Cette voix que j’ai

« Tu vas blogguer là-dessus? » Cette question ma couté quelques heures de configuration et va me couter plusieurs heures de rédaction. Je m’étais pourtant dit que je ne le ferais plus. Depuis Cuba j’avais décidé de ne plus écrire de billets sur mes voyages.

Pouquoi?

Pa que

Pa que quoi?

Parce que je suis obsédé par le low profile et écrire des trucs de 2 pages et mettre le lien sur Facebook n’est pas trop low profile. En plus c’est un voyage de moumoune. Court, hôtel étoilé, pas d’autobus embarqué sur une chaloupe ou de tremblement de terre. Bon OK il y a des risques d’ouragans, d’attaques au couteau ou de me faire manger par des bêtes étrange.

Entéka, le « Tu vas blogguer la dessus? » de mon chum Ben fut le deuxième coup de pied au cul d’une série de deux. Le premier a été administré par moi-même. Trois étés à considéré le sud des USA pour mes vacances et trois étés à finir par faire le touriste à Mtl. Trois étés de non décision à me dire « Vais-je en avoir pour mon argent ?». Je viens de décider de m’auto « asskicker » en ouvrant le portefeuille et en décidant de faire un court séjour en Nouvelle-Orléans.

Évidemment j’ai aussi dérogé à mon idée que d’écrire sur un voyage de 4 jours est inutile. Je fais parti de ce type de personne qui change d’idée…les fous. Suis trop facile, ça me tentait et il y a la voix.  J’hésitais et Ben a involontairement débloqué l’affaire.

Affaire qui commence maintenant parce que samedi (quelques jours avant mon départ) est le « biggest day of the summer of Eltobito » et que ce « biggest day of the summer of Eltobito » risque d’être intéressant a raconté et me permettre de me dérouiller coté écriture. De plus le « biggest day of the summer of Eltobito » entre dans LE critère qui me permet d’écrire des trucs potables. Le critère : Être seul. Ma voix intérieure est plus intéressante, active et loquace quand je suis seul.

Le réveil de ma voix intérieure provoque un effet secondaire. Cet effet secondaire est….la lune. Je deviens lunatique. Trop occupé à l’écouter dialogué avec elle même. Trop occupé a préparé le prochain texte. Trop pris à l ‘écouter interagir avec Dr. Love, Cerveau, Tobiesan, Gringo smith…Ouais parfois pour bien suivre cette voix intérieur je dois nommé les protagonistes. Tous ces échange intérieur résultent en un ticket direct vers la lune.

L ‘état lunatique provoqué par ma voix intérieur provoque (parfois) d’autres évènements. Évènements qui nourrissent aussi la voix intérieure. Un miroir devant un miroir. Suffit de se tasser de coté pour « apprécier » la profondeur et le Writer entre en fonction quand il retrouve son crayon ou son clavier. Tomber dans la lune a frappé assez vite. Moins de 24h après ma décision.

A bord du bus 460 que je prends à tous les jours depuis plus d’un an, je me retrouve a rater le dernier arrêt qui me conduit au métro. C’est assez dur à faire de rater cet arrêt.

Le bus repart dans l’autre sens avec moi toujours à l’intérieur. Je sors de la lune, regarde le paysage et remarque qu’il y a quelque chose qui cloche….Suis dans le mauvais sens criss! Je me lève, encore un peu dans ciel, me dirige vers l’avant et demande en innocent

– Heu nous sommes où? On a passer la station de métro?
– Ouais on vient de faire la loop

Je vois la station de métro à un coin de rue

– Est-ce que le prochain arrêt est loin?
– Mets-en, elle est l’autre bord l’autoroute

Petite pause. Visiblement le chauffeur n’a rien a rajouter. Mmm Ok. Ma voix intérieure avait arrêté d’écrire et de discuter avec elle même. Elle était focus avec moi et nous nous disions tous le deux « Tu attends quoi pour m’offrir de me laisser sortir juste ici. Tu vas tout de même pas me trainer a Ville Mont-Royal parce que j’ai eu une absence de 4 minutes. On a pas droit a l’erreur icitte? HEILLE LE CAVE. JE N’AI PAS JUSTE ÇA À FAIRE DE ME PROMENER EN BUS. C’EST QUOI L’AFFAIRE. LA DICTATURE DU POTEAU AUX PANCARTES BLEUE ?»

– Est-ce que je peux sortir ici?
– Mmmm ouais Ok
– Merci bonne journée

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