour lui. Solidarité du backpacker mais, a un sens!

Un autre matin, un américain de l’hôtel arrive après avoir passé la nuit on ne sait ou. Il arrive en taxi avec une fille rencontrée la veille. Il entre dans l’hôtel et laisse la fille là. Elle lui dit qu’il doit la payer. Il refuse. Elle s’effondre en pleurant devant la porte de l’hôtel. Comme la famille savait que nous n’avions plus trop les américains dans notre coeur suite à l’évènement précèdent, ils se sont empressé de nous raconter l’anecdote à notre retour de Leon. Je vois la face de Fernando bien cramper à essayé de nous faire comprendre l’histoire. Sacré Yankee!

Le soir du jour de l’an(mmmm weird ca…le soir du jour de l’an) la famille nous à invité à nous joindre à eux. En fait ils ont invité Marco et comme je suis le buddy de Marco…Ils ont fait un repas à Marco mais, moi j’ai passé mon tour. Je redoutais ce qui était pour être dans mon assiette. Ce fut un poisson complet pour Marco. Intrigué à savoir ce qu’y était mangeable là-dedans, il a finalement réussi à s’en tirer. Je ne me serais pas vu à sa place. Le petit garçon avait fais le plein de pétard pour le gong de minuit. J’avais hâte de voir cela. Je sentais qu’il y aurait un buzz plus grand qu’à Noël.

J’avais raison. A minuit cela a commencé a exploser aux quatre coins de la ville. Bien qu’il y avait pas beaucoup de personnes dans les rues, j’ai observé un petit quelque chose d’inattendu. C’est que d’entendre toutes ses explosions donnent l’impression que tout le monde dans la ville participe à la fête en même temps. Tous prennent une pause de leur fête familiale pour participer à ce rituel collectif qui dure un bon 30 minutes. Avec ses pétards, chacun fais une contribution à la fête….Dieu que je m’en veut de ne pas en avoir eu. J’aurais vraiment fêté avec les gens du Nicaragua.

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