Tête en l’air

Je suis en route vers Denver. Je quitte la belle petite ville de Colorado Spring et je retourne vers le nord. Un petit trajet. Un Val-d’Or/Rouyn avec plus de trafic, plus de voies et moins de visibilité. Comme de raison, il fallait bien que dame nature me complique la vie. Il pleut des cordes. On voit rien ou presque et des innocents derrières moi n’ont pas allumé leurs phares. On ne te voit pas man! Je dois m’enligner sur les lignes peintes sur le pavé car je ne vois pas au loin. Les lignes, qui sont de couleurs blanches, ne sont pas vraiment visibles. Vive le jaune…qui est inexistant. Je commence à imaginer comment le voyage aurait été différent si au lieu du soleil on m’aurait servi de la pluie. Que de gaspillages.

L’orage dure environs une vingtaine de minutes et c’est durant la portion où l’autoroute est peu intimidante. Là où elle se donne des airs de 20. Chanceux! J’entre dans Denver. Je dois ramener la voiture pleine d’essence. J’ai fais le plein avant de partir mais je dois lui redonner un coup pour le checkout de la voiture. Je ne m’aventure pas dans le compliqué. Je sais qu’il y a une station d’essence près de mon ancien hôtel de la rue Colfax. Je sais comment me rendre au bureau de location à partir de l’hôtel. Je vais donc me rendre à l’hôtel, faire le plein dans le coin et ensuite aller au bureau de location. Que du connu. Pas de tournage en rond autour du bureau de location du centre-ville pour trouver un Shell.

Mon plan marche à merveille ou presque. La plupart des stations service exigent que tu payes avant de faire le plein. La carte de crédit ne fonctionne pas toujours en raison de l’exigence d’entrer un zip code….J’en ai pas de zip code innocent.

Je fais le plein dans un garage. Je me doute bien que j’en ai pas beaucoup à mettre et je vais donc payer à l’avance un gros 5 dollars. Je commence à faire le plein. J’arrive au bout du 5$ et la pompe n’a pas donné signe de vouloir arrêter. Je retourne en niaiseux payer un autre 5$.

Pas moyen de faire marché la pompe. J’essaye par tous les moyens mais ça ne marche pas. Je demande de l’aide. Le gars me dit que ca devrait être ok là. Niet. Je retourne gosser le gars. Il m’envois un assistant. J’ai vraiment l’air cave. Il ne fait que relevé le truc de métal du bec du boyau. Vraiment l’air cave. Je commence à remplir…clic! C’est plein après 50 cenne. Ça va faire l’humiliation, je n’irais pas demander mon change. Je quitte vers le bureau de location.

Les gars de Enterprise sont toujours aussi joyeux qu’il y a 6 jours. Je leur remets ma voiture en parfait état. J’en profite également pour oublier mon Ipod dans la voiture. Tabarnac! Je vérifie si ma tête est bien en place. Bah j’ai enfin mon excuse pour en acheter un nouveau.

Me voilà à Denver. Plus de stresse de route. Je vais faire mon urbain durant quelques jours avant de retourner à Montréal. Comme je suis de retour dans l’espace publique depuis la veille suite à ma « infamous » performance de karaoké, je décide de poursuivre mon intégration à la société en me bouquant une tournée de micro-brasserie. En parcourant les restos du Colorado j’avais remarqué une constante. Ce n’est pas parce que nous sommes au pays de la Coors que nous sommes limité aux produits Molson-Coors. Au contraire il semble y avoir plein de micro-brasserie au Colorado. La preuve….il y a des beer tour.

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