Chronique féline 5 – Le Padawan de Papineau

J’ai vérifié dans le champ de fleurs en avant, j’ai risqué ma vie à 2 reprises en allant voir de l’autre côté de la rue. Je suis aussi allé voir en arrière à plusieurs reprises. Rien à faire. Je ne trouve pas Elizabeth.

D’habitude quand je sors en arrière, j’en profite pour niaiser le chien d’à coté. Mes humains se plaignent toujours qu’il ne cesse de hurler. Comme mes humains sont mous et n’osent pas trop exercer leur autorité et être chefs de meute, ils le laissent faire. Je me dois donc, me charger d’être le chef de meute. Anyway, tous savent que quand chiens et chats cohabitent, nous sommes toujours les chefs de meute.

Les chiens sont tellement niaiseux. Toujours à la recherche de l’approbation. Pas capable de gérer sa gamelle. Pour eux, une gamelle doit être vide…même si tu n’as pas faim. Ils doivent se faire garder si les humains partent 3 jours. Ils ne comprennent pas le rôle d’une litière, ça leur prend des jours à comprendre qu’il ne faut pas faire caca dans la maison. La seule chose qu’ils comprennent vite c’est qu’ils ont un nom. Comme c’est la seule chose qu’ils comprennent, quand un humain prononce leur nom ils virent fous, sautent partout, font des 360, bavent, etc. C’est une honte pour la communauté des animaux de compagnie. Moi quand on me cri « Papineau ! », je ne vire pas fou. Même que je fais semblant de ne pas entendre leur appel.

Ouias c’est bien beau de faire l’indépendant sauf que là ça me revient dans la face. J’aimerais bien qu’Elizabeth réponde à mes appels. Elle met mes enseignements en pratique. Je lui ai tout montré. Dès son arrivée à la maison, elle m’a approché. Normalement quand je rencontre un autre chat, nous jouons a « Je te tien par la barbichette » version chat. C’est-à-dire que nous nous mettons en position d’attaque et nous nous fixons les yeux. Personne ne bouge. On peut rester comme cela pendant 20 minutes. Le premier qui bouge perd. Il doit concéder la victoire en détournant le regard, s’asseoir et se lécher le tour de la bizoune.

Elizabeth et Papineau. La Padawan et son maitre.
Elizabeth et Papineau. Le Padawan et son maitre.

Quand Elizabeth est arrivée, il était évident que je ne pouvais pas la défier à ce jeu. Je n’affronte pas des enfants tout de même. Comme Apu lui crachait dessus, elle a vu en moi un protecteur. C’est alors que mon humain c’est exclamé « Regarde c’est le Padawan de Papineau ». C’est ainsi qu’elle devint mon apprentie.

Je lui ai montré l’art du combat, de la chasse et de l’occupation de territoire. Je lui ai aussi enseigné comment rester cool quand tu te pètes la gueule, comment imiter les chiens en ramenant la balle ou en accueillant les humains à leur retour du travail et comment s’affirmer en étant celui qui mange en premier. Elle est toute petite et le niaiseux à Apu lui laisse la place quand il n’y a qu’une seule gamelle de nourriture. That’s my girl!

-Hey Papineau !
-Quoi Apu ?
-Je sais que tu aimes te vanter que tu es celui qui a tout enseigné à la petite criss, mais moi aussi je lui ai enseigné une chose.
-Ha oui… comme quoi ?
-Bah quoi faire quand tu sais que tu es sur le point de mourir .
-Voyons donc ! Elle est trop jeune pour apprendre ces choses-là. Lui a tu dis, qu’elle a 9 vies au moins ?
-Euh non…
-Innocent!

Je comprends tout maintenant. Elle sent que ça première vie achèvent et crois que ses jours sur terre sont terminé. Il faut la ramener ici. J’ai besoin d’aide. Il me faut le chat qui connaît toutes les ruelles et gouttière du coin. Ça me prend un Hans Solo pour aller chercher la princesse de mes humains….mmmm Je l’ai. Nelson le rouquin va m’aider !

Chronique féline 4 – Si je veux de quoi, je vais l’avoir!

Il est 6h du matin. Voyons ce qu’il y a dans cette gamelle. Quoi rien!! I.N.A.C.C.E.P.T.AB.L.E. Ça doit être le maudit Apu qui l’a vidé ! Je n’ai pas faim, mais quand même. « Humains ! Humains ! » Ils n’entendent rien merde. «Humains ? Huuuumains? » Pas de réponses. Allons les voir dans la chambre.

Ils dorment. « Hey, youhou. c’est moi Papineau. Allo!!!! » Rien à faire. Tant pis, je monte sur le lit. « Hey ! J’ai…euhh ON a plus de bouffe. Je vais avoir faim moi un moment donné. » Incroyable, nous sommes samedi et ils ne sont pas encore levés. Il est à 6h10. Va-tu falloir que je grimpe sur le lit? « Humains ! Humains ! » Bon là ça fait. Je grimpe.

« Hey humains ! » Si je veux que mon humain mâle me porte attention je n’ai pas le choix. Faut que je lui grimpe dessus. Ok voilà. Je mets toutes mes 40 livres sur la patte avant droite. Rien ! OK tout mon poids sur la patte arrière gauche. Dans les cotes. Rien ! Maudit qu’il dort dur. Je peux bien m’acharner dessus pendant trois quarts d’heure, mais après je vais l’entendre se plaindre en disant « Criss, je me suis levé ce matin en ayant mal au chest ». Il va accuser mes 40 livres à la pesée.

Je crois avoir plus de chances avec l’humain femelle. « Humaine? Humaine?? Hého humain! » Elle m’entend, je suis assuré. Pour le mâle je lui accorde le bénéfice du doute. Les mâles ont toujours le bénéfice du doute de toute façon. Mais en ce qui concerne ma femelle, c’est sûr qu’elle m’entend depuis le début. Elle buck. Pas grave. Je ne la lâcherais pas. « Humain! Humainnnnn! Humain!!! »

Yes ! Je l’ai ! J’ai gagné. Jamais un humain est venu à bout de moi. J’ai toujours réussi à avoir ce que je veux. Elle est drôle mon humaine. Quand je fais cela, elle dit toujours cette phrase que je ne comprends pas. Elle me dit « Gros moron ».

Depuis qu’Elizabeth est arrivée, on se fait souvent appelé comme ça moi et et Apu. On entend souvent des choses comme « Les 2 morons sont-ils rentrées ? ». C’est comme si depuis l’arrivée de la petite, nos humains avaient décidé de nous renommer pour Morons. Sacrés humains. Me demande si c’est gentil comme nom. Ça doit !

Moi aussi je leur en donne des petits noms gentils. Plusieurs choses m’inspirent un surnom. Celui que je donne à mon humain mâle est lié à l’anecdote suivante.

Chaque fois que je désire aller dehors, je me plante devant la porte et comme Bart et Lisa Simpson quand ils voulaient aller au « Mont Splashmore », je les harcèle en répétant toujours la même phrase. « Je veux sortir, je veux sortir, je veux sortir, je veux sortir » .Je finis toujours par avoir ce que je veux. Au bout de 5 minutes, ils me font sortir en disant « Criss qu’il est fatigant. ». À force de faire ce manège, j’ai tout compris. Quand il tire la chevillette, la bobinette chie ou quelque chose du genre.

Une fois mon humain mâle s’est mis à bucker. J’avais beau le supplier pour qu’il ouvre la porte, il n’avait rien à faire. « Correct » que je me suis dit. « Je vais la tirer moi-même la chevillette et faire chier cette bobinette ». Je me lève sur mes 2 pattes arrière, m’étire le plus possible et atteins la poignée du bout de ma patte gauche. Rien, la porte n’ouvre pas. Je lui assène 3-4 coups, ça ne fonctionne pas. Toujours la patte étirée et sur le bout de mes « pas de griffes », je me tourne la tête et regarde mon humain en voulant dire « Aide moi donc l’épais ». Je vois son visage s’illuminer et il dit à mon humaine « Ho regarde le sortir sa tite patte! ». Il se précipite vers la porte et me fait sortir. Une autre victoire! Papineau 128, humain 0. Depuis cette victoire historique, j’appelle mon humain mâle « Grosse patte ». Elizabeth aussi l’appelle comme ça. D’ailleurs, elle est où ?

3 – Chronique féline : Je veux MA litière

Lâche-moi, lâche-moi, lâche-moi, lâche moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, lâche-moi, lâche-moi, lâche-moi. Bon! Shhhhhhhhhhhh!

C’est quoi là ? Il s’ennuie d’Elizabeth « la petite  criss » et il se rabat sur moi ? Mon humain est cave. Il persiste à me prendre dans ses bras. Je hais cela. Surtout quand ce sont les humains mâles qui me prennent. Ils puent. Surtout le mien. Lui il m’appelle Apu et moi je l’appelle Éristique. Je sais que les 2 autres l’appellent Grosse pattes mais moi juste pour le faire chier je l’appelle Éristique. Je ne sais pas ce que ça veut dire et lui non plus. Je le sais qu’il ne le sait pas car je l’ai déjà entendu demandez « Ça veut dire quoi éristique ? ». Mon autre humain lui a dit de regarder dans le dictionnaire. Ça m’a rappelé cette émission ou le gars choisissait le nom de ses chats au hasard dans le dictionnaire. Voilà, je lui sers la même médecine. Comme il me fait, toujours érisssssssé le poil, et bien je trouve que le jeu de mot est parfait.

C’est la panique ici. Ils cherchent la petite criss. Laissez la faire. On est bien juste 2 chats ici. Je pourrais avoir une litière à moi tout seul. Moi la merde et le pipi des autres je veux rien savoir. Vous le savez bien. Une crotte de trop et BANG je ne retourne pas dans cette bécosse tant que je n’ai pas d’autre sable à litière.

Quand mes humains sont trop occupés par leur vie insignifiante, ils négligent les litières. Avant l’arrivé de la « petite criss » on en avait qu’une seule pour moi et Papineau. Comme le gros « saf » à Papineau mange toujours…..bah il évacue toujours aussi. Ce n’est pas trop long que la litière est inutilisable. Maintenant nous avons 2 litières, ça répartit la marde. Ils doivent la vider moins souvent. Ils ? Je dis « ils » mais en en fait le gros lâche à Éristique ne les vides jamais. Parait que je suis difficile. Pas du tout ! Une litière, ça se vide à tous les jours…maximum. Y’a pas de caprice là-dedans.

Apu pose fièrement devant "son" bac de lego
Apu pose fièrement devant "son" bac de lego

Parfois, pour envoyer un message clair que la litière devrait être vidé, je prends des mesures draconiennes. Par exemple, faire pipi dans un bac de Légo. Héhé j’en ris encore. J’espérais que ce soit Éristique qui se tape le nettoyage, mais ce ne fut pas le cas. Visa le noir tua le blanc. La dernière fois que j’ai fait un « statement » du genre, j’ai fait pipi sur un des nombreux t-shirts qu’Éristique laisse traîner. In your face sucker! Éristique est erratique sur le ramassage de linges. J’ai utilisé sa faiblesse pour l’atteindre. Paraît qu’il y a un chat qui a déjà fait pipi dans un grille-pain. C’est ma prochaine cible. Éristique est abonné au grille-pain. Il va capoter !

2 – Chronique féline : Ponpon le mastodonte

Je sais que mes humains doivent être tristes en ce moment. Ils doivent se demander où je suis. Quand vais-je revenir. J’imagine Grosse patte sortir sur le balcon, pied nu et en bobettes pleines de trous. Il est toujours en bobettes. Il sort les vidanges en bobettes, il joue à la Ps3 en bobettes et il prépare ses petites patates au beurre en bobettes. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu une de ses couilles se sortir la face de ses bobettes. Toute gênée, hésitante, elle se présentait souvent la barbe pas faite.

cange

Grosse patte doit m’attendre sur le balcon en faisant ce son particulier. Le même genre de bruit qu’il fait quand il donne un bisou à Touptite, mon autre humain, mais en plus bruyant. En fait tous les humains font cela et tous les chats réagissent à ce son. J’appelle cela « le call du chat ».

Pauvre grosse patte. Arrête de te les geler dehors à m’attendre. Entrez toi et tes couilles. Je ne reviendrais pas ! Je le redis, le film de ma vie tire à sa fin. Ma décision est prise. J’ai trop grimpé de tablettes, trop mangé de mouche, trop avalé de poil et trop attrapé de puces. Le corps n’est plus capable de suivre. En passant, pour les puces ce n’est pas de ma faute, c’est mes 2 autres colocs qui en ramenaient toujours.

N’attends pas mon retour. Ça ne sert à rien des prier St-Antoine pour qu’il me retrouve. Je ne veux pas que vous me voyiez comme ça.

Grosse patte serait surpris de savoir que je connais St-Antoine de Padoue le patron des objets perdu. Mes humains croient que nous ne comprenons rien quand ils nous parlent ou quand ils se parlent entre eux. Nous comprenons ! Nous écoutons ! Si on m’appelle et que je ne viens pas, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris. C’est parce que ça ne me tente pas d’aller te voir. Je peux-tu avoir la paix des fois ?

La référence à St Antoine ne fait pas partie du film de ma vie, mais plutôt du sien. Trop jeune, je n’ai jamais vu la mise en situation du film de la vie de Grosse patte mais je l’ai entendu en parler. En l’écoutant j’ai appris plein des choses sur sa vie pré-Élizabeth. Pré-Élizabeth, comme si j’étais le pivot de son propre film. Donne-toi pas trop d’importance Élizabeth.

J’ai appris que bien avant moi, Papineau et Apu il y a eu Ponpon. Et comme nous sommes de la même espèce, on fait tous la même chose un jour ou l’autre..on se pousse.

Bien avant d’aller à la maternelle, Grosse patte à vécu avec un chat nommé Ponpon. Il était gros ! Plus gros que Papineau et Papineau yé gros en criss ! Tigré comme comme Apu. Mes deux colocs fusionnés en un seul chat. Un jour Ponpon a disparu. Plus de Ponpon ! Sa mère avait beau faire le « le call du chat » devant la maison, dans la ruelle du commerce « Payez et emporte » ou dans la ruelle de l’école St-sauveur, Ponpon ne se manifestait pas. La mère et Memmy, la grand-mère de Grosse patte, étaient résignés. Le règne de « Ponpon de la rue Fisher » était terminé. Il s’était poussé. En cette froide journée d’hiver, les humains adultes avaient perdu espoir de revoir Ponpon, mais Grosse patte ne désespérais pas. Il avait un plan.

Chaque fois qu’il cherchait une « tite auto », une toupie ou autre jouet Memmy lui disait, « demande à St-antoine. Il va le retrouver ». Mais avec la température hivernale qui sévissait, Grosse patte devait d’optimiser son plan. Il devait sortir des arguments massue. Du haut de ses 3 pieds, il serra les poings, leva le menton, ancra ses pieds dans le sol et cria aussi fort qu’un enfant de 4 ans peux le faire « St-Antoine ! Mets tes bottes et tes mitaines pis va chercher mon chat ». 2 jours plus tard, tout sale, Ponpon était de retour. St-Antoine l’avait repéré dans les vidanges du restaurant de L’oiseau bleu.

Malgré ce retour divin, Ponpon disparu quelque mois plus tard. Grosse pattes a cru que Ponpon avait simplement quitté la maison. Il apprit 25 ans plus tard, durant une conversation anodine, que maman et Memmy avaient dû l’envoyer se faire endormir. Je crois que Grosse pattes est encore sous le choc.

1 – Chronique féline – Introduction

J’ai peine à garder les yeux ouverts. Je cogne des clous comme ils disent même si en fait je ne suis pas trop sûre de savoir ce que sont des clous. Le film de ma vie s’achève. Je suis à lire le générique. Je n’ai plus la force de continuer. Le peu de force qui me restait, je l’ai utilisé pour m’enfuir de la maison. Je ne peux pas mourir à la maison. Si j’avais pu leur laisser une note, je l’aurais fait, mais que voulez-vous… je ne sais pas écrire. Je me dis « Ça à commencer dans la rue et ça va se finir dans la rue. »

Dans un générique digne ce nom il faut une chanson qui fesse! Une chanson qui te rentre dedans. Pour mon générique à moi, celle qui me vient en tête est une chanson des Colocs. C’est grâce à la chanson Belzébuth qu’ils ont décidé de m’appeler Élizabeth. Dans leurs oreilles, le beat était bon.

Elizabeth
Elizabeth

Dans un générique digne de ce nom, il y a aussi des remerciements. On remercie les habitants de telle ville ou de tel quartier d’avoir « accepter » que le tournage bouleverse leur quotidien durant quelques semaines. Merci habitant d’avoir accepté de vous faire chier à trouver un stationnement 12 coins rue plus loin qu’a l’habitude. Merci habitant d’avoir accepté que le monde entier voit les cons qui fréquentent vos parcs et qu’ils subissent les canulars de l’émission « Les gags ». Oui des cons, car malgré qu’il y ait 12 camions de stationner, 3 boites de « plywood » avec une vitre teinter, une blondinette qui demande de surveillé son furet qu’elle tien en laisse et un policier avec une fausse moustache qui ne cesse de le tirer par le bras afin que vous fassiez face à la caméra cachée, l’habitant con est trop con pour voir le canular mis en scène par « Juste pourrir ».

Dans mon générique à moi, les remerciements concernent les habitants du plateau Mont-Royal.

Plus particulièrement, les chats de la ruelle Henri-julien et ceux de la ruelle hotel-de-ville. Sont-ils cons mes habitants ? Bah les chats non. En ce qui concerne les humains……Bah c’est des humains. Le mot le dit !

Dans un générique digne de ce nom il y a des…..noms. Plein de noms. Dans mon générique à tout le monde joue son propre rôle.

Papineau dit le gros tas

Apu dit le frustré

Oréo dit je vis sous la jupe de ma mère

Keyser Söze dit le boiteux

Milhouse dit celui qui se cherche des amis

Le chat méchant dit le chat méchant

L’ami chat 1, L’ami chat 2, L’ami chat 3

Nelson aka Darwin aka on ne sait plus trop

Big fat black cat dit le vétéran

Ponpon

Chouchoune dite la chasseuse

Doune dites la grosse

Au cours de ma longue vie qui s’achève, je n’ai pas rencontré tous ces chats, mais mon humain oui. Qui est cet humain ? Il se fait appeler Coolchef, Eltobito, El Barto, « El hombre que se sienta on de fuere », Princesse, Nounours, petit Pénis, immense pénis, Pierre Levert, Superfoot, ou Coucou. Devinez comment MOI je l’appelle….Allez un petit effort….Vous donnez votre langue au chat ? Héhé est bonne ! De mon côté, je l’appelle « grosse patte ». C’est un mâle. Ce qui est drôle, c’est que quand il me parle il n’est pas mâle du tout. Il prend une voix de bébé et fais la moumoune. On repassera pour la virilité.

Je l’ai bien aimé cet humain malgré le fait qu’il s’est assis sur moi 12 fois, qu’il m’a abandonnée plusieurs fins de semaine, qu’il me faisait manger de la nourriture sèche au lieu de la bouffe qui pue, qu’il m’utilisait pour ses expériences sociologiques et qu’il me cassait toujours les oreilles avec sa maudite phrase « à 500 $ de vétérinaire, crois moi qu’elle va resté en dedans longtemps ». Disons que ça a fait mon affaire qu’il trouve que ça coûte cher. Les visites ont été peu fréquentes. Je ne sais pas ce qu’ils ont ses vétérinaires, mais à chaque fois que j’y suis allé, ils m’ont rentré un bâton de verre dans les foufounes.

Mon humain Grosse pattes à rencontré plein de chat dans sa vie, mais c’est avec moi qu’il a dû affronter les vétérinaires pour la première fois. Son verdict ? « Tous des crosseurs ». Sais pas trop c’est quoi un crosseur, mais à ce que je comprends, les crosseurs sont des humains qui te rentrent des bâtons de verre dans les foufounes tout en te flattant dans le sens du poil !