Sans domicile fixe

Chapitre 10…

Je quitte enfin l’hôtel que je n’aime pas. Heureusement la rencontre avec l’insecte gros comme une souris a eu lieu le dernier soir.

J’ai décidé de grimper en grade au niveau hébergement.  Mon quartier général est l’Hôtel Seville. Il y a du WIFI. Je peux donc écrire sur mon Ipod et envoyer ça sur le net. J’ai travaillé fort pour trouver cela. Je cotoie donc le fantôme d’Al Capone quotidiennement. Il aurait régulièrement habité ici. Mais le Séville est cher  et donc l’endroit où je dors est juste a coté. Je dors au  Parkview et je vis au Séville. Là je suis bien. Le hic c’est que je ne peux que rester 2 jours. On me sacre dehors. L’hôtel est plein pour la fin de semaine.  Moi je voulais y rester jusqu’à la fin de mon séjour.

Je commence à être tanné de faire et défaire mes affaires. Ça fait quelques jours que j’ai décidé que je ne quitterais pas La Havanne. Il y a plein de chose à voir. Sauf que je me trouve à déménager tout le temps. Suite au vol je suis à la recherche de stabilité. Je m’installe à quelque part et je ne bouge plus de là. Sauf que ça ne semble pas possible pour le moment.

Pour le jour de ma fête, j’avais comme but d’aller à la plage. Je ne suis pas de type plage mais être sur une plage le jour de mon anniversaire serait une première. Jamais dans le monde entier un Eltobito a eu les pieds dans la mer le jour de son anniversaire. Jamais! Je me rend donc à Playa del este. Fait beau, fait chaud, la mer est bleue et il n’y a pas un chat.

Cela fait deux jours que j’ai des problèmes d’intestins. Un classique dans mon cas. Jamais malade à Montréal, toujours malade en Amérique latine. Ça presse mon affaire et je dois trouver un hôtel au plus sacrant. J’en trouve un. On me refuse l’accès. C’est un “resort”. Monsieur dit que je ne fais pas partis de la gang! Mange de la marde! Je vais le dire a ton cousin vancouverois que tu n’es pas fin!

J’en trouve un autre. Je me fais discret et me faufile vers la salle de bain. Je ne sais pas si j’ai le droit. Mais, ce que je sais, c’est que je n’ai pas le droit de chier dans mes culottes. L’urgence terminée je vais dans le lobby comme si de rien n’était. Comme je suis un futur sans abris,  j’en profite pour demander au desk s’il y a des chambres de libres pour 7 jours au moins. C’est réservé jusqu’au 14. Je m’y attendais un peu. La plage est drette là.

De retour  à La Havanne. Je commence la recherche d’un domicile. Le but est d’avoir quelque chose jusqu’à lundi minimum. Essai numéro 1…fail. C’est plein. Essai numéro 2…fail. J’opte pour des endroits plus luxueux. Fail, fail, fail. Ok le Seville à 150$ la nuit. C’est ma fête après tout. Fail. C’est le 6ème que je fais. C’est plein partout pour la fin de semaine.  Je retourne à mon hôtel actuel. Je me dis que je vais trouver quelque chose dans le quartier Vedado et revenir Lundi au ParkView pour  toutes les journées qui me restent à Cuba. C’est mon setting idéal!

– Ok Mmm, je sais que c’est plein pour la fds mais j’aimerais réservé de Lundi à Lundi.
– Mmmm C’est libre que de Lundi à Vendredi
– Mierda!

Ok le pattern veut se répéter pour la semaine prochaine. Je vais sur internet pour réserver les 4 jours de la fin de semaine à mon premier hôtel Le Colina. Ça marche. Je ne passerais pas la fin de semaine sur un banc de parc. C’est moi ou j’ai plus de chance quand je passe par internet? J’ai comme l’impression que quand je me pointe en personne je n’ai pas de crédibilité. Au Parkview y veulent rien savoir de ma carte de crédit. Pourtant l’hôtel est full pour la fin de semaine. C’est quoi les gens ont réservé en donnant leur nom et c’est tout? Il y a une affiche de carte crédit dans la porte bordel…enteka

Le doute s’installe. Ça ne m’intéresse pas de rester toutes la semaine  au Colina, mes intestins font des siennes depuis 2 jours et je suis tanné de déménager. Ce sera mon 3ème déménagement et il y en 2 autres en perspective. Passer son temps dans la même ville et déménager 5 fois c’est moyen….Ma cie d’aviation est tout près de mon hôtel. Je me demande si…

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