Le passager clandestin

Je suis à Memphis depuis 20 minutes.  Mon chauffeur de taxi à une voiture qui ne ressemble pas vraiment à un taxi à l’exception du dôme sur le toit. Ça ressemble à une voiture de Mr,  Mme tout-le-monde. Tsé quand le gars ouvre son coffre pour mettre tes bagages et que le coffre est plein de stock comme une poussette et des trucs de baseball. Il y a également une glacière. Il m’offre une bouteille d’eau…mmmm non ça va être correct.

Sympathique, le chauffeur en profite pour me montrer les trucs notoires sur notre chemin. L‘hôtel où Martin Luther King a été assassiné ici, musée de la musique là, Hard Rock Café là-bas, Hotters. Ce sont tous des endroits qui m’intéressent de voir. Memphis n’a qu’a bien ce tenir. Je suis propriétaire de quelques décisions étranges durant mes voyages. Par exemple être à Cusco et ne pas aller au Machu Pichu. Aller à San Francisco et ne pas voir Alcatraz. Ce genre de situation est le résultat de mon manque de préparation. Pas grave ce n’est que parti remise. Pour éviter d’ajouter une autre décision étrange à mon palmarès je vais régler le cas de Graceland le plus tôt possible.

Le taxi poursuit son tour. Il dévie de son trajet pour mon montrer Beale Street. LA rue du Blues. La rue est déserte malgré le début de la semaine d’Elvis. Heu Monsieur? C’est parce que le compteur tourne là. Lâche le coté sympathique un peu SVP. Le chauffeur semble remettre le focus sur ma destination. Nous croisons un genre d’itinérant. Ils semblent se connaitre.

– Ho! Ho! Faut que j’arrête! Hey tu veux une ride?

Quoi??? C’est quoi cette connerie? Le vieux monte. Je ne comprends pas trop. De part son âge, il n’est pas trop menaçant. Même si le trajet de 8h de train a bien été, j’ai hâte de faire mon checkin. Je n’aime pas trop arrivé tard et là…il est tard. J’ai toujours peur qu’ils décident de donner ma chambre à quelqu’un d’autre.

L’homme à un paquet d’objet sur lui. Je ne comprends pas trop de quoi ils parlent. Accent du sud. C’est n’est pas comme ces noires que j’ai croisées depuis le début du voyage. Il y a comme une mélodie dans leur façon de parler. Cute. Pour ces deux là on oubli la mélodie. C’est le festival du « marmonnage ». Je sens que le « marmonnage » est dirigé vers moi. Le passager clandestin me demande d’où je viens. Il m’appelle CAP. Je dois régulièrement lui demander de répéter.

Le trajet se poursuit. Je ne porte pas trop attention au « marmonnage ».  Je me concentre sur le trajet. Je cherche du regard mon hôtel…On arrive tu là? Soudainement j’attrape à la volée un « CAP ». Ho! Il s’adresse à moi. Il veut me vendre des dessins qu’il a fait. Il m’en montre quelques-uns. Non merci. Je veux arriver à l’hôtel, je me sacre pas mal de tes dessins. J’espère qu’il va me débarquer en premier. J’ai bien beau être un CAP pour le monsieur, je suis quand même prioritaire.

J’arrive à mon hôtel. Le GEN X. Malheureusement ce n’est pas parce que tu es un X que tu as droit à un rabais. Bon me voilà à penser comme un Y. Mon chauffeur me laisse son numéro au cas où j’ai besoin de ses services pour le transport  ou pour trouver des filles…Ai-je la face d’un gars qui cherche des filles? Anyway salut là. Le clandestin me salut de la main « Salut CAP! »

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