Le trio orange, brun, brique

C’est plate. “Boooooring” comme disent les Simpsons. Je me dit cela depuis Janvier. Les fins de semaine sont correct mais les semaines sont vraiment ennuyantes.

Fait froid. Fait noir à 16h. Tu arrives chez-vous à 18h dans un petit rectangle où le trio “mur orange, mur brun et mur de brique” domine. Un trio qui il n’y a pas si longtemps était cool. Un trio qui faisait dire à tes rares visiteurs que tes choix de déco étaient cool alors que tout cela relève du hasard.

Tu t’assois sur un divan merdique juste pour observer encore plus ce maudit trio devenu inintéressant. Tes rideaux s’accordent avec le reste mais encore là c’est juste du hasard. C’est grâce à l’oubli du gars qui habitait le loyer il y a 4-5 ans et tu t’es dit que tu vas sauver 60$ de rideau en l’utilisant. Il y a d’autres couleurs comme le bleu de ta chambre mais elle est constamment dans la noirceur parce que tu ne fais que dormir dans cette chambre où l’air circule moins bien qu’une Honda Fit sur Décarie à 8h. À quoi bon allumé la lumière a part pour passer la balayeuse une fois par 2 semaines….je veux dire une fois par mois…je veux dire quand l’omniprésence de boule de poussière dépasse largement ton seuil de tolérance qui est parmi le plus élevé qu’une personne peut avoir.

Comment vaincre cet ennui mortel représenté par le orange, brun, brique que seul moi suis en mesure de le battre. Il y a plein de solutions. Je n’ai pas de dettes, un compte en banque qui se fiche des fins de mois, un bail qui achève, un chat facilement transférable. On ne se parle jamais anyway et nous sommes en guerre pour savoir à quelle fréquence il faut nettoyer la litière. Trop de crotte, pas assez de garnotte, mauvaise marque, un rien l’envoie chier dans ma salle de bain sur le tapis. Je considère sérieusement d’aller chier dans la sienne en signe de défie. Tu vas voir que ça se joue à 2 cette affaire là.

Il y a la solution, je me débarrasse du trio et je déménage. M’acheter quelque chose. Plus de brun, plus d’orange, plus de briques fourni par le propriétaire du logement. Je pourrais ainsi devenir plus adulte. J’utiliserais le mot “mon” sans arrêt. Ma cours, mon patio, mes armoires, ma poigné de porte, mon placard. Je pourrais cesser de ne rien posséder. Fini le pattern du jeune de 20 ans qui arrive dans son premier appart avec la vaisselle du chalet, le divan du sous-sol et les poêles de grand-maman. Peut-être que les gens seraient plus intéressés à venir me voir et moi je deviendrais peut-être plus accueillant.

Autre moyen pour vaincre l’ennui serait de me débarrasser de mon trio ainsi que de ma sécheuse qui ne match pas avec ma laveuse, de mon frigo bruyant, de mon poêle sale en permanence, de mon bureau et de ma table remplis de courrier pas ouvert. De ma bibliothèque Ikea avec le fond décloué. De mon snowboard inutilisé, de mes skis de fond, de mon sac de golf dont les têtes des fers s’envolent au moindre swing. Arrêter d’écouter RDS qui répète 100 fois les même théorie sur le CH. Devenir sans domicile fixe. Repartir à zéro. Vivre comme en 1999, à mon arrivé à Mtl, avec 20k par année. Trouver que 100$ c’est beaucoup d’argent. Sortir de ma retraite d’autostoppeur.

Bien que ses 2 solutions aient plein d’avantages, la première m’amène trop dans la normalité des gens qui font parti de mon environnement social et celle de repartir à zéro est nulle car tu ne peux pas REpartir quelque chose qui n’est pas parti.

Bon ok, oui j’ai parti des choses. 15 ans de karaté, pratique et enseignement, mais c’est terminé depuis longtemps. J’ai n’ai même plus mon instructeur. J’ai démarré une carrière de 20 ans en informatique mais c’est assez banal, à la limite facile. Si j’avais eu une carrière de 20 dans une cuisine là ce serait digne de mention. La chaleur, le stresse, les clients pas fins, les horaires atypique, les brulures, assorti d’un salaire pas toujours représentatif des tes efforts.

L’autre chose que j’ai démarrée et qui a une certaine longévité c’est ce blogue. Cela a commencé en 2004 de façon anodine avec le détournement d’une app du nom de systemeK2 que j’avais développé avec mes buddy Nic, Ben, Cguy. L’app avait comme but de nous rendre riche ou aux alentours de cela.

Cela fait donc 13 ans que ce blogue vie plus ou moins intensément selon les années. 355 textes, 200 pensées du jour, 60 comic strip et bien des heures de sommeils envolés. Ce blogue qui devait durer 2 semaines en est à sa 13eme année (avec une longue pose) en grande parti parce qu’une Dubois a dit aux Paré ses amis, 2 personnes que je connaissais à peine, de lire mes trucs. Le fait que 2 personnes que je connaissais à peine s’intéressent à mes textes m’a donné le gout de continuer. C’était comme mes premiers clients qui n’étaient pas ma mère, ma soeur ou mes amis que je côtoyais quotidiennement.

Le systèmeK2 est mort, les Paré ont autre choses à faire que de lire mes niaiseries, les milliers de lecteurs que j’aurais jamais aussi, le rythme d’écriture est annuel et l’inspiration est parfois déficiente. Peu importe, je persiste et signe. Voilà où est mon salut.

Ce trio orange-brun-brique a besoin de ne plus me voir la face. Cette face a besoin de voir de la nouveauté. De la vrai nouveauté. Elle a besoin de dépaysement. De délaissé le continent américain. De toute façon, nos voisins ne sont pas très accueillant ces temps-ci. Il est temps de rien comprendre de ce qu’on me dit, de parler avec des signes, de commander de la gibelotte sans le savoir et d’avoir des haut le coeur parce que je suis moumoune sur la bouffe.

Il est temps de me faire peur à moi-même en ré-affrontant ce manque d’inspiration vécu l’an passé malgré le fait que j’ai vraiment aimé Hawaii. Voyons voir ce que ça va donner. Il faut que je me surprenne. Il faut que je tombe en amour avec mes angles choisis. Il faut que je finisse ce voyage aussi vider que je l’ai été après NOLA. Sentir que je ne peux pas répondre à la question “Pis ton voyage?” car toute tes impression les plus profondes ont été écrit et que tu n’as plus de jus. Tous cela pour 40 lecteurs qui liront 30% des textes dans le désordre. Pas grave, si je touche un Paré alike version 2017 je serai content.

Le pigeon, l’écureuil et le raton

Après quelques années de côtoiement c’est inévitable. Cela arrive aux Français, aux anglophones, aux Syriens et même aux Abitibiens qui s’expatrient de leur région. Ça s’entend. Certains résistent mais la résistance est futile. Un jour ou l’autre, l’anglophone va saupoudrer ses discussions de termes bien québécois francophones. « There’s a lot of bébitte in the park ». Le Français va enrichir ses jurons d’ « ostie » et de « calice » et va utiliser le mot « fucker ». L’abitibien va adoucir son parlé en délaissant les moé, toé et les mots en « oir » sonneront moins comme « wèèrr » et davantage comme « wouar ».

Parfois un moé refait surface et tu te fais la moue en t’entendant parce que tu as perdu l’habitude. Ma sœur s’est fait niaiser avec son accent quand elle a atterri dans son école d’Outremont. 3 mois plus tard l’Outremont se faisait entendre dans ses mots. Mon ancien collègue était capable de détecter si j’avais été en Abitibi durant la fin de semaine juste à ma façon de parler durant la journée suivant mon retour. Il y avait plus de «wèèrr» que d’habitude.

Par contre il y a des limites à adopter les spécificités de ton nouvel environnement. Je suis encore capable de différencier un sapin, d’un pin ou d’un épinette. Je sais que la Bud, la Bleue et la 50 est brassée par Labatt et que la Laurentide, la Black et la Coors est brassée par Molson. Évidemment je sais c’est quoi du vico et je pleure intérieurement de devoir dire « lait au chocolat » pour me faire comprendre. On ne sort pas tout du gars qui est sorti de son endroit d’origine.

Aimez la page Facebook de ce blogue

Par fierté, taquinerie, vengeance ou arrogance, l’expatrié va utiliser son savoir faire régionale pour démontré sa supériorité en attaquant son auditoire sur un aspect faible de sa communauté d’accueil. « Tu as fait du camping? Qui a parti ton feu! Tu as pris 3 ou 4 douches par jours!» Ce genre de vacherie démontre qu’il considère que certains aspects sont dans sont ADN et que jamais il se fera contaminer comme l’a été sa façon de parlé.

En ce qui me concerne, mon ADN qui ne peux être contaminé est la faune. Je l’ai côtoyé et j’avais un accès direct et régulier aux animaux présent dans le nord ouest. Tu me dis faune je te dit ours, orignal, lynx, renard, moufette, hibou, porc-épic, lièvre, hérons, aigle, huard. J’en ai vu souvent, j’en vois encore quand je rends visite à mes parents et je sais quoi faire quand j’en rencontre. Un porc-épic ne lance pas de pic, un huard ce n’est pas un canard et si tu vois beaucoup de lièvres durant l’année attends toi à voir beaucoup de renard l’année suivante.

Il y a quelques jours mon ADN en a prit un coup. Décidé à atteindre mon objectif de 10000 pas par jours, je décidé de marcher du centre ville de Montréal jusqu’à mon domicile au lieu de prendre le bus. Il est 22h et donc la noirceur est tombée. Mon trajet longe majoritairement le canal Lachine. À cette heure, les humains se font plutôt rare et tu as une vue magnifique sur le panoramique urbain de la ville. La première partie du trajet se passe assez calmement. Je croise quelque cyclistes, un gars pas trop clean et un groupe qui semble regarder un couple qui french. Je compris plus tard qu’ils regardaient plutôt les feux d’artifice et que le dit couple était dans leur champ de vision. Fausse alerte à la bizarrerie.

Je traverse le canal pour la suite de mon parcours. Je longe maintenant le coté sud du cours d’eau. C’est a ce moment que je commence à entendre plein de bruits bizarres. Chaque bruit me fait tournée la tête d’un coup sec. Je réalise qu’en étant près du canal cet endroit calme de la nuit était propice à croiser des animaux. La faune reprend ses droits. Chaque son me provoque une pensé dans ma tête. Est-ce un raton-laveurs, un ouaouaron? C’est quoi que je vois là sur l’eau? Une roche, un cadavre? Ça bouge là ? C’est blanc et cela a un grand coup. Une oie? un cygne? Je ne comprends plus rien et soudainement cela me frappe en plein coeur. Mes interrogations fauniques sont aussi farfelues que celles d’un montréalais. Et le pire dans tous cela c’est que mon premier réflexe en réalisant que la faune avait repris ses droits n’est pas de penser à des lièvres, des porc-épic ou des renards. Non! J’ai trahi mon AND. J’ai été contaminé par mon environnement. Maintenant quand je pense à la faune je pense à Raton-laveur obese, écureuil plein de poux et pigeon qui te chie dessus. Tu ne penses pas aux rats Eltobito? Eille pars moi pas là-dessus.

À chaque pas

À quelques reprises ces derniers jours on m’a demandé, « Pourquoi Denver? ». Parce que cela existe… »Tu vas faire quoi? » Sais pas trop…Chiller? Rien de précis à part l’heure d’arriver et l’heure de départ. Le reste c’est du menu fretin. Impressionne moi Tobie. Je veux m’impressionner moi-même. En voyage c’est facile. Chaque pas que tu fais comporte son lot de nouveautés, chaque regard que tu portes, chaque contact visuel avec une personne, chaque km que tu parcours.

Mais d’où viens ce gout de partir? Dans mon cas ce gout de partir en voyage est apparu vers l’âge de 10 ans. J’ai passé ma jeunesse avec des ados. Le karaté est un sport d’ados et moi j’étais de toutes les activités que mes parents organisaient pour l’école de karaté. Années après année j’étais là entouré d’ado à observé au début, participer ensuite et redevenir observateur à la sorti de l’adolescence.

Ça y allait par vague d’ado. Par génération. Par petit groupe qui commençait la pratique en même et avançait en grade au cours des années.

Un jour tu devenais une verte, une bleue, une brune tous en devenant de plus en plus ados, prof et cool. Des noires? Des noires ados ça a commencé avec ma vague. La catégorie n’existait même pas dans les tournois.

Quand le temps d’aller au cégep arrivait, la vague des cools, laissait sa place à la vague suivante qui devenait cool aussi. Le cégep était le cimetière des karatékas. Le jeunes quittaient la ville pour étudier ailleurs ou commençaient à travailler à la mine et faire de l’argent. Je les aie tous vu passer les uns après les autres. La gang la gang à Christiane, la gang à Robert, la gang des Bienvevue, la gang des Stéphane, notre gang, la gang à Mélanie puis la gang à ma soeur. Toutes ces gangs ce sont faites amené par mes parents a quelques part. New York, Toronto, Acapulco, Porto Rico, Panama, etc.

Dans la gang à Robert (je les mélange p-e un peu. Ça se chevauchait d’une gang a l’autre) il y avait une fille qui a décidé un moment donnée de partir en Europe et en Asie. Je ne devais pas trop comprendre les tenants et aboutissants mais j’ai compris qu’elle partait loin et longtemps. Voilà mon critère de voyage. Loin et longtemps. Bon ok, disons que le longtemps pris le bord ses dernière année mais je perd pas espoir. Never give up…

Cet ado ou jeune adulte a mis dans ma tête cette idée qui a germé dans ma tête et elle ne le sait même pas. C’est là que je me suis dit que j’aimerais un jour faire pareil…Idée en 1980, 1er voyage loin et longtemps en 1997…Never give up.

20 ans à me dire « Moi aussi un jour » ou me dire « Allez le branleux, fais le! ». De 18 à 27 ans chaque fois que quelqu’un me disait qu’il partait en voyage c’était comme un couteau a la lame de métal en fusion qui faisait des vrilles dans cette plaie ouverte de plus en plus grande.

Mais je suis pas si pire coté procrastination. L’ado a l’origine de mon « loin, longtemps » a prit 15 ans avant de sortir avec mon cousin qui était de la gang à Christiane et 20 ans de plus pour qu’ils se marient ensembles. Never give up!

Bien que je sois parti loin et longtemps qu’à l’âge 27 ans, j’ai quand passé par l’étape de partir pour la première fois avec des chums, sans les parents, en voiture. Considérant que mon chum avait déjà fait des tonneaux avec cette voiture, il y avait quand même un petit stresse.

Deux ans avant ce voyage, nous étions les plus grands fans de David Lee Roth. Nous écoutions Musique Plus sans cesse pour espérer voir le clip Yankee Rose et/ou voir…Marie Plourde. Nous nous étions promis que si Dave venait un jour à Montréal nous irions voir son show. La nouvelle tomba. Il sera en show à Montréal au début Aout 1988..2 ans d’attente. Never give up.

Fraichement graduer, les parents de un nous prêtent la Ford Tempo, les parents de l’autre nous donne les clés de leur 2eme maison à Deux-Montagnes. Je me demande bien comment nous avions réussis à avoir des billets. Pas d’internet, pas de guichet Admission en Abitibi, un numéro 1-800 toujours occupé, pas de carte de crédit, pas rien. Voir un show à Montréal à cette époque était un exploit pour un abitibien.

Ce fut le voyage des premières. Premier voyage sans parent, première traversé du parc La Vérendry au volant, premier show rock, première glissade d’eau, première fois qu’un de nous conduit sur l’autoroute. Le cordon était coupé et rien n’allait nous arrêter. Sans oublier LA première de toute les premières. Première fois au Forum. Je vais mettre les pieds dans le temple de Maurice. Wooooooo!

Autre première, première fois que je me plaignais que nous rentions trop tôt. Après le show j’étais près à affronter la Sainte-Catherine. Les gars étaient plus en mode retour à Deux-Montagnes. Come on les boys! Le monde nous appartient. Nos souliers commencent à voyager. Il faut les lâcher lousse et les laissé nous mener vers le chaos…Rien à faire pour les convaincre. On s’en retournais avec nos oreilles qui sillaient et notre petit bonheur vers la maison de Deux-Montagnes

Arrivé à la maison on ouvre la télévision…Johanne Blouin pleurait au bulletin de nouvelle. Le décès de Felix Leclerc faisait la une des bulletins.

https://dailymotion.com/video/x2db5ut

Juste une brosse

Maintenant que la Saskatchewan est tombé au combat, je me dois de trouver un point d’atterrissage. Facile, Fargo! En fait Fargo représentais le deuxième endroit à voir dans mon voyage. Il vient de passer en 1ere place. Cela adonne bien, mon projet s’appelle « Un Mexique, un film, une brosse » et Fargo représentais le film. La seule raison pourquoi j’avais décidé de passer par là et d’arrêter est liée au fait que j’ai vu le film du même nom. Je pourrais aller louer une voiture chez le même concessionnaire meurtrier ou visiter l’endroit où la femme est passée dans une déchiqueteuse à branche.

Ok cela regarde bien. Fargo : le film, Denver : la montagne, Austin : la brosse, Juarez : le Mexique. Un brouillon de projet intéressant. L’ennui de tergiversé étant dans les parages et afin de m’empêche de « choker » par lassitude d’analyse, j’ai acheté mon billet d’avion sans savoir quand je reviens et comment je combine les déplacements en voiture, bus et train pour le reste. Buy NOW!

Je prends un break de planification de 24h. C’est maudite vacances m’énerve tellement. Je devrais juste les travailler je serais plus serein.

Malheureusement ces 24h tuèrent mon « Un Mexique, un film, une brosse ». Je commençait à l’aimer ce nom. Décidé à finaliser toute la patente, je voyais le mur arrivé. Il y a du sable dans l’engrenage de mon trajet et je n’ai pas le choix. Je dois lâcher le Mexique. L’effet domino fait le reste de la job. Plus de Texas, plus d’Oklahoma…Like I care about Oklahoma. C’est juste que stratégiquement le train qui m’intéressait commençait à cet endroit. Ouais les track de chemin de fer ne connectent pas vraiment ensemble à ce que je comprend. Dommage mon expérience NOLA-Memphis de l’an passé m’avait emballé. Tout est a recommencer.

Plus de Mexique et plus de titre de projet. « Un film, une brosse » c’est poche comme nom. Il est où le dépaysement là-dedans. Y ‘a pas de Bourbon Street là-dedans. Pas de langue étrangère. Pas de latina. Pas rien.

Reste Denver et Fargo. Je me rappelle soudainement comment j’aime la montagne. J’ai exploré les Andes a souhait et mon premier contact avec les rocheuses canadienne m’a éduqué sur ce que sont des montagnes. On est loin du Mont Vidéo. Voilà! Je l’ai mon thème. Fuck le grand T de l’Amérique. Je voulais faire mon puriste en dessinant une belle ligne droite de Regina à Oklahoma mais ca marche pas cette affaire.

Maintenant que je viens de décider de me concentrer sur les Rocheuses rien ne m’arrête. Je regarde Fargo et je dis non! Je drop Fargo. Fuck le 200$ de pénalité. Je vais arrivé à Denver et repartir de Denver. Mon « Un Mexique, un film, une brosse » n’est plus qu’une brosse. Je termine ma planification. Finalement si je respecte le Xième et dernier plan, ce voyage va plutôt ressemblé a « Un film, une roche, un Yogi l’ours »…Je verrais sur le terrain.

Oui mais l’exotisme? Crois moi les Rocheuse ça « l’exote ». Elle est où la brosse? Elle est toujours là elle. Prête à ce faire cueillir comme une rose, toute douce, toute cute. Elle aime se faire cajoler et ne demande qu’à ce faire vomir….Check moi bien aller man!

Régler le cas de la Saskatchewan

Source : http://www.travelwithchris.ca/

Signe que je suis « passif » ces derniers temps, un pattern que je croyais disparu à jamais a refait surface. Ce pattern qui me donne une relation amour-haine avec les vacances. Ce niaisage, cassage de tête, jonglage, « insécuritage » est revenu me hanter. Je l’avais pourtant frappé solide dans les parties l’an dernier. J’avais mis fin à toutes ses années d’indécision. Je m’étais dit une série de « de la marde » pour enfin sacré mon camp vers la Nouvelle-Orléans. J’avais ajouté un autre « de la marde » pour poursuivre à Memphis. 200$ de pénalité? De la marde.

De la marde les finances, de la marde mes règles secrètes, de la marde l’analyse, de la marde tout. Faisait trop longtemps que j’abandonnais, par écoeurement de tout analyser mes options. Je finissais avec un « «de la marde » généralisé et poche en me disant « Je reste ici et j’irais à la plage urbaine »

Le pattern détruit (je croyais), les finances correcte et l’éligibilité du « congé extraordinaire » de la job acquise, je me dis, « Héhé ca va être facile »…Ta-bar-nac.

Je voulais choisir parmi mes quelques « j’aimerais aller là » acquis au cours des dernières années. Le « fun » à commencer là. J’essaie d’organiser et me voilà avec plein de contrainte tel que : trop de préparation, trop d’avion, trop de dengue, trop de réservation d’avance.

Fuck les « j’aimerais aller là » de ma liste mnémonique vieille de 10 ans. Je sors le plan B. Ouais ca fait quelques années que je fais du plan B. Il est vidé. Plan C! Ouias je n’ai pas de destinations dans mon Plan C. Elles étaient toutes dans le Plan B.

Autre stratégie, trouver un but à ces vacances de merde. La destination apparaitra une fois le thème trouvé. Ha voilà! Le dépaysement et le chaos. Où est-ce que je peux avoir du dépaysement en Amérique du Nord et que je n’ai pas vu encore? Voilà! L’Alaska. Considérant que le chaos arrive la nuit, se retrouver dans un endroit où il fait clair environ 20h par jour, je risque d’être déçu. Pas grave, j’ai mon dépaysement. Je commence l’analyse et je réalise que le cout de l’hébergement est salé. Je ne pourrai pas rester trop longtemps. Ca ne marche pas. Je veux du dépaysement, du chaos et du temps.

C’est là qu’un « j’aimerais aller là » apparait dans ma tête. Un petit nouveau qui fait surface juste comme ça. Il me fournit mon dépaysement, mon chaos et potentiellement s’insère bien dans l’application d’une de mes règles secrète.

Ho, un souvenir qui revient. J’ai un compte à régler. Une vieille dette que je traine depuis les années 90. J’ai une dette envers la Saskatchewan. Je vais lui régler son cas « dre là ».

Comment ai-je pu avoir une dette avec la Saskatchewan. En la traversant sans m’arrêter. J’ai écouté mon oncle camionneur de Winnipeg. Son « Quand je passe là, afin de passer le temps, je m’amène un livre pour le lire en conduisant. » m’a influencer. J’ai traversé le Canada au complet mais je n’ai pas posé pied en Saskatchewan. Je le regrette depuis. J’ai été prit en autostop au Manitoba et j’ai débarqué en Alberta. A part peut-être 1 ou 2 arrêt dans un Husky’s. D’ailleurs j’ai acheté des actions de Husky’s dernièrement en ayant ce voyage d’autostop en tête. Ça c’est du critère solide pour investir. Warren Buffet serait fier de moi.

Voilà! Je vais partir de Régina. Les idées déboulent. Ça se dessine.  J’ai même un nom pour mon concept. Je l’appelle « Un Mexique, un film, une brosse ». Le brouillon est là. Je recommence à jongler. J’arrive là, je vais là…mmmm non! OK ça et ça…mmmm non. Bon peut-être que si je fais comme ça…non, non, non. Trop de mouvements, pas assez de sédentarité. Je cherche à éviter ce que j’ai fait à la Saskatchewan. Éviter de ne faire que passer.

Je me remets sur la planche à dessin. Google map se fait aller. Je calcul en heure. J’ai les cartes des trains, les prix de location de voitures, les Greyhound. Déjà que mon projet « Un Mexique, un film, une brosse » déroge à une de mes lois secrètes, je dois prendre une grosse décision. Voir la réalité en face. Une décision qui règle que partiellement les problèmes de structure du projet « Un Mexique, un film, une brosse ». Ce qui devait arriver arriva, je dois encore une fois abandonner la Saskatchewan…