Lettre à Katrina

Chère Katrina,

J’ai été connu sous plusieurs noms tels que coolchef et princesse mais disons que depuis quelques années je me suis autoproclamé El Tobito. J’arrive d’une dernière tournée de musiciens de jazz sur Frenchman Street. Semble bien que même quand tu n’es âgé que de 10 ans tu joue de la trompette comme un chef.

Lors de ta visite de 2005 en Nouvelle-Orléans, certains ne t’ont pas pris au sérieux dont des gens de la maison blanche. Des gens ont pu aller se réfugier mais d’autres n’ont pu se sauver. Trop malades, trop pauvres et sans moyen de transport ou d’argent pour s’offrir de môtel. D’autres ont simplement été victime de sauvageries politique de leur comté ou de municipalités avoisinantes. Des réactions humaines déjà vécu dans un autre contexte par des gens à bord d’un bateau qui s’appelait Titanic.

Tu as été dur envers la ville. Tes vents ont entrainé 80% de la ville sous l’eau. Bon ok, la ville est sous le niveau de la mer mais elle travaille fort pour que les rues restent au sec. C’est quand même impressionnant de devoir lever le yeux pour regarder un canal et non les baisser.

Katrina, j’aimerais bien que toi et tes autres potes ouragans laissent la ville tranquille un peu. J’ai vu un peu tes ravages. J’ai remarqué qu’autour de mon hôtel plusieurs grands édifices semblent vides au niveau de la rue et que la reconstruction n’est pas terminée.

J’ai vu également ces quartiers où les « shotgun house » dominent l’architecture . Les maisons détruites ou abandonnées côtoient d’autres restaurées. J’ai vu les tags laissés sur les maisons par les secouristes qui indiquent si des cadavres ont été retrouvés par les secouristes à l’intérieur de celles-ci. Difficile de tournée la page quand le chiffre de la partie inférieur du ‘x’ du tag est plus grand que zéro. Un rappel que ton voisin y a laisser sa peau à cause de toi Katrina. Sans compter que des gens comme moi visitent ses quartiers pour faire du voyeurisme de désastre. Pas très respectueux pour les habitants de ses quartiers dévastés. Mea culpa.

Ne te laisse pas berner Katrina par les scènes de décadence que l’ont voit dans les rues. Ce sont des touristes qui profitent de l’éloignement pour perdre toute inhibition. On m’a dit que les gens de la Nouvelle-Orléans évitent ses endroits de perditions. Le mardi gras ce n’est pas sur Bourdon Street que les Néo-Orléanais fréquentent. C’est sur Charles Street qu’ils vont afin de voir les défilés en famille. Est-ce vrai? En partie sûrement.

Entéka, ils sont fiers et maudissent des émissions télé tel que Cops qui leur font mauvaise réputation. Les gens que j’ai rencontrer sont super sympathique. Ils adorent leur équipe de football. Le noir et or est  présent partout.

La ville n’est pas super sécuritaire mais j’ai vu plusieurs personnes rappelé aux naïfs touristes de prendre les précautions de base. Est-ce pire que Chicago, L.A ou Miami? Je ne crois pas.

J’espère donc que tu vas faire un effort pour permettent aux gens de panser leurs plaies. Tiens, pour donner l’exemple j’ai moi-même aidé un couple unilingue espagnol à ce diriger dans la ville via les tramways. Bon je n’étais pas trop sûr que nous allions dans la bonne direction mais extérieurement j’avais l’air d’être en contrôle malgré le fait que moi espagnol était plutôt loin dans ma mémoire. J’ai pris ce couple âgé sous mon aile, me suis assuré qu’ils connaissent l’heure du dernier tramway et qu’ils sortent à la bonne station. Je les ai dirigé vers Bourbon Street. Elle était bien moins animée que les 2 jours précédents. Les ‘animals’ de la veille sont tous repartis dans les états du nord.

En ce qui me concerne je pars pour Memphis…parait qu’il y a de la bonne musique là aussi…

– Eltobito

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