Je lag, tu lags, il lag

Chapitre 8….merci Sandra

Ça fait trois jours que je suis à cette hôtel que je n’aime pas vraiment. Je ne l’aime pas parce que je me suis fais voler dans ma face. Je ne l’aime pas parce que il est impossible de traîner dans le lobby sans te faire achaler et je l’aime pas parce que je suis tombé face à face avec un insecte de 5 cm qui court plus vite qu’un chat.  Quand tu écris  les mots insectes et courir dans la même phrase c’est que tu frôles le mammifère.

Il n’a tout de même pas réussis à résister à ma fameuse attaque de la serviette. Preuve que je suis moumoune, j’ai envoyé la bête assommée dans le couloir à 10 pieds de ma porte. Puis, 5 minutes plus tard,  je me suis mis a douter.  J’ouvre la porte à peine et j’observe si elle reprend vie. Je ne prend pas de chance. Je retourne pour la pousser encore plus loin. Au cas où elle reprenait ses esprits, qu’elle retrouve son chemin et se venge de son agresseur et se faufilant dans son lit.

Ce fameux vol de cellulaire a créé des liens entre moi et le gardien.  Un homme d’un certain âge assurément incapable de courir après le voleur. Il se sentait tellement mal. Il ne cessait de s’excuser.  Lui et la réceptionniste voulait que je parle a la police…..Heu non. En Amérique Latine tu évites la police. Et j’ai rien vu de toute façon.  Le gardien est même revenu frapper a ma porte de chambre pour s’excuser. Première fois que cela arrive a l’hôtel. La tristesse de son visage me laisse le croire.

Je me suis retrouver à devoir les rassurer. Dans ma réalité de canadien c’est pas si grave. Tant que j’ai mon passeport et Sandra pas loin. Elle est mon contact avec ma vie là-bas. Elle sait quand je reviens, elle surveille mon appart, c’est elle que l’ambassade va contacter en cas d’ouragan.

De mon coté je suis resté plusieurs minutes assis là à fixer le vide.  Petite commotion dans le lobby, je ne parlais à personne malgré que les gens venaient me poser des questions. J’avais un score parfait en voyage sur ce coté. Ce qui m’a le plus déstabilisé ce n’est pas le fait qu’il y ait plein de donnée personnelle là-dessus et que l’appareil valent plusieurs centaines de dineros.

Ce qui m’a le plus déstabilisé c’est de me faire attaqué et d’être tellement surpris que j’ai figé. De réaliser que je ne peux pas tomber enragé sur le moment.

Une fois à Montréal j’ai arrêté un voleur au centre-ville. Pendant 5 minutes je me contentais de le maîtriser mais il persistait à ne pas comprendre qu’il ne pouvait pas partir. Il ne réalisait pas que ce n’est pas parce que je ne le brassais pas que je ne pouvais le faire. J’essayais juste de comprendre s’il était un voleur ou un agresseur.

Au bout de ses 5 minutes et multiples tentatives d’échappements du gars je me suis tanné et j’ai décidé de lui montrer que s’il voulait partir il devait en donner plus. Je lui ai mis les genoux sur le thorax et commencé à l’étrangler. Après 45 secondes j’ai réalisé ce que j’étais en train faire et me suis dit que peut-être que j’y allais trop fort. L’étranglement était un ti-peu extrême.

C’est ça mon temps de réaction? 5 minutes et ensuite j’étrangle? D’un extrême à l’autre.  Bravo. Méchant protecteur. Si j’avais eu des jeunes avec moi ou une copine. Ils ne sont pas en sécurité du tout.

Toutes ces années a me faire dire par mon père que je n’étais pas assez agressif dans le ring….il avait raison.

Cerveau : Du calme le grand
Eltobito : Heille toi! Le mini doute tant qu’ a ma position dans le lobby que j’avais, tu aurais pu le prendre plus en considération
Cerveau : Tu aurais fait quoi si tu avais réagit plus vite? Courir après?
Eltobito : Oui. Je l’aurais rattrapé sur 50 mètres j’en suis sûr.
Cerveau : Eille le cave. Courir dans ses rues pleine de trous et dans la noirceur. Tu serais en béquille en ce moment.
Eltobito : Bon point. Mais ça fait « je justifie mon inaction »
Cerveau : Et de face à face, la réaction aurait été différente. Ton voleur de Montréal que tu croyais agresseur tu as réagit en 2 secondes.
Eltobito : Mouias mais…
Cerveau : Tête dur

Piteux je vais me coucher. Piteux je me lève tôt. Objectif : Trouver internet et gérer le vol. J’ai une arme secrète…Sandra. Je sais qu’elle va répondre dans les minutes qui suivent. L’avantage d’être techno. Je la connais, je connais son emploi du temps, c’est elle qui va m’aider.

From : Eltobito
To : Sandra
Message :
Bon je me suis fait voler mon cellulaire dans les mains en plus! Peux tu envoyer un SMS « GO PREY » pour désactiver le téléphone

J’avais vu juste. En 3 minutes tout était fait et elle me fournissait des infos de Bell complémentaire.

Après réflexion le GO PREY qui active la….désactivation est inutile car mon cellulaire ne marchait pas à Cuba. Je prie que le mec ne trouve pas la forme à dessiner  pour  déverrouiller l’écran et qu’il se formate après une dizaine d’essai. Quoique se satané Boulerice l’a déjà trouver une fois….maudit doigts graisseux!

Meninge : Bon t’es mieux là
Eltobito : Ouais ça va. Elle a trouvé la petite blague qui m’a remis dedans
Méninge : Ha oui son « Calvaire dans tes mains malgré ta face de tueur »
Eltobito : Yep. Mais une face de tueur ça ne sert a rien de dos.
Méninge : Ouin ouin de dos c’est ça….Mr je lag.
Eltobito : Fuck you!

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