Faire partie de la gang

J’ai une job de geek, je travaille avec des geeks mais je ne suis pas un geeks. Je ne travaille pas vraiment avec de vrai geeks mais aux yeux des gens qui ne comprennent pas ma job nous sommes tous des geeks. J’essaye de m’éloigner des geeks. Premièrement parce que j’en les côtoie 8h par jours. Deuxièmement parce les organisations ont tendance à vouloir nous isoler des autres corps de métiers et troisièmement parfois les conversations de geeks ne sont pas très rassembleuse. Débattre sur l’utilisation du « this » dans une fonction JavaScript n’est pas super le fun à écouter.

Je préfère côtoyer les gens de markéting, de contenu, des RH, du légal ou la gang de fille là-bas qui sont dans je ne sais pas trop quel département. C’est comme si j’étais dans la mauvaise gang. Je dois donc aller régulièrement roder dans les autres départements afin de maintenir une diversité sur mes contacts humains au sein de l’entreprise.

La seule fois où je me suis vraiment senti dans la gang des geeks c’est il y a deux ans au Pycon. Un congres où des gens de partout au monde était à Montréal. Trois jours intenses à côtoyer des gens qui font la même job que toi. Des geeks du code. Trois jours à entendre des conversations sur des concepts qui reflètent ta réalité professionnelle. Ça jase informatique aux repas, aux pauses, aux toilettes, aux 5 à 7, aux aires de repos et surement dans leur chambre à coucher. Trois jours entouré de centaines de personnes de Google, Facebook, Amazon, Twitter, d’entreprise obscurs pas si obscur que ça ou de futur géants de l’internet.

Lors de la troisième journée les geeks m’ont eu à l’usure. Je convergeais vers une présentation en même temps qu’une soixantaine de mes pairs passe d’accès au congrès accroché dans le coup et sac à dos…dans le dos. À ce moment précis je me suis dit « OK là je suis dans la gang des geek et je fit ».

Pourquoi a ce moment précis? Je crois que c’est la marche. La marche en groupe à un effet sur toi où tu deviens un membre entier du groupe. Marchez dans une manifestation et le sentiment d’adhésion au groupe augmente avec le rythme de la marche. Je l’ai vécu lors du printemps érable. D’ailleurs je réalise que c’est exactement ce que César The dog whisperer fait avec ses chiens à rééduquer. Il les fait marcher en meute. Wow je viens de m’auto-donner une épiphanie.

Je suis de retour à Maui pour la dernière portion de mon voyage. Je retrouve mon ile d’arrivée. Je me suis souvent demandé s’il y avait une rivalité entre les iles. Genre « nous on est plus hot que les gens de Big Island ». Comme celle entre VD et Rouyn ou celle entre Ottawa et Hull. J’ai interrogé des guides sur le sujet mais je n’ai pas eu de réponse satisfaisante. Par contre j’ai pu observer qu’il y avait une chose qui réunissait les iles. Un quelque chose qui permet aux gens de démontrer qu’ils font parti de la gang sans avoir à faire une marche intense en meute. Ils n’ont qu’à faire ce petit signe de la main qu’ils nomment le « Hang loose ». Tu fermes le poing en gardant sorti le petit doigt et le pouce et tourne le poing en faisant un va et vient rapide. Le « Hang loose » est servi à toutes les sauces. Pour un salut, un tout est parfait, un au revoir. Quand des locaux se croisent en voiture et qu’il se font un contact visuel tu remarques le « hang loose » avec la main qui est sur le volant. J’ai observé que parfois cela frise le tic nerveux. Il est parfois très visible et parfois subtile.

Mais avant que les iles adopte le « hang loose » tous ensembles, les iles ont été rivaux. C’est un roi qui a unifié les 6 iles de l’archipel. Hawaii fut donc une monarchie avant d’être annexé aux USA. J’avais comme un peu compris cela car le terme queen, king et princess est assez présent dans les noms de rue.

Stupidement ou trop influencé par les cartoon de Bugs Bunny je croyais à une monarchie assez primaire style les Naboo de Star Wars ep.1. Quelque chose où le roi porte un ananas comme chapeau et la reine des coquillages 34B comme haut de bikini.

La visite du palais ʻIolani m’a démontré totalement le contraire. Le palais, les vêtements, le mobilier, la vaisselle, c’est du chic. Tu entres dans le palais et tes préjugés en prennent un coup. Dam you Chuck Jones et George Lucas.

Comme c’était mon deuxième séjour à Waikiki, j’ai une meilleure connaissance de l’état des lieux. J’ai trois objectifs. Aller au centre-ville, grimper Diamond Head et profité de la plage. Depuis mon arrivé dans les iles je les ai plutôt regardé de loin. J’ai quand même pris la peine de me tremper les pieds dans l’océan sur chaque iles.

Je commence voir des choses que je ne remarquais pas à mon arrivé il y a 10 jours. Par exemple le soir sur la page je suis un petit moins fasciné par le skyline de la ville ce qui me permet de remarquer les sans-abris qui s’installent pour une partie de la soirée ou de la nuit. À l’abris du flot des gens qui marchent sur le trottoir et de leurs regards, ils s’installent pour dormir derrière les kiosques de la plage ou les différents endroit de stockage de surf, chaise longues, etc.

Il y a aussi ces gens qui se promènent dans l’eau déserté des baigneurs et cherchent je ne sais quoi dans le sable à l’aide de lampe de poche. J’ai trouvé aussi le coins des prostitué dans Waikiki, l’édifice que l’ont voit dans Hawaï 5-0, un Hooters, un bar de blues, la statut du Duke la légende du surf, la statut de la danseuse au repos de Tuck Langland et un autre bar gai. Encore une fois je ne suis pas dans la bonne gang. Note à moi même, quand les serveurs d’un bar sont en chest il a de bonne chance que la chaleur sert de prétexte. Il a un pattern, rappelle toi le Black and Blue 2001 Eltobito.

Lors d’une de mes marches nocturnes je passe devant les rares abris qui sont éclairé le soir sur la plage. Un groupe d’homme sont assis et jouent aux cartes dans une et se sacre pas mal de la vue. A l’opposé, dans un autre abri des gens observent attentivement le spectacle océanique. Je fais quelques arrêts en prenant bien soin de laisser involontairement des fruits de mers vivant envahir mon sac à dos. Dans un contexte Montréalais je serais en panique mais en voyage les bibittes m’énervent un peu moins…un peu.

Je croise un autre abri près de mon hôtel. Il y a un seul gars. Il me regarde, je le regarde. Il sort la main, le pouce, l’auriculaire. Il me fait un « Hang loose ». Ca y est! Je suis un de la gang!

P.S : Afin de ne pas me faire kicker out immédiatement de la gang je ne lui ai pas rendu la pareille car j’aurais du regarder ma main, placé les doigts à l’aide de l’autre main et finalement faire le « Hang loose » 5 minutes après. Pas full naturel mettons!

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