Le chaos s’est essayé

Bien que je passe la majeure partie de ma journée assis dans des avions, selon le podomètre de mon Nexus je trouve le moyen de faire plus de pas qu’à l’habitude. Je suis maintenant à Vancouver en attente des décollages/atterrissages numéro 5 et 6. Je suis « toujours vivant, je suis celui qui marche à l’avant »…plus précisément vers les douanes. Ça ne finit plus de finir. C’est loin. J’ai passé trois tapis roulants je crois. Un monorail serait une bonne option ici.

C’est ma troisième présence à Vancouver. Le première je n’avais pas une cenne. C’est il y a plus de 20 ans. Lors de la deuxième je ne conaissais rien du sud de l’Amérique mais j’étais sur le point de le faire. Pour cette troisième présence, je suis un adulte qui a des économies, qui a une « job steady » officiellement depuis deux jours et qui connais le sud et le centre des Amériques, le Canada « ad mari usque ad mare » et les USA de plus en plus. Je suis quelqu’un. « Tassez-vous de d’là ». Désolé Vancou, mais cette fois « je ne fais que passer, je-ne-fais-jamais-que-passer ». On se reprend.

J’arrive finalement à la section des douanes. Caché dans un recoin, la file est là à m’attendre. Une file dans un corridor qui tourne  donc tu sais pas trop de quoi cela à l’air de l’autre coté. Je peux pas me permettre trop de niaisage si je ne veux pas manquer ma correspondance. Ce n’est pas critique mais tsé, le chaos est si vite arrrivé.

Justement, une graine de chaos se pointe. La graine a été planté par la prévalidation douanière. »Tes bagages ne sont pas encore passé. Va dans la petite salle ici et attends que ton nom apparaisse à l’écran. Tu feras la file après. La deuxième file.

C’est quoi cette connerie? Qu’est-ce que mes bagages ont à faire dans cette histoire? À Montréal mes bagages ont jamais a passé par quelque chose. Je les dépose sur la trappe, il disparaissent et je suis presque déjà  rendu au douanier. Déjà que cette histoire de bagages sous-entends qu’il sont peut-être perdu. Suis pas équipé pour passer 48hrs dans les mêmes bobettes. « Ça commence » que je me dis. J’entre dans la salle. Je suis le seul. Je m’assois à peine 5 secondes que mon nom apparaît sur l’écran. Rapide!  Je sors et me met dans la file comme les 99,9999% personnes avant moi. J’ai rien compris à cette histoire là. Quelqu’un veut jouer avec mon humeur mais la graine de chaos n’a pas eu le temps de germer. 

Évidemment les USA ont le don de te rapeller que tu es laid en crime sur  leur photos de sécurité. Je me vois la face et je ne me fait pas confiance. J’arrive face au douanier. Visiblement ma face sur les documents n’a pas l’effet anticipé. J’ai à peine le temps de répondre aux questions qu’il me dit « Ok, ok passe ». Il me trouve sûrement « Vraiment beau ». Bon enfin! Je suis digne de confiance face aux autorités. Plus de sourcis levés (à la Pierrete), plus de questions pièges. Go man enjoy your trip!

Je règle les décollages/aterrrisages 5 et 6 sans chier dans mes culottes. Les bagages m’ont suivi. Je n’ai pas été tassé comme une sardine de Toronto à Honolulu, la dame qui semblait se chercher un ami est disparue. Je suis quand même encore un petit peu de mauvaise humeur sans raison et le small talk ne me tente pas beaucoup.  

Disons que le 12h et plus de vol m’a rendu « le cerveau ramoli »  mais tout est parfait. Bah, il y a bien eu ces quelques éternuements soudains et intenses en attendant l’avion à Vancouver. Ça doit être des « atchuumm, » aléatoires…

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