Etre en tabarnac

Chapitre 4…

Avoir été au Nicaragua et être dans une situation semblable, assurément que j’aurais été un bon sujet pour l’émission Voyage d’enfer. Mais si j’étais au Nicaragua je ne me serais pas laisse embobiner comme ça. Je sortais à peine à la tombée du jour.

Nous sommes dans le taxi moi et une amiga qui est là pour je ne sais quelle raison. Il faut retourner sur nos pas mais ça ne fait que 7-8 heures que je suis à Cuba. Pas capable de me faire comprendre….Mon cerveau n’a pas encore repéré les petites notions d’espagnol bien enfoncées au creux de ma mémoire.

De plus, ce cerveau est occupé à comprendre ce qui ce passe. Est-ce que je me sens en danger? Pas du tout. Est-ce que j’aime la situation? Pas du tout.

Meninge : Hé Eltobito! Tu es vraiment le roi des cons.
Eltobito : Hein quoi? La ferme cerveau, j’essaie de suivre ce qui ce passe.
Meninge : Je vais te le dire Moi…ce qui ce passe
Eltobito : Tu te crois plus bright que moi hein?
Meninge : Par définition c’est impossible.  Sauf que moi c’est du brain brut et malheureusement, tu t’amuses à me soupoudrer de sentiments et autres choses inutiles.
Eltobito : Ok vas-y…Qu’est-ce que tu vois que je ne vois pas.
Méninge : Tu te rapelles quand Lazarro t’as demandé si tu étais marié et que tu as dis non
Eltobito : Haha oui, il s’est mis a faire le macho….C’était comique
Méninge : Comique! Tsé quand je te parle de saupouder….Entéka. Tu n’as pas remarqué que le scénario à changé soudainement…C’est là que les amis, la voiture et l’invitation chez Lazarro sont tombés…Visiblement vous n’aviez pas le même agenda.
Eltobito : Je suis ici pour parler au monde…je tomberais pas en mode Eltobito au Québec
Meninge : Let’s go! Envoye, soupoudre, soupoudre. Poursuis ta route vers tu ne sais pas où….le cave
Eltobito : Ok, tu as un point…Et maintenant que tu en parle, j’ai trouvé louche qu’au lieu de s’asseoir avec moi dehors, il m’a demandé de le rejoindre en dedans
Méninge : Voilà…Tu vas faire appel à Docteur Love?
Eltobito : Tu es malade toi…et il est mort il y a longtemps (Voir bede ermes.ca)…non là c’est plutôt de Tobisan que j’aurais besoin

Le taxi semble retourner vers le sens que je m’attendais. Soudain il arrête. Le chauffeur me dit 14 CUC. Je remarque que nous sommes près de chez Lazzaro.

Méninge : Un soupçon d’honneur avec une pincée d’agressivitée?
Eltobito : Non, Ça va aller. Je vais t’écouter cette fois-ci

Je lui donne les CUC et sors. La fille suit. Je vois la soeur de Lazarro.

– Hé c’est quoi l’affaire avec ton frère?
– Sais pas…check il arrive là.

Il m’explique qu’ils ne s’entendaient pas sur le prix de la course de taxi. Il voulait charger le prix touriste mais Lazarro s’opposait et patati et patata.

Ok le grand je retourne chez moi. « Oui mais la fille elle? Comment elle retourne chez elle? ». Pas trop le goût de m’obstiner. Je lui donne 10$ « Pis décalisse » .

Meninge : Clap, clap, clap…Bravo
Eltobito : Tu as même pas de mains le cave

J’arrive à mon hôtel un peu en tabarnac avec moi-même. Je m’accorde une erreur par voyage…En 8hrs elle était déjà consommé.

Le lendemain je me reveille au bruit de coups de masse. Ils ont décidé de rénover une chambre à coups de masse à 9h le matin. Toujours en tabarnac envers moi même, je me lève et je vais traîner dans le lobby avant ma douche. Je retourne dans ma chambre 30 minutes plus tard.

Toujours en tabarnac avec moi même, je vais à la salle de bain. Je vois une main apparaître tenant une clé à molette. La fenëtre de ma salle de bain est ouverte et il font des travaux de plomberie entremêlé de coups de masse. Par dessus cela, ils ont accroché une échelle tout rouillée après la fênetre et donc elle ne se ferme pas…Toujours en tabarnac.

Je décide de prendre ma douche….Ai-je dis travaux de plomberie tantôt. Tabarnac! Il n’y a plus de pressions. Un filet d’eau froide sort de la douche téléphone et quand je la lève vers le haut l’eau ne sort pas.

Je suis accroupit dans la douche a essayer de me mouiller tout en surveillant la fenêtre ouverte et en appréciant la main qui manipule la clé à molette. De peine et de misère je réussis me mouiller. J’étends le savon sur mon corps…..plus d’eau…..Tabarnac!

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