The Writer

Chapitre 7…

J’aime les lobby d’hôtel. J’aime m’asseoir et regarder la circulation.  Ici je fais la vie de pacha par procuration. Le lobby de mon premier hôtel est ordinaire mais ici les lobby des grands hôtel sont accessible à tous. Je les fais tous et en plus ils ont tous une histoire. Le Habanna Libre, Le Séville, le Parque Central, le Ingleterra. Je les fais tous car j aime l’ambiance et j’ai compris que l’internet est là.

Toujours dans ma période de gars en tabarnac, j’étais assis dans le lobby poche de mon hôtel et je remettais en question la pertinence de bloguer. Ça donne rien, c’est poche, pkoi faire ça pour 2 lecteurs. J’ai tellement peur de me répété. Je doute de moi au max. Et en plus je déteste la qualité de mon français depuis des années.

Par surcroît,  ça ne me tentait pas de parler de l’épisode Lazarro. Trop en criss après moi et ça me tente pas d’avoir l’air cave.

Je n’avais pas encore trouvé d’internet et je n’avais pas encore réalisé la présence de lobby de grand Hôtel  autour du mien.

Finalement, je comprends que je suis a coté du Habana Libre. Hôtel super chic qui a servis de quartier général à Fidel lors de la Revolucion. Le rôdeur de La Presse m’en avait parlé.

L’ambiance, l’espace, le calme malgré la circulation et la découverte d’une connexion internet me permet de finalement commencé le Chapitre 1. Je donne au Writer une chance. Satisfait de sa job, le Writer se réconcilie avec son blogue et avec Eltobito.  La réconciliation du Writer avec Eltobito a permis à ce dernier de ne plus être en tabarnac.

Le lobby de mon 2ème hôtel est mieux que mon premier coté ambiance. Ça circule a souhait malgre le fait que ca sent la juneteras a plein nez. J’ai quitté le quartier Vedado pour le quartier Centro Habana.

En soirée le Writer décide d’essayer une nouvelle stratégie d’écriture préparé avant son départ. Durant les autres voyages le Writer s’installait  dans un café, un bar, un lobby ou une terrasse et écrivait dans  un cahier pour ensuite le taper le plus vite possible sur l ordi car il paye à l’heure.

Pour ce voyage le Writer a un petit clavier Apple Bluetoth reconnaissable par son Ipod et son cellulaire. Le défi sera de sortir le texte de l’appareil. Pas trouvé de WIFI encore. C’est pour cela que le Writer n’avait pas encore essayé son setting.  Il doit quand même essayer si taper de cette façon sera OK.

C’est ce soir que ça se passe. Le Writer s’installe dans son lobby d’hôtel. Le gardien de l’hôtel le regarde d’un air surpris. Le Writer  lit sa pensée. « Il fait quoi le con ».  Il choisit le cellulaire pour faire son test.  Il est assis de dos à la sortie près de la porte. Il voit tout le lobby de son hôtel. Petit lobby on s’entend.

Clic sur le clavier. Une lettre apparaît. Clic, clic. 2 lettres de plus.  Cli, cli, clic. Ça lag un peu et j’ai des problèmes de majuscules. Android et Apple pas full compatible. Pas grave, je test.

Le Writer fait le vide. La mélodie du clavier se fait aller.  Si ça va bien je vais gagner du temps et passer moins de temps dans les accès internet.

Clic, clicliclic, clicliclic, clic. Le Writer a son air d’allé. Le Writer ne sait jamais vraiment où il va aller et ce surprend régulièrement lui-même. Il aime le chemin qu’il prend. Il sait qu’il sourit. Si quelqu’un le voyait il croirait qu’il lit mais en fait il écrit.

Je suis au jour 3 de mon voyage et les textes du Writer en sont encore aux douanes canadiennes. Comme il ne sait jamais comment cela va finir,  il peut aussi bien résumer 3 jours dans un texte ou juste parler d’une marche de 2 coins de rue.

Les clics sont rapides. Il est  en feu. Il n’a plus conscience de la circulation du lobby.  Texte 2 is down. Il commence le 3. Peut-être qu’ils vont rester pris dans le téléphone  s’il  ne trouve pas de WIFI. Cliclicclic, cliclicclic. Ça va vite dans sa tête. Ça fait au moins 1 heure qu’il tape. En fait il a perdu la notion du temps. Texte 3 is down. Ça fait longtemps qu’il écrit mais il décide de poursuivre. Il entame le texte 4.

Clicliclic, clicliclcic. Ça va à 100 miles a l’heure. Ça fait des minutes que ça va a 100 miles à l’heure. Soudain tout ralentis….

Le Writer entend un bebing-bebang derrière lui. Tout est au ralentis maintenant. Il vois une main arriver derrière lui. Il voit la main  apparaître sur son téléphone. Il voit son téléphone quitter sa cuisse où il était bien installé. Le Writer encore en mode freinage voit tout au ralenti. Il commence à comprendre la raison du bebing-bebang. C’est le bruit que la porte du lobby fait quand on l’ouvre rapidement. Le temps de comprendre le bebing-bebang le téléphone a disparu de sa cuisse. La mélodie du clic prend fin abruptement. Il est figé.  Le Writer, la fille du desk et le gardien n’ont vu qu’une ombre déguerpir.

– Erreur 2 is on duty
– contrat de Bell is still alive
– texte 2 et 3  are dead

Jamais le Writer pourra publier ses 2 derniers textes sur son blogue. Il ne sait plus de quoi il parlait.  Le Writer ce surprend encore lui-même. Il tremble.

Dans les rues de La Havanne, quelqu’un se promene avec mon cellulaire

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