Le trio cubain

Chapitre 5…

Afin de me « détarnaquer »,  je décide d’explorer mon coin un peu. C’est ma première journée complète. Je vois l’océan au loin…et a l’océan j’irais. Je me dirige vers cette route que l’on appelle Malacion. L’équivalent du boulevard qui longe le lac à Chicago. Ce que la rue Notre-dame devrait être si qq n’avait pas eu l’idée de mettre un paquet d’usine le long du fleuve. 

Je me fais offrir des taxis et des bici-taxi aux 2 minutes. Comme si c’était un crime de marcher. Bien des choses ici sont un crime (comme vendre du boeuf sans permission) mais j’ai rien lu sur celui de marcher seul. 

J’arrive à l’océan en un seul morceau. Si j’avais été au Panama il m’aurait été impossible de traversé la rue. Trop large. Moi et Sandra avons traversé la rue Espana 20 fois à Panama et on se demande encore pourquoi on est encore en vivant. Tout cela pour un petit dépanneur qui vend du melon d’eau pas frais. 

Je suis assis sur le mur de ciment les pieds dans le vide et je regarde 2 personnes faire de la plongée en apnée.  Un des 2 plongeurs nage vers ma position et je réalise qu’en fait il ne fait pas que nager. Il pêche au harpon. 

Si le gars est plus bas qu’un poisson qu’il vient de localisé et qu’il tire vers le haut, y’a t’il des chances que je me retrouve avec une flèche dans l’oeil? Le harpon ne sait pas lui qu’il n’a pas le droit de sortir de l’eau.

Un cubain m’approche et me demande l’heure. Je lui donne. Il me demande d’où je viens. Je lui dit. Il me dit qu’il a un frère à Vancouver. Tiens comme Lazarro. Je coupe la conversation. Je m’amuse à photographié un monument.

J’observe le gars qui vient de m’aborder. Je l’espionne. Il se dirige vers une femme assises au même endroit que moi quelques minutes plus tôt. Il s’approche…lui parle…et il lui demande l’heure. 10 minutes de plus que tantôt le grand.

Il semble y avoir 2-3 terrasses improvisées là-bas. Je me dirige vers elles. Je refuse 3 taxis en m’y rendant. Un cubain m’approche. Il est qu’elle heure? Je lui donne. Tu viens d’où. Je lui dis. Il a frère a Vancouver. Il me dit « hé viens à telle terrasse manger » Je n’ai pas faim mais j’ai soif en crime. Le soleil plombe a souhait. J’accepte l’invitation avec méfiance.

Je m’assoie mais mon ami du moment reste en dehors de la terrasse. Il me demande combien cela fait de temps que je suis à Cuba. Tiens comme Lazarro. Il me demande de lui payer une bière…Heu non! Il dit « Pourquoi? » Par ce que je suis en tabarnac avec moi-même . Il me demande si je suis marié. Je lui dit. 

Soudainement il commence a trépigner. Son débit de voix augmente. Il apelle un de ses chum. Il lui parle de moi. Son chum commence à me parler. Il est tout excité. « Hé man je pourrais t’amener faire le tour de la ville tu vas voir les femmes à Cuba sont incroyables.  » Voilà! C’est le trio Cubain. Heure, pays, situation maritale.

Je réussis à me débarrasser du gars mais pas de l’autre. Je me lève et vais payer à la serveuse. Elle n’a pas de change..ah oui je l’avais oublié celle-là. L’amérique latine à jamais de change. Mon ami du moment propose d’en trouver. Il part avec mon 10$  Ma tentative de me « détarnaquer » n’est pas efficace. Il est rendu à l’autre bout. J’évalue à 10 contre 1 de revoir mon 10$. Finalement il revient. OK un ti-peu moins en tabarnac.

Je retourne à ma chambre d’hôtel…Le téléphone sonne. WTF? Ya un  téléphone? Je réponds. On me dit que l’eau est réparé. Finit les douches accroupis.

Je retourne au lobby et regarde les jeux pam-am. Je suis à Cuba, je regarde des jeux qui ont lieu au Mexique et je vois Émily Heymans plongé avec en background le logo de la Banque Scotia commanditaire majeur des jeux. Au Canada il commandite le pop-corn et au Mexique le sport. 

En soirée je décide de me trouver un bar. J’ai localisé un endroit assez animé en après-midi et je me dis que le soir sera sûrement intéressant. C’est le hot spot du quartier Vedado apparemment.

Je marche seul. Un Cubain s’approche. Il est qu’elle heure ? Comment tu veux que je vire de bord qq qui me demande l’heure. C’est impossible. Je ne peux faire cela. Je lui donne donc. Tu viens d’où? Je lui dis. Voir si je ne lui répondrais pas à cette question. Il a un cousin a Vancouver. Il demande si je suis marié….OUI! Tu as des enfants? OUI! Combien? UN! Gars 0u fille? GARS! « Ha moi aussi. Check j’ai une photo. Demain c’est ça fête. Tu me donnes un CUC svp. »…TABARNAC!!!

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