Bip, bip, bip

Parfois notre cerveau ignore des informations. Particulièrement quand cette information est trop étrange, trop loin de ce que nous sommes habitué de voir ou entendre. Ce n’est pas volontaire. Parfois. C’est juste qu’il y a trop d’informations à traiter. 

Le cerveau envois aux oreilles un gros « biiiip » et plus rien n’est entendu. À une question comme: « Le projet de gestion des usagers va bien? » Je pourrais répondre : « Oui mais l’authetification est délègué à un site tiers et par conséquent si on veux éviter une dépendance avec ce dernier on devrais permettre la fusion des comptes déjà existants et exiger la création d’un mot de passe pour les nouveaux usagers qui passent par ce service tiers ». Selon où tu te trouves dans la chaine de metiers, le bip embarque plus ou moins rapidement. Pour quelqu’un du service des ventes le bip à embarqué au  « oui » et il est pret à vendre la solution avec des fonctionnalités  qui n’existent même pas.

Depuis mon arrivé à Hawaï les termes Hawaïens « bip » mon cerveau dès la deuxième syllabe. En particulier les noms de rues. Mots trop longs, amalgame de syllabes étrange, surutilisation d’apostrophe. Tous cela fait que j’ai de la difficulter à retenir les noms de rue. Heureusement que les noms des îles que je visite n’ont pas plus de 5 lettres. 

De retour à l’hôtel après mon escapade de Pearl Harbor, je decide d’aller manger au Sports Bar juste de l’autre côté de la rue pour ensuite aller dans un bar « caché » que j’avais repéré par hasard.  Il s’avère être, selon les guides, un endroit intéressant sans trop de touristes même  s’il est a Waikiki. Waikiki? Hey 7 lettres! Ça commence à rentrer.

Côté rhume, je suis encore scrap mais je commence à être habituer d’être scrap. Anyway être a l’hôtel avec cette chaleur n’est pas si réparateur. Le changement de vêtements humides de sueur l’est d’avantage. 

Le shuttle bus m’a déposé  au Sheraton.  Je suis  un peu perdu bien que je sais que je ne suis pas très loin. Le noms de rues me sont d’aucune utilité et je dois me remettre à mon sens de l’observation et mon feeling, à google  map et à…Pokemon Go. Cela à vraiment une utilité ce jeu. Comme si un jeu devait être utile. Si c’était le cas jouer à s’attraper, à « Wittou » ou à se chatouiller n’aurait jamais vu le jour.

Vêtu de vêtements propres, je décide de porter pour la première fois depuis que l’objet est devenu tendance, des flipflops fraîchement achetés. Je sors de ma chambre. C’est quoi cette connerie là? C’est aucunement  confortable, j’ai l’impression que je vais les perdre à chaques pas et je marche comme un pingouin. Heureusement mes déplacements potentiel de la soirée sont limité. Je persiste  et signe. Pingouin ou pas je les porte. 

Pas de chance, mon resto à une file d’attente de 50 minutes. Je suis en plein dans un endroit prisé par les joueurs de Pokemon. Le gens sont assis sur le « green de golf » et utilisent les prises de courant attaché aux palmiers pour charger les téléphones. Certains ont plusieurs appareils avec eux. On est quand même loin de la centaines de personnes qui se réunissent au square Cabot à Montreal. 

Je décide d’aller à l’étage voir s’il n’y a pas un restaurant qui peux m’accueillir moi et mes flipflop. En effet il y en a un. Le pingouin demande s’il y a de la place et on me repond que oui  il y a en a au bar. Je m’installe. On me donne le menu et de l’eau. Je suis assoiffé. Le barman est dans le jus juste à me fournir en eau. Je consulte le menu et porte une attention aux prix…en américain. Je comprend pourquoi il y a de la place ici. Peu importe, je ne suis pas en mesure de faire le tour de la ville avec mon rhume et mes flipflop. Je me farcis un repas à 100$ canadiens ou plus. Je ne veux pas trop le savoir. Je « biiiiip » le vrai montant. Au moins le steak était aussi jouissif que je m’attendais.

Je quitte le resto pour me diriger vers le bar situé à 2 coins de rues. La marche est interminable. Je ne peux pas croire que des gens circulent en flipflop à longueur de journée. Je traverse un autre green de golf. Je profite du port de flipflop pour faire ce qui me tente depuis que j’ai vu ces espaces gazonné. Marcher  pieds nus. J’ai ce besoin depuis que j’ai des gens suivre un cours de hula pied nu. Je m’exécute. Bon, je fais quoi maintenant? Le moonwalk? Une stepette? Du hula? Allons-y pour trois-quatre pas ordinaires. Ce n’est pas aussi jouissif que je croyais finalement. 

J’arrive au bar. Pas trop plein, je perçois la présence d’habitués. Je m’installe au bar et commande. Je me claque 2 bières mais la 2ème n’est que pour la forme. Je feel pas. Ce n’est pas aussi jouissif que je croyais. 

En fait j’ai sous estimé ma condition physique. Difficile de profiter du moment présent. Je dois laisser gagner le rhume pour mieux le combattre demain. Je repars en pingouin, traverse le green de golf, passe devant la gang de Pokémon, passe devant le Sports Bar et le $$$ restaurants. Des endroits que le rhume m’a forcé à laissé du jouissif sur la table. Dire que je me tape un vol le lendemain. Décollage/aterrisage 7 et 8 en préparation.

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