À chaque pas

À quelques reprises ces derniers jours on m’a demandé, « Pourquoi Denver? ». Parce que cela existe… »Tu vas faire quoi? » Sais pas trop…Chiller? Rien de précis à part l’heure d’arriver et l’heure de départ. Le reste c’est du menu fretin. Impressionne moi Tobie. Je veux m’impressionner moi-même. En voyage c’est facile. Chaque pas que tu fais comporte son lot de nouveautés, chaque regard que tu portes, chaque contact visuel avec une personne, chaque km que tu parcours.

Mais d’où viens ce gout de partir? Dans mon cas ce gout de partir en voyage est apparu vers l’âge de 10 ans. J’ai passé ma jeunesse avec des ados. Le karaté est un sport d’ados et moi j’étais de toutes les activités que mes parents organisaient pour l’école de karaté. Années après année j’étais là entouré d’ado à observé au début, participer ensuite et redevenir observateur à la sorti de l’adolescence.

Ça y allait par vague d’ado. Par génération. Par petit groupe qui commençait la pratique en même et avançait en grade au cours des années.

Un jour tu devenais une verte, une bleue, une brune tous en devenant de plus en plus ados, prof et cool. Des noires? Des noires ados ça a commencé avec ma vague. La catégorie n’existait même pas dans les tournois.

Quand le temps d’aller au cégep arrivait, la vague des cools, laissait sa place à la vague suivante qui devenait cool aussi. Le cégep était le cimetière des karatékas. Le jeunes quittaient la ville pour étudier ailleurs ou commençaient à travailler à la mine et faire de l’argent. Je les aie tous vu passer les uns après les autres. La gang la gang à Christiane, la gang à Robert, la gang des Bienvevue, la gang des Stéphane, notre gang, la gang à Mélanie puis la gang à ma soeur. Toutes ces gangs ce sont faites amené par mes parents a quelques part. New York, Toronto, Acapulco, Porto Rico, Panama, etc.

Dans la gang à Robert (je les mélange p-e un peu. Ça se chevauchait d’une gang a l’autre) il y avait une fille qui a décidé un moment donnée de partir en Europe et en Asie. Je ne devais pas trop comprendre les tenants et aboutissants mais j’ai compris qu’elle partait loin et longtemps. Voilà mon critère de voyage. Loin et longtemps. Bon ok, disons que le longtemps pris le bord ses dernière année mais je perd pas espoir. Never give up…

Cet ado ou jeune adulte a mis dans ma tête cette idée qui a germé dans ma tête et elle ne le sait même pas. C’est là que je me suis dit que j’aimerais un jour faire pareil…Idée en 1980, 1er voyage loin et longtemps en 1997…Never give up.

20 ans à me dire « Moi aussi un jour » ou me dire « Allez le branleux, fais le! ». De 18 à 27 ans chaque fois que quelqu’un me disait qu’il partait en voyage c’était comme un couteau a la lame de métal en fusion qui faisait des vrilles dans cette plaie ouverte de plus en plus grande.

Mais je suis pas si pire coté procrastination. L’ado a l’origine de mon « loin, longtemps » a prit 15 ans avant de sortir avec mon cousin qui était de la gang à Christiane et 20 ans de plus pour qu’ils se marient ensembles. Never give up!

Bien que je sois parti loin et longtemps qu’à l’âge 27 ans, j’ai quand passé par l’étape de partir pour la première fois avec des chums, sans les parents, en voiture. Considérant que mon chum avait déjà fait des tonneaux avec cette voiture, il y avait quand même un petit stresse.

Deux ans avant ce voyage, nous étions les plus grands fans de David Lee Roth. Nous écoutions Musique Plus sans cesse pour espérer voir le clip Yankee Rose et/ou voir…Marie Plourde. Nous nous étions promis que si Dave venait un jour à Montréal nous irions voir son show. La nouvelle tomba. Il sera en show à Montréal au début Aout 1988..2 ans d’attente. Never give up.

Fraichement graduer, les parents de un nous prêtent la Ford Tempo, les parents de l’autre nous donne les clés de leur 2eme maison à Deux-Montagnes. Je me demande bien comment nous avions réussis à avoir des billets. Pas d’internet, pas de guichet Admission en Abitibi, un numéro 1-800 toujours occupé, pas de carte de crédit, pas rien. Voir un show à Montréal à cette époque était un exploit pour un abitibien.

Ce fut le voyage des premières. Premier voyage sans parent, première traversé du parc La Vérendry au volant, premier show rock, première glissade d’eau, première fois qu’un de nous conduit sur l’autoroute. Le cordon était coupé et rien n’allait nous arrêter. Sans oublier LA première de toute les premières. Première fois au Forum. Je vais mettre les pieds dans le temple de Maurice. Wooooooo!

Autre première, première fois que je me plaignais que nous rentions trop tôt. Après le show j’étais près à affronter la Sainte-Catherine. Les gars étaient plus en mode retour à Deux-Montagnes. Come on les boys! Le monde nous appartient. Nos souliers commencent à voyager. Il faut les lâcher lousse et les laissé nous mener vers le chaos…Rien à faire pour les convaincre. On s’en retournais avec nos oreilles qui sillaient et notre petit bonheur vers la maison de Deux-Montagnes

Arrivé à la maison on ouvre la télévision…Johanne Blouin pleurait au bulletin de nouvelle. Le décès de Felix Leclerc faisait la une des bulletins.

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