Jour 27 – 28 : Fin du voyage solo

Je t’ai dormi la ride DavidCiaudad de Panama comme un bébé. Comme de raisons les trois allemands ne m’ont jamais adressé la parole et en plus il n’ont jamais essayé de m’aviser que nous étions arrivés. Je me suis réveillé et il y avait plus un chat autour de moi. Je sors presque en courant et va ramasser mes bagages. Nous sommes dans un mega terminus d’autobus. Ça ressemble à un aéroport. Des rampes très larges pour circuler. Deux à trois niveaux, des commerces. On est loin des petits terminus qui déservent une seule compagnie, qui sont clôturé pour nous protéger et avec plein de chauffeurs de taxi dont la moitié du corps est dans la porte. Souvent ils ne peuvent être dans le terminus. Ils se placent donc les pieds dehors et la moitie du corps en dedans en criant « Taxi » . Ici j’ai comme l’impression que l’autoroute passe dans le terminus. Comme s’il y avait un quai d’embarquement dans le tunnel Ville-Marie.

 

Je prends un taxi. évidemment le gars embarque deux autres personnes avec moi. S’ils le peuvent, ils vont bourrer la voiture de personnes. Je ne sais pas trop où je suis. Ce n’est pas que je le sais davantage les autres fois mais j’ai quand même une vague idée. Là, rien du tout. Avant de prendre le taxi dans lequel je suis assis, j’ai négocié avec un autre. Le gars voulait cinq dollars. J’ai dit non! Seulement parce que ça ne me tentait pas de dire oui au premier venu. À David, ça m’a coûté rarement plus que deux dollars. Pour ce taxi, comme nous étions trois passagers, je n’ai pas validé le prix. Ça peut difficilement être plus que cinq dollars et normalement, je dis bien normalement, il devrait me charger moins. Mon but c’est de voir combien les autres vont payer et d’accoter cela. Le premier passager débarque. Il donne un gros 1, 50$. Ok mais on a pas fait long. Je ne dois pas être si près que cela si l’autre zoinzoin voulais 5$.

 

La route ce poursuit. Le paysage? Des gratte-ciel en construction partout partout au loin et des maisons en ruine partout partout « au près ». Le deuxième passager débarque. Il donne 3$US. Ok 3 + 1,50 égal 4,50$. Je suis le dernier passager. Un petit trois minutes plus tard j’arrive à l’hôtel. Bon, je vais lui donner 3$ US également. On verra bien ce qu’il va dire. Ça ferait 7,50$ pour la gang. C’est un bon deal. Je lui présente mes trois billets de 1$. Maudits américains avec leur billet de 1$. Tu te penses full aux as et tu réalises finalement que c’est sept 1$ que tu as dans les poches. Le gars voit mes billets et s’exclame

 

– No,no,no,noooooo

 

Whaaaaaaaaat?

 

– C’est au moins 4$

 

Mouias….OK !

 

Je lui donne son « au moins 4$ ». Je crois que 3$ était justifié. L’autre gars a donné trois dollars. Mais bof, disons que je sauve 1$. J’arrive à l’hôtel. Il est 6h20 du matin. J’arrive dans le « lobby ». Il y a 2-3 sofa et plein de gens couché dessus. Il est tôt et ils sont sûrement en attentes que des lits ce libèrent. Dans mon cas, j’ai pris la chambre avec air climatisé et salle de bain. Le gros luxe attends Sandy. Il fait noir dans le lobby, je ne vois pas grand-chose et on dirait que c’est le bordel dans le bahut. Le gars de la réception m’avise que la chambre sera prête à 11hrs. Je m’en doutais bien. Je laisse mes affaires là et part erré dans la ville. Je laisse mes choses là mais je trouve que c’est pas trop sécuritaire. C’est genre drette là dans le lobby où plein de gens passent. J’ai 4h à tuer. 4h à tuer dans un café internet c’est facile, mais je ne connais pas le coin et c’est sûr qu’il n’y en aura pas d’ouvert à cette heure. Le matin va être long.

 

J’erre dans la ville. Je suis dans le quartier des banques. Je spotte quelques restaurants qui semblent intéressants, mais je ne veux pas y aller, car je veux les découvrir avec Sandy. Je ne veux pas lui dire, « Bof lui j’y suis allé ». Je me réfugie dans un Mcdo. C’est sûr que Sandy ne souhaitera pas « découvrir un Mcdo » ici. Je bouffe ma crap et attends. J’ai un chandail à manche longue sur le dos, car la femme de l’hôtel à David m’avait averti. « Il fait froid dans le bus. » Elle avait raison. Les trois allemands on souffert…suckers! Et là c’est moi qui souffre car il faut chaud pas mal…sucker!

 

Il approche 9h. Je décide d’aller essayer de trouver un café internet. Ils semblent moins nombreux ici. Erreur. J’avais seulement les yeux pas assez ouvert. Je me met à les spotter comme George Costanza spottait les racoons sur la route avec Jerry Seinfeld. Un à gauche, un à droite, un au 2eme. J’en vois un sur le même côté de rue où je suis. Si tu as la chance d’éviter de traverser la rue prends là! C’est pire qu’à David. J’ai hâte de voir Sandy là-dedans.

 

Je retourne à l’hôtel pour terminer le chek-in. Le lobby est plus éclaire et là, je confirme que c’est vraiment le bordel. Il y a du stock partout. J’arrive à la chambre. Elle est OK, mais le lit est ordinaire. Je le teste en me claquant un petit roupillon. Je me réveille vers 1h et retourne en ville. De retour à l’hôtel vers l’heure du souper, j’explore les autres pièces bordéliques de l’hôtel. Dans la cuisine il y a une gang des boys qui se sont fait une chaudière de kraft dinner. Moi j’ai un petit paquet de saucisse acheter en face. Saucisse qui trouveront rapidement le fond de la basura…pas mangeable criss! Je ne sais pas qu’est ce qui m’a pris d’acheter des saucisses. Moment d’égarement. Parmi la gang de boys, il y a un gros qui se promène en bedaine, plein de poil dans le dos, crac de fesse à l’air et plein de poil dans la crac de fesse. Vraiment « sexy » et désagréable à voir.

 

Le lendemain matin c’était LA journée où MA mission la plus importante du voyage avait lieu. Aller chercher Sandy à l’aéroport. Faut que je soit là à temps. Je ne veux pas qu’elle soit seule ici une seconde. Pendant que le gros poilu en bedaine tourne en rond dans le lobby, je fais un deal avec la madame de l’hôtel. À l’origine je devais me taper 1h de bus à l’aller et du taxi au retour pour un total de 1,25$+25$. Suite au deal, je ne fais que du taxi pour 30$. Pas de risque de passer droit, de prendre le mauvais bus ou de me retrouver assis à côté d’un jeune de huit ans avec un perroquet sur une branche. Ça m’est arriver à David. Un passager a foncé dans la branche que tenais le garçon. L’oiseau t’a lâché un WACKKKKK! de la mort. J’ai tellement fait le saut!

 

J’arrive à l’aéroport. Elle est là. Oui! On a réussi. Nous avons respecté nos échéancier, même pas besoin de phase 2. Tout est dans les temps! Perfect! Presque perfect. Reste l’hôtel. C’est le plus poche que j’ai eu à date et j’ai le goût de plus de confort. Voyons le feedback de Sandy avant de flusher la place. Nous arrivons dans le lobby…Le gros en bedaine est « effoirer » sur le divan du lobby….même pas besoin de voir la chambre. On fout le camps!

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2 réflexions sur “Jour 27 – 28 : Fin du voyage solo

  1. Contente que Sandy soit arrivée sans anicroche,Bonne fin de voyage à vous deux.J’ai aimé la « couleur » de ton voyage!

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