Easy Riders

Me voilà dans le Dakota du Sud. Avec mes quelques erreurs de trajets je peux dire que c’est GPS 2  – Eltobito 0. J’ai bien beau consulter mes captures d’écrans, j’oublie les indications 10 minutes après et naturellement  je résiste à arrêter pour valider ma prise de décision. C’est un peu con car après quelques  milles de doutes je revenais sur mes pas et validais la patente.

Le feeling d’orientation est là et je n’ai pas fait d’erreurs majeures. Erreurs du style, tu penses aller vers l’est et tu vas vers l’ouest durant des heures. Le Wyoming est minimaliste côté indications routière. Spécifiquement sur les routes secondaires. Si tu rates l’affiche du numéro de la route, bonne chance pour voir la prochaine. Tu doutes et il n’y a pas moyen de valider ta décision à part de retourner sur tes pas. Et même quand il y a des affiches, la « mise en page » n’est pas optimale.

Sur la route je croise des centaines de motards. Ils dévalent les routes en groupe de 5, 10, 15. C’est du 10 pour 1 versus les voitures. Faire le Wyoming doit être grisant quand la moto est ta passion.

Je me demande s’ils sont amis  ou si ce sont des groupes improvisé. En fait je suis en plein rally Sturgis où annuellement des motards se rendent dans cette ville de 6 000 habitants du Dakota du Sud. Le chiffres préléminaires  de cette année font état de 1 millions de motards qui y participe. Ils sont partout.

L’échantillonnage que j’ai vu me permet de constater:

1 – Des casques c’est quoi ça? Pas besoin…Une mouche dans le front ça doit faire mal!
2 – Des tatouages insignifiants sont monnaie courantes… Genre des M&M
3 – Être en chaise roulante n’est pas un problème. Tu l’attaches à l’arrière de la moto
4 – Il y a un look motard et les gens en majorité se déguisent de la sorte. Les clichés sont respecté à la lettre.

J’arrive dans le parc national près du mont Rushmore. Le ranger m’informe que je n’ai pas à le traverser. Je n’ai qu’à prendre cette route  « A bit curvy ».

Curvy? A bit? Quel euphémisme. C’est une route super étroite et c’est remplis de courbes. Des virages en épingle et des 90 degrés à la tonne. Sans compter des motos, des motos, des motos et qu’est ce qui te colle au derrière? Des motos.

18 milles de cet route serré. Je déteste les milles. C’est long et leur histoire de fraction de mille m’énerve. Les virages sont tellement serré que l’extrémité du pare brise me cache la vu quand je tourne. Je suis dans Mario Cart les bananes en moins.

Je sers le volant, les bras raide et les orteils replié. Je une longue file de véhicules derrière moi. Pkoi c’est moi le premier? Pas moyen de mettre la création de la file sur le dos de quelqu’un d’autre.

Le traffic en sens inverse est incessant. Les voiture en prennent  large parfois. Bien que je roule lentement, je ne peux profiter de la vue de la forêt. Je dois garder ma concentration au max. Je remarque quand que le sol est clean. Comme si on avait fais le ménage entre les arbres.

Je prie le ciel pour qu’il y ait une alternative à ce chemin « bit curvy ». Je ne me  taperais pas un autre 18 miles comme ça au retour.

Mon calvaire semble interminable. Je croise des bars style western intéressant à visiter mais je veux en terminé avec cette route au plus sacrant. De plus, juste pour me stationner, j’aurais eu besoin de renverser 3-4 motos pour avoir de la place. Ils occupent tout les espaces.

J’ai pris l’habitude de faire des reset de l’odomètre à chaque étape ce qui me permet d’évaluer si je suis en train de me perdre. J’ai l’impression que l’odomètre est figé. « 10 miles? C’était à 10 il y a 15 minutes! ». Une chance que nous ne sommes pas le soir! Ça doit être l’enfer.

J’ai un moment de répit. Le flot de motos baisse et le nombre de courbes au pied carré diminue. Je relâche un peu le volant. Mes orteils reprennent leur place habituelle dans mes chaussures. L’empreinte de mes mains doit être imprégné dans le volant. Dieu merci la grande route apparaît. J’ai le goût de sortir et de l’embrasser. Tu vas me revoir tantôt la grande!

Je contemple le mont 30 minutes. Je ne m’informe pas trop sur l’histoire de la construction du monument. Je suis sur la route depuis 10h, il est 16h et il me reste 2h30 de route à faire pour arrivé  là où je dors pour la nuit. J’ai du prendre un motel loin du mont au lieu d’en prendre un dans la ville voisine de Rapid City. Je comprends maintenant pourquoi les hôtels étaient aussi cher. C’est à cause du rallye. Je roule vers Wyoming..

– Hey WI…t’es là?

Oui le grand

– 🎶 « Take me from this road, To some other town » 🎶

 

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