Jour 24 : The beach

Un bon indice de sécurité. La présence des commerce ouvert 24 sur 24. Si ta population est assez à l’aise pour aller acheter de l’huile a frire à 2h du matin et que le profit engendré la nuit comble amplement le risque de se faire dévalisé c’est que tu te rapproches un peu des conditions de Montreal. Tu peux bien ouvrir un 24h a Tegucigalpa, mais tu n’auras pas un chat…peut-être quelques polices…pour te dévaliser. À David il y a un super méga marché ouvert 24h et des restaurants ouverts 24h. Dans le quartier où j’habite enteka. ET, il n’y a même pas de garde avec un M-16, gilet pare-balles, grenades et jumelles infrarouge qui surveille. T’es tenté de baisser ta garde. Jessica une amie Facebook m’avait conseillé de rester sur mes gardes au Costa Rica même si une impression de sécurité règne. À David, avec ces 24h et le feedback de la proprio de l’hotel, je me dis que j’ai vu pire. Si l’occasion c’était présenté je serais allé me saouler dans un bar et serais revenu à pied à quatre pattes. Non pas à ce point. Je vais attendre à Montréal.

Si la sécurité semble mieux au niveau bing, bang, boum, coup de couteau, coup de pied dans les gosses, pick poket…en passant je commence à me demander si ce n’est pas un vol pour mon portefeuille. Cela ne fait pas de sens que j’ai perdu cela. Je n’ai jamais eu de nouvelles en plus. Normalement les gens ramènent un portefeuille perdu. Fuck j’ai perdu le mien à NY et je l’ai reçu par la poste…avec ma carte de métro de New-York dedans. Tu passes cinq semaines la main sur ton sac en public et criss c’est peut-être un ti-coune de Montréal qui a piqué ton portefeuiile en faisant passer ça sur le dos d’un d’aveugle. Un gars m’a rentré dedans dans le métro, je me suis tourné et il a pointé l’aveugle avec le chien. Anywa. Anyway, mais cette maudite histoire de portefeuille m’a vraiment déstabilisé. Comme si j’avais pris mon mulligan au premier trou. Sur la première drive. Plus de marge de manoeuvre. Heille watcher des pickpockets à Montreal…se serait bien le bout de la marde. Anyway…

Je disais que la sécurité est mieux, mais my god…si je sors de la ville sans me faire lutter par un char je vais être content. Il n’y a rien pour les piétons sur la rue principale. Pas de trottoir, pas de feux de circulation, pas de stop. Et il y a des voitures constamment sur cette rue. Pas de pause. Tu n’as pas le choix, tu te faufiles entre les autos pour traverser. Ça ne donne rien d’aller à un coin de rue, Il n’y pas de stop! Tu attends et si tu as une fenêtre de trois secondes tu y vas. Même que parfois tu coupes le char en montrant clairement ton intention. Je suis suicidaire monsieur! Faites-moi pas plaisir en me laissant la vie sauve.

Mon but à David….satisfaire Mme Boulerice. Je suis allé me vanter à mon collègue. « M’a t’en amener du sable de plage. Pacifique, Atlantique, Name it câlique! ». Je n’ai pas vu un maudit océan depuis que je suis parti. C’était toujours, « ok au prochain arrêt ». 24 jours plus tard toujours pas de plage. Je ne suis pas de type plage. Par contre, il y a 2-3 plages de sable noir qui me fatiguaient. Une au Guatemala, une au Costa Rica et là il y en a une près de David. C’est elle que j’ai choisis. Du sable noir.. Ça va compenser pour le fait que je n’aurais pas réussis à avoir du sable des deux bords. Quoique le voyage n’est pas fini. Quand tu te fais dire des choses et que tu accroches là-dessus tu t’imagines plein d’affaires. Genre « A Montreal il y a une ville souterraine » Oui ok, mais pas tout à fait. Les gens ne disent pas « On va magasiner dans la ville souterraine aujourd’hui ». C’est plus 2-3 buildings qui mettent un étage de sous-terre et on y a mis quelques corridors. Même affaire avec le sable noir. Je m’étais imaginé une plage noire comme le poêle.

J’arrive là. Je suis avec deux américaines rencontrés par hasard dans le bus. Je les ais reconnus, car elles sont au même hôtel que moi. L’hôtel Purple House. Dans l’hôtel il y a une carte du monde et tu mets une pine sur ta ville d’origine. Il y en avait déjà une sur Val-d’Or. Comme l’espace Montreal était full, j’ai ajouté une deuxième sur Val-d’Or. Je me demande c’est qui. Je le connais tu? Les filles viennent d’Hawai..donc pour elle une plage du Pacifique c’est vraiment comme moi qui voit un banc de neige. C’est un bof, mais sans le « Criss je vais devoir pelleté ».

Bon, première déception. Le sable n’est pas noir comme le poêle. Il sort plutôt gris. Mais mon dieu seigneur! J’aurais dû aller à la plage plus souvent. Wow que c’est bleu. L’eau est chaude et il n’y a presque pas de monde. Je me laisse aller côté photos. Click, click, click. Je prends un surfer en action. Mode rafale…tac,tac,tac. Good ça semble bon. Je vais le zommer un peu. J’ai payé pour du zoom..m’a zommer criss. Je vais montrer à Belleville que mon Lumix clanche son Nikon qui vaut…2000$ de plus.

Le gars attends sa vague et moi j’attends mon gars. Je dois locker mon focus, car sinon si je pointe la caméra ailleurs et que je la ramène vers l’océan l’autofocus prend du temps à comprendre qu’il y ait autant de bleu. C’est un kodak canadien, il est habitué au blanc. La prise de vue du Volcan Poas, il l’a immédiatement focusé.

Ca prend trop de temps au surfer. C’est dur de le garder dans l’objectif zommer de même. Il a sa vague! J’ai mon gars! Criss y plante…Envoye debout! J’imagine les deux autres hawaïenne en arrière me trouver téteux… »Pfff poser un surfer c’est banal ». Le gars recommence sont attentes de vague et moi mon attente du gars poche qui plante quand il y a une belle vague. C’est long. Des fois je le perds de vue, car la vague est trop haute. Décolle pas quand je ne te vois pas mon chef! J’attends. J’attends. Il a sa vague, il plante. Tant pis j’ai soif.

Avant d’aller à la bière, je fais le plein de sable. Je regarde dans ma bouteille. Et bien le sable sors vraiment noire dans la bouteille. Reste seulement à faire croire que la plage était noire comme le poêle et je serais un héros chez les Boulerice. Je me rends au bar. Je vais chercher de la bière. Et là arriva le rêve de tout cégepien qui sort dans les bars aux 2 soirs….1.50$ pour 3 bières. Cinquante fuckin cennes la bière. Où sont mes potes de VD et Mtl qu’on se la saoule! Amènes-en du Freeze master, du passe l’as, du fucked up, du jeu de 25 cennes, du bouchon (jeu où je suis imbattable..je vais tous te les passer 1 par 1. Vous allez être saoul!

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3 réflexions sur “Jour 24 : The beach

  1. Ce qui est imbattable, c’est l’offre que te fait la providence : cinquante cennes pour racheter ton karma… Rates-pas ça ! (Et envoye la photo, salaud!)

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