Je me hais

Une des choses que j’aime le plus de moi-même c’est que je ne suis pas insistant dans certaines situation préférant garder cela simple. Une des choses qui m’énerve de moi-même c’est que je ne suis pas insistant dans certaines situation préférant garder cela simple pour les autres en me compliqué la vie pour moi-même.

Mon arrivée sur l’ile de Hawaï communément appelé Big Island car c’est la plus grosse des six iles commence un peu en cave. L’avion atterris et se positionne à un terminal à part du principal. Nous sommes un peu dans un pattern « Do it Yourself ». Par exemple on sort du Cesna, passe la clôture et nous nous retrouvons face à un charriot où sont placé nos valises. Personne nous dit rien. Je peux prendre ma valise? Moi et les autres passagers nous nous regardons avec des points d’interrogation dans les yeux. Ha pis fuck je prend mes affaires.

Le terminal est désert. Je m’informe sur la possibilité de prendre un shuttle bus vers mon hôtel. Sur le comptoir c’était écrit qu’ils répondaient aux questions concernant les shuttles. Je pose donc une question sur les shuttles. La fille me regarde comme si j’étais le premier touriste de l’histoire de Big Island à poser une question sur les shuttles. Je me fais revirer dans mes shorts. Bon, je vois un taxi de stationner là-bas. Je le prends.

La connerie dans tout cela c’est que avec mon expérience il y avait de fortes chances qu’il y ait un terminal plus gros et plus élaboré juste à coté et qu’a ce terminal il y ait des services de shuttles. J’avais juste à insister un peu et demander plus de détails. Toutes mes suppositions auraient été confirmées. Mais non. J’ai reviré mes short du bon coté, rien chalenger et j’ai embarqué dans un taxi 3 fois plus cher. Je le savais pourtant car j’ai un instinct plus fort qu’un animal. Je me hais.

La séquence de mauvaises planifications d’hôtel se poursuit. Sur le premier je n’ai pas porté attention au mot suite, le deuxième au mot condo et sur celui là c’est le mot resort. Je m’étais arrêté au mot Sheraton me disant que je serais bien situé car les Sheraton que je connais sont souvent downtown. Être downtown est mon critère numéro un. Je voyage seul, ça me prend de l’animation autour de moi. Pour mon choix d’hôtel je suis à deux sur trois coté confort mais je suis à un sur trois coté localisation. Je me hais.

La surprise d’avoir quitter l’Amérique pour l’Océanie était passée mais voilà qu’une autre de mes fiertés prend le champs. Pour la première fois je suis dans un resort et cela bien involontairement. Évidemment j’aurais dû comprendre que si c’est écrit resort, c’est un resort. Je ne peux plus dire que jamais je ne suis allé dans un resort. Je me hais, je me hais, je me hais.

Ce qui m’a marqué à mon arrivé sur l’ile c’est l’absence de verdure. Durant le trajet aéroport-resort en taxi 3 fois trop cher en US, je remarque le foin jauni. Il y a un sol rocailleux de couleur noire. C’est le résultat des coulés de lave. J’apprendrais plus tard que la verdure est de l’autre côté de l’ile.

J’arrive à mon resort. L’entrée est majestueuse, la vue incroyable. Je voulais de l’animation? L’immense piscine est remplie d’enfant, de parents, de fille en bikini et surement d’homme en speedo que je ne remarque jamais. Ça cri, ça rit, ça splash, ça glisse et dans quelques minutes, ça mangera un burger et boira une bière au bar en regardant les Olympiques.

C’est bien le fun les entrées majestueuses, un coin piscine avec glissades, tunnel, chutes et spa et plein de joie mais le quartier il a quoi a offrir? Fuck all.

L’hôtel a pris le contrôle de l’océan. Il n’y pas de plage et au de-là de l’hôtel l’accès à l’eau est aussi compliqué que l’accès à l’eau à l’Est du pont Jacques Cartier c.-à-d. nulle. Il n’y a pas d’ABC Store, pas de petit bar et pas de resto. Le resort veut tout mon argent et il refuse que je le partage avec d’autre. Même pas moyen de me commander une pizza car personne ne livre là. Condamné à manger leur nourriture trop chère ou à faire preuve d’imagination et de planification digne de la pire germaine. Heureusement il y a un pseudo dépanneur dans l’hôtel et il ne ferme pas à 17h. Sans dépanneur j’aurais sauté dans le premier Mokulele et retourner à Maui sur le champ.

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