Les « ah » et les « wow »

Je suis en manque depuis 3 jours. Du vent, il me faut du vent. À part l’eau salée Maui à cela comme matière première. Du vent. Il est toujours là et je l’aime. J’ai manqué d’air frais à Oahu mais ici j’ai de la climatisation et du vent.  Je regarde mes palmiers plier l’échine face à ce vent et je me doute bien que les Guay-Lemay priorisent Maui pour leurs voyages de véliplanchiste à Hawaï.

Je n’ais pas vu  de véliplanchiste mais j’ai vu des surfer à Honolulu durant ma courte marche sur la plage. À une certaine époque le surf  me fascinait, me faisait rêver, représentait une certaine liberté. L’amalgame plage, surf, bikini et feux de camps sur la plage est puissant. Pensez au film Karaté Kid. 

Nous au nord du nord le surf était une autopie. Je suis porter à dire que ce n’est plus le cas. La coolness s’est dissipée . Faire du surf il y a 15 ans méritait un « wow ». Maintenant ça mérite un »ah ». Juste à l’ONF, il y a plus de surfer que de joueurs de pétanques. J’en compte au moins 4. Il y avait une boutique de surf sur ma rue il y a quelques années et la banlieu possède des complexes de surf intérieur. L’image de surfer est descendu de son piédestal dû a son accessibilité. 

Le coup fatal à été quand j’ai su qu’on en faisait à Halifax. J’y suis allé. C’est documenté sur ce blogue mais j’pas sûr que je veux lire cela qui à été écrit il y a plus de 10 ans. « Wow » ce blogue à de l’âge.  Il y a au de-là de 350 textes. Pour un profesionelle de l’écriture ça vaut un « ah » mais pour moi à l’ortographe déficiente, à la structure inconsistante et aux réflexes de détection de fautes plus lent qu’un vieux en marchette, je me donne un « wow ».

Évidement de voir un surfer  attaquer une grosse vague est impressionnant et tu te sens minable face à cette force de la nature incontrolable mais on parle ici de professionnel. Eux méritent un « wow ». 

Pour les habitants de l’Île être surfer est sûrement comme dire que tu joue au hockey. J’ai réalisé  cela quand j’ai entendu un chaufeur de bus qui disait qu’il faisait du surf mais plus maitenant. Il était loin de l’image qu’on se fait du surfer c-a-d six pack, cheveux blond et gros paquet.  Il parlait de surf et j’entendais une humilité au bord de l’indifférence. Un « ah ». Comme quand je dis que j’ai jouer au hockey jusqu’a pee-wee. C’est un « ah ». Ça vaut même pas la peine d’en parler à moins que ce soit vraiment pertinent dans la conversation du moment.  Le « ha » disparaît  quand la personne à joué  junior majeur. Là il y a du « wow » potentiel. Sur l’Île, je ne sais pas le niveau de surf que tu dois avoir pour que les locaux te servent un « wow » 

Le surf tire ses origines d’ici et est pratiqué depuis plus de 200 ans. C’est donc un sport ancré dans la culture hawaienn qui a ses légende et son folklore. Tel que ce gars qui a surfer une vague sur une distance de plus de 1 mile.  Je croyais à tort que le surf était californien. 

Sur ma plage de Maui il n’y a aucun surfer. En fait l’occupation de l’eau est absente, je compte moins de 5 bateaux devant chez-moi. À droite une colline aligne une dizaine d’éoliennes. Deux  parc d’éoliennes fournissent plus de 30% de l’électricité de l’Île. 

Dès mon éveil suite à ma première nuit, je vais profiter de la piscine. Ce n’est pas dans mes habitudes mais là…aussi  bien rentabiliser l’investissement que j’ai fait dans ce voyage. Je passe ensuite le reste de l’avant midi à me débarasser du maudit Mokulele Airline. Pas moyen. Je vais devoir faire un « Island Hop » sur un Cesna qui vole 95% du temps au dessus de l’eau mais qui n’a pas de flotteur. J’étais prêt à laisser tombé Big Island mais pas moyen d’annuler mon hôtel. Je me serais bien vu rester à Maui dans mon condo. Condo qui se mérite amplement un « wow ». 

Je décide d’aller prendre le bus et d’explorer un des villages. C’est bien cool de passer par la plage mais marcher dans le sable ce n’est pas très efficace  et le sol est en pente en plus. Je décide de passer par la route. Je suis pas mal surpris de l’absence de trottoir. C’est super résidentiel et selon moi les trottoirs  devraient  être fait par défaut. De les omettre pour des raison budgétaire est con. Dans le code de la sécurité  routière le piéton a toujours priorité. Cela devrais aussi se refléter sur les infrastructures. Tu dois protéger les piétons. La marche est le déplacement le plus primaire. C’est celui des enfants, celui des ainées et celui des pauvres. 

Je me rends donc à l’arrêt qui est situé devant le ABC store. Je colle la haie le plus possible et même à cela je suis limite dans le chemin. Heureusement la distance à faire n’est pas très longue. 

Mon bus arrive. Je me suis fais expliquer où aller mais comme d’habitude c’est trop détaillé  et rapidement mon cerveau est tombé en mode  » biiiiiiip ». Je monte à bord du bus climatisé. Quand tu ne sais pas trop où tu vas tu ressens  toujours un moment de panique lorsque le bus quitte sa ligne droite. Tu as peur de te retrouver  à l’autre bout du monde isolé de la civilasation. Évidemment le dit bus quitte sa ligne droite. Immédiatement mes sens de superhéros urbain embarque. J’ai la main prête à tirer sur la corde. J’observe les autres passagers. Ils ont tous une face de « ah ». C’est sûr! C’est des locaux. Ils savent où il vont. 

Mon super sens urbain analyse la situation. Tant qu’il y a des commerces je ne  tire pas la corde. De plus, la distance de l’océan n’est pas critique. Dans mon plan il la longeait tout le trajet. Le bus entre dans un stationnement de centre d’achat et  recommence à aller dans le sens prévu bien que trop au nord. Ma main prête à tirer la corde peut relaxer un peu. Quelques coins de rues plus loin le bus retourne vers l’océan et poursuit son chemin dans le sens escompté.  Fausse alerte. Je peux relaxer. 

Que d' »aventure »! Raconter cela à un abitibien qui ne prend plus le bus depuis le primaire je mériterais   un « wow » de sa part. Raconter cela à usager régulier du transport en commun je vais me faire servir un immense « ah »…..bien mérité. 

Advertisements

Une réflexion sur “Les « ah » et les « wow »

Les commentaires sont fermés.