Jazz, analyse, observation, feeling

Tu es venu pour voir de la musique live et bien vas voir de la musique live. Je ne suis pas spécialiste de musique et encore moins de jazz. Mais j’ai un peu de jugement et je crois être capable de reconnaître si c’est bon ou pas.

Passons aux choses sérieuses.  Destination Frenchman Street avec un peu de butinage ici et là sur Bourbon Street. Ma bairmaid de la veille m’a recommandé 2 endroits sur Frenchman. C’est l’objectif de la soirée. Je m’engage dans la rue. Je crois que les bars de danseuses sont apellé cabaret ici. Bref, passons. Je veux des musiciens live pas des seins live.

Tiens ici. Je me commande une Big Ass Beer et je m’installe au bar. On m’a dit qu’ici les musiciens sont tous bons. Qu’ils jouent comme des maîtres et que cela a l’air facile.

J’ai en face de moi 6 gars. 2 blancs, 3 blacks et un asiatique. Jazzmen multiculturel. Habillés chemise cravate, chapeau trilby à la Blues Brothers, bretelles, la classe finalement. Un trombone, une trompette, un drum, une guitare, une basse et un vieux monsieur de 60 ans caché dans le coin au clavier. L’asiatique, selon les autocollants sur sa guitare, est japonais. Ses solos sont sublimes. Un son à la Stevie Ray Vaughn. Le drummeur est également le chanteur. Cela à l’air facile. Tellement qu’à un certain moment je le vois regarder sa montre tout en drummant. Tu chantes, tu joue du drum et tu regarde l’heure sur ta montre en même temps.

Je termine ma bière et je poursuis ma route vers Frenchman Street. Je vois un groupe de trois personnes âgés. Deux femmes et un homme qui semblent vouloir aller dans un cabaret. Ils envoient une des dames en éclaireur. Tu vas faire le saut mammy car cabaret égale danseuses. Elle ressort en faisant de grands signes aux deux autres les appelant à la suivre. Bon ok peut-être que les cabarets ne sont pas toujours des bars de danseuses finalement.

Je veux en avoir le coeur net. Je les suis.  À l’intérieur je vois les 3 vieux s’assoir sur la première rangé. Je jette un oeil sur la scène. Deux long poteaux de pompier 2 filles qui les descendent la tête en bas. Oui en effet les cabarets sont des bars de danseuses. Keep the spirit mammy!

Je sors du cabaret. Je butine comme jamais. Je zigzag entre les bars de chaque coté de la rue. Il y a trop de places intéressantes. Je veux arrêter partout. Il n’y a pas de cover charge mais le deal est que si tu rentres, tu dois boire un drink par set. La musique m’inspire et la bière rentre plus que jamais. Parfois j’entre avec une biere du bar précédent et j’ai une bière du bar en cours dans l’autre main. Je commence à me demander si je vais me rendre sur Frenchman Street. Moi but était d’aller au D.B.A, d’y m’installer les fesses et d’écouter. Au rythme que j’ai je vais y arriver à quatre pattes.

Les musiciens que je vois d’une place à l’autre sont tous habillé classy et se semblent des vétérans de la musique. 50, 60 ans. Ils connaissent leur affaire. Aspect moins intéressant de Bourbon Street coté musique, des  bars hiphop et dance music. Suis pas ici pour ça. Bonne affaire ça me permet d’en skipper quelques uns.

J’ai évolué de la bière au rhum and coke. Mauvais signe pour me rendre sur la Frenchman debout. Suis plus trop sûr que j’ai les facultés pour ma technique d’orientation spaciale « Analyse, observation, feeling ». Le feeling est un peu trop là et l’observation est dérangé par plein de truc. La rue est tellement animé. Pour ce qui est de l’analyse…je m’en souviens plus trop.

J’arrive au bout de la section animal de Bourbon Street. Il y a un dernier bar et après la rue semble obscur. J’entre dans le bar. Bizarrement calme comparé à ce que je vie depuis mes premiers pas sur la rue. Je sors et demande au portier.

– Frenchmen Street?

– Tu te rendra pas là via Bourdon. Voilà comment t’y rendre. Tu es seul?

– Oui

– Bon je vais te donner le chemin le plus sécuritaire.

Ouais y parait qu’il faut éviter les « tite » rues le soir et éviter de se déplacer seul. Je savais que Bourdon Street n’arrivait pas directement à l’autre rue. Je n’étais juste pas sûr du chemin optimal. Le portier me donne les directions.

– Donc tu descends ici tout droit. Au 3eme bloc, tourne  à gauche et marche 5 bloc et….rrawdmw, dkdnncokfke, jfjijnd, innjdkjnff, fijhfjjjfjj

Ouais l’anglais dans l’état où je suis est pas trop clair. Anyway 3 et 5. Pour le reste je me fie à mon « Analyse, observation, feeling ». Même si l’efficacité est lourdement handicapé par les cuba libre.

Je pars. Rue pas très passante mais j’ai confiance en mon portier. Bon est-ce que ça fait 3 bloc que je fais?  Ça doit. Il y a plus de passant et plus de traffic. Feeling bon, observation concluante, analyse….What the heck! .  Je poursuis. Compter 5 blocs c’est m’en demander pas mal.  Les maths sont loin à soir.

Ça doit faire 5 block maintenant. J’arrive à la portion où le portier m’a dit « rjjjd djejd djjdnd jdjndjejjd djejdnnjdjnn ». Le feeling va devoir travailler fort. J’arrive au coin d’une rue en triangle. Pas d’écriteau et donc je ne sais pas trop c’est quoi la rue. J’ai le feeling que je suis rendu. Il y a un bar juste là et la musique semble bonne. Je scan le coin et je vois le mot Frenchmen sur l’édifice d’à coté. Je crois que c’est un hôtel. Ça m’en prend pas plus, j’entre dans le bar.

En fait c’est la cour extérieur d’un resto…je pense. Je me dirige vers le comptoir. Pas trop maître de mon équilibre je passe devant les musiciens. Wooooop! Je passe près de me faire assommer par la coulisse d’un trombone. Je commande mon verre et trouve une table libre parmis les 30 clients de la place.

Je regarde les musiciens. Des jeunes dans la vingtaine ce qui diffère avec les paquets de vétérans que j’ai sur vu sur Bourdon Street. Ils sont sept. Des cuivres tel que trombones, trompettes et un genre de tuba qui passe au-dessus de la tête du musicien. Un sousaphone. Il y a également un drum et un guitariste hippie. Ça chante et l’énergie est dans le tapis. Comment il peuvent jouer aussi bien en étant si jeune.

De l’énergie comme jamais, pas de pause, ça joue du drum sur les tables des clients. Tout à l’air tellement facile. Les gars dansent, rient, communiquent avec le public.

Le jeune au tuba est cool, les jeunes aux trombones sont cool. Ils sont tous cool. Je suis sur ma chaise et je ne veux pas que cela arrête. Les 30 autres spectateurs non plus. Je regarde à gauche, je regarde à droite. Je suis à la recherche d’un chum. De mon pote Alain, Fortin, Côté, mes 2 gang de Vegas, Manon, Rico, Yannick, Sylvie, Caro, Max, Cguy, Ben ? J’ai aucune  idée du bar, ni du nom du groupe. Ce sera la seule et unique fois que je les vois et je n’ai pas de chums à coté pour dire « Hé man, c’est bon en tabarnac »

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