La danse du zombie

Toronto, Québec, Montréal, New Orleans, Memphis. Voilà les gares de train que je emprunté au cours des années avant de partir pour Prague. Certaines étaient quasi désertes lors de ma visite. Celle de Montréal est la plus imposante mais les indications sont claires. Évidemment avec une dizaine de destinations c’est simple de garder cela simple. Ajoute à cela qu’ils te contrôlent avant d’entrer dans le train. Donc si tu es dans les patates tu vas le savoir assez vite. Je me demande bien tu fais quoi quand tu es dans le mauvais train et qu’il s’en aperçoivent après 100km. Où quand ton billet n’est pas trop conforme…

Mon arrivé à la gare de Prague fut un choc. Il y a des gens partout, ils sont debout, les deux pieds dans le béton et fixe les écrans. Il y a peu de mouvement. Je suis dans The Walking Dead et comme Glen je marche parmi une horde de zombies, hypnotisés par les écrans. Personne ne bouge ou presque. J’essaie de comprendre où se trouve l’accès aux trains. Plus près de mon train je vais être, plus zen je serais. Déjà que j’ai des doutes sur mon billet, la destination, la journée et l’heure. Je me conforme à la convention en cours. J’arrête et fixe un écran. Je cherche ma destination. Rien.

Bon du calme Tobie. Vérifie sur les 300 autres minis écrans. Rien. Mon numéro de trajet est le EC178. Les trajets qui commencent par EC sont plutôt rare, voir inexistant. Je décide de descendre un niveau. Il y a un paquet de zombies hypnotisés par l’écran là aussi. Tel une course à obstacle je zigzag parmi les zombies. Ils ont tous les pieds dans le ciment, personne ne fait le moindre pas de coté pour donner de l’espace aux gens qui circulent. Les zombies semblent dire « Contourne moi et je si tu me touches je te fais l’œil du tigre et mange ton cerveau ».

Ça ne vous ne tente pas d’être juste un petit peu mobile? Mon pilotage de valise laisse à désirer. J’accroche les gens. Je reçois quelques « oeil du tigre » comme récriminations. Pour ce qui est du cerveau, ils ont surement compris qu’il n’est pas là en voyant dans mes mains le papier que je croyais être mon billet de train. Les zombies n’ont rien pour se nourrir de ce coté.

Je me retrouve près de la porte d’entrée principale. À cet endroit il y a un mélange de zombies assis et de zombies debout. L’écran est beaucoup plus imposant. Je scan la liste des départs. Le dernier de la liste est le EC178. Bon enfin. Je viens de confirmer que je suis à la bonne gare, à la bonne heure et à la bonne journée. Seul affaire, on n’indique pas le numéro de la plateforme de départ.

Justement comment je vais aux plateformes? Quand j’étais au niveau supérieur une fois de temps en temps, des gens emprunte le large corridor central. Il faut emprunter ce corridor pour se rendre aux plateformes. Tous les zombies respectent le corridor. Le chaos n’y pénètre pas. Je ne sais pas mon numéro de plateforme mais je décide de me rendre aux plateforme quand même. Je ne le respecte pas moi le corridor. Je veux être le plus près de mon train le plus tôt possible.

Je traverse la section la plus dense de zombies. Je deviens agent de chaos dans le chaos. Je dis « Excusez, excusez, excusez » et je reçois des « oeil du titre », « oeil du titre », « oeil du titre ». Je vise le chemin la plus droit possible. Comme les zombies ne font même pas un mini, très minime, déplacement comme dans une société normal où il y a de la circulation humaine, la ligne droite est impossible. Je zigzag comme jamais. Le corridor approche. La voie large est à l’horizon et le calme est à ma porté. Je contourne le dernier zombie….me voilà libéré!

J’avance. Tout au long du corridor il y a des entrées numérotées. C’est les numéros de plateformes. Tu trouves ton numéro, empruntes les marches et te voilà dehors près des rails. Voilà j’ai tout compris. J’ai compris aussi qu’il n’y pas d’écran et que c’est pour cela que les zombies restent dans l’autre section. Ils attendent leur numéro de plateforme. Je n’ai pas le mien. Je dois retourner dans le chaos, me planter devant un écran et attendre mon numéro de plateforme.

Je recommence ma chorégraphie de zigzag. La danse du zombie. Déhanchement à gauche, déhanchement à droite, valise qui passe sur les pieds d’un zombie, coup dans les jarets, etc. Je livre des « oeil du piteux lapin » en réponse aux « oeil du tigre » que je reçois. J’arrive face au grand écran. Mon numéro de plateforme est affiché. Mon impatience m’a fait faire un trajet de trop. Let’s go! Le spectacle recommence.

Déhanchements, pas chassé, valise sur les pieds,  « œil du tigre ». Tous cela sur un rythme de huit temps. Un zombie semble tanné de me voir danser. Je change mon regard de piteux lapin pour un regard de d’ours polaire. Tu veux faire une dance fight?

Dernière pirouette et j’arrive au corridor des plateformes. Je salut la foule et je laisse faire le rappel. Vous viendrez me voir danser à Berlin.

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Petit train va loin

Parce que parfois je suis juste cave mon trajet de train entre Prague et Berlin fut tout sauf bien organisé. Au risque de me planter et de scaper un texte, voici les successions de stupidités que j’ai fais mais dans l’ordre inverse. De mon arrivé à Berlin à mon achat de billet à Montréal. Voici un exemple comment des indices gros comme la terre peuvent quand même être ignoré. Exercice de style.

Le train entre sur Berlin. Je sors. La gare est immense.

La vieille dame me demande de descendre ses valises de la tablette, elle sort a Dresde. Oui madame! Pas de trouble. Je me me suis redonner un semblant de crédibilité. Vous pouvez me poser n’importe quelle questions.

Le dernier mystère qui reste est : Pourquoi malgré toutes ses conneries, personne n’est venu prendre mon siège. Je lis le billet attentivement. Il y a maintenant l’information du siège. Il est écrit siège 71. Je m’étire le coup, je regarde les petits chiffre digital au dessus de mon banc…siège 71. Wow. Mon instinct est trop hot. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 110%

Je lui présente le code barre sur ma tablette. Elle le scan…J’attends le bip. Pas de bip. Allez bip sacrament. BIP!! Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 13%. Il bipera jamais. Elle me dit rien et passe au prochain. “C’tu correct?” que je me dis dans ma tête. Visiblement oui! Thank god. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 100%

Enfin un employé circule et se dirige vers moi. Ce n’est pas le même contrôleur du train. Je suis passé du mec sympathique qui a senti mon désarrois à une Allemande sévère prête a me kicker hors du train. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 50%. “Ticket!”

Allez, venez me voir quelqu’un. Je suis tanné d’attendre. J’ai le document prêt à être validé. Il a un code barre. Le staff est complètement absent. Du calme Tobie. Ca va être la bonne affaire cette fois, tu as fait une capture d’écran, tu as le lien des billets et l’internet marche. Tout tombe en place. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 80%

Je suis nerveux et excité. Je veux me faire scanner. Je regarde au bout de l’aller. Je cherche le contrôleur. Est-ce que je devrais aller le voir directement? Je veux en finir avec cette histoire là. J’en ai assez d’être laisser a moi-même. HELP! Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 60%

J’ouvre le courriel. En somme il dit que « malheureusement » je me prends trop tard. Je le sais calisse je suis dans le train à la frontière de l’Allemagne. De vérifier mon spam. Lâchez moi avec votre criss de spam. Je n’ai jamais lu autant mon historique de spam qu’au cours de la dernière heure. Ils ajoutent, « S’il n’est pas dans le spam. Vous pouvez toujours visiter ce lien et télécharger le PDF. » Oui! Oui! C’est ca que je veux un PDF avec des infos complète et un code barre. Je clique, l’internet fonctionne et hourra, Les billets apparaissent. Niveau de confiance : 100%. Reste savoir si j’ai acheté les billets via un site légitime. Niveau de confiance de me rendre à Berlin: 75%

Ho mon dieu j’ai ma notification de courriel! Je vois un preview qui contient le mot « malheureusement ». Tabarnac! Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 5%.

Je fixe toujours ma tablette. Allez répondez moi quelqu’un. Il arrive quoi si finalement je n’ai pas le document nécessaire? La prison? On te jette en dehors du train dans une campagne Tchèque? Au pire je leur dirais comment je leur dois. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 15%

Spot check…rien. Spot check…rien. Allez! Répondez.

J’attends. Ok ils ne me répondront pas dans les minutes qui suivent. Calme toi Tobie. J’expliquerais au sympathique contrôleur que je suis en attente d’une réponse. Il va comprendre…hein? Je consulte ma inbox. Rien. Je check dans le dossier de pourriel. Encore juste des affaires pour faire agrandir mon pénis.

La vieille dame que j’ai aidée vient me poser une question sur le train. Oubliez cela madame. Je n’ai plus de crédibilité. J’ai pris un train avec un billet tout croche qui en n’est pas un. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 1%

Je relis les instructions du revendeur. Je trouve une adresse courriel. Je décide de les contacter par ce moyen en espérant une réponse rapide et contenant les fameux PDF. Je leur dis que je suis dans le train, qu’il parait que je n’ai pas la bonne affaire et que cela serait super, super, super le fun de recevoir le billet au plus…SACRAMENT. Send. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 5%

L’internet revient. Enfin. Je suis en mesure de mieux gérer la situation. On avance là.

Le contrôleur réalisant que cela peut être long me dit qu’il va revenir tantôt. Bon, un peu moins de pression sur le dos. Ma confiance double. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 4%

Bien que je sache que cela est inutile, je fais des recherches dans ma inbox. Je cherche “Prague”…Aucun résultat. “Praha”…Juste le maudit reçu totalement inutile. Je ne peux pas croire que je suis parti en me disant que c’était ça le billet…épais. Dans le dossier de spam? Juste des messages de viagra et d’agrandisseur de pénis. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : -2%

Il me dit en me montrant le ticket d’un autre personne: “Regarde dans tes courriels, Tu devrais avoirs un PDF avec un code barre. “ Bien oui. C’est clair. Comment j’ai pu m’imaginer que c’était la bonne affaire? Mon document ne ressemble même pas a celui que le contrôleur me montre. Je me dis que je vais lui montrer les infos trouvées sur le site web. Shit l’internet ne marche pas. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : -5%

Évidemment. Mes doutes se confirment. C’est du n’importe quoi que j’ai entre les mains. Ce PDF est super générique. A la section seat c’est écrit “yes” au lieu d’un numéro de siège. Je suis dans la merde et j’en suis complètement le responsable. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 0%

Je lui présente mon document imprimer la veille. Mon passeport est prêt. J’ai lu sur le site où j’ai acheté le billet qu’ils risquent de me le demander pour valider mon nom. Il me dit “Euh c’est quoi ca?” Pas trop brave je lui réponds “Mon billet..”. Il le regarde avec dégout. Hoho. Ma situation devient problématique.

J’entends au loin des “bip”. Je comprends que c’est la machine qui va valider les billets. Je regarde mon document. Il n’y a pas de truc a scanner mais bon, le gars a la gare m’a dit que c’était correct. Le contrôleur des billets est un jeune à l’allure sympathique. Si jamais mon billet n’est pas correct je vais pouvoir discuter de ma situation. Niveau de confiance de me rendre à Berlin: 50%

Je relaxe un peu. Deux dames arrivent. Elles parlent espagnol et possèdent des valises immenses. Elles semblent encore plus perdues que moi. Je vais les voir et leur offre de mettre leurs bagages au dessus des bancs. Je fais ma B.A de la journée. Elles sont très reconnaissantes. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 85%

Une fille distribue des bouteilles d’eau. Enfin quelqu’un avec un minimum d’autorité. Je vais pouvoir enfin augmenter mon niveau de confiance…ou le détruire. Je lui montre mon billet et lui demande si je suis au bon endroit. Elle semble un peu troublé par mon papier mais me dit que c’est correct. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 80%

Je ne suis pas le seul qui a l’air perdu. Tout le monde a l’air hésitant. Nous sommes laissé à nous même. Les gens semblent porter attention à la numérotation des bancs mais personnes ne doit être déplacé. Je le dis. Les numéros de bancs ne servent à rien. Mon billet est là pour le prouver. À la mention “seat” il est écrit ”yes”. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 75%

Je me retrouve sur le quai. Après une inspection visuelle du train j’en conclue que je suis dans le premier wagon. Mon billet est première classe. Aucun employé n’est présent. J’entre dans le wagon. Je déambule dans l’allée. Après quelque mètre j’arrête et prend un banc au hasard. Il n’y a pas de banc assigné sur le billet.

J’arrive à la station de train. C’est le chaos. Il y a du monde partout. Je vais à un comptoir d’achat de billet. Je présente à la personne mon PDF et lui demande si j’ai assez de ses papiers. Le gars me faire sentir comme si j’étais le dernier des caves. J’ai l’air de le déranger. Il me dit « C’est OK » mais j’ai l’impression que c’est pour ce débarrassé de moi. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 71%

Je demande à la dame de m’appeler une taxi. Elle me dit qu’il arrivera dans 15 – 20 minutes. Mouais, une chance que je ne suis pas dernières minutes. Le taxi arrive finalement. Le taxi prend l’autoroute, c’est bloqué. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 70%

Après une bonne nuit de sommeil, j’utilise le service de déjeuner de l’hôtel pour la première fois. Les autres jours je me levais trop tard. Je ne suis pas à la dernière minutes. J’ai tout mon temps. Je me rends à la réception pour remettre ma clé d’hôtel. Je dis une clé mais c’est plutôt un morceau de bois avec du plastique, qui a un émetteur RFID et qui pèse 20 livres. Si l’écran de veille de mon cellulaire n’était pas activé quand je le rangeais dans mon sac, le bout de bois essayait de parler avec mon cellulaire en raison du RFID.

Je fouille encore une fois dans mon dossier pourriel. Le problème c’est que les pourriels sont gardés durant 30 jours et moi j’ai acheté le billet il y a 35 jours. Il n’y a rien avec le mot “Prague“ ou “Praha”. Soudainement je une révélation. Google drive. J’ai peut-être sauvegardé le PDF sur mon disque dur virtuel. Hourra je l’ai. J’ai effectivement sauvegardé un PDF dans les nuages. Ça ne ressemble pas trop à un billet mais c’est pas mal plus complet que l’autre et j’ai mon heure de départ. Je ne peux pas croire que j’ai pris un reçu pour un billet de train. C’est vraiment amateur mais ca ne sert a rien de s’auto flageller. J’imprime le billet à partir de l’ordi de la réception de l’hôtel. Tout est sous contrôle. Ma demande de “wake-up call” est faite. Mes bagages sont faits. Je me couche l’âme en paix. Niveau de confiance de me rendre à Berlin: 99.9%

J’envois un message via un formulaire du site web demandant le renvois des PDF…A Minuit le soir. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 40%

Je trouve sur le site un forum ou les gens disent ne pas avoir reçu leurs billets de train. Ils avaient reçu comme réponse de regarder dans le dossier de pourriel. Niveau de confiance de me rendre à Berlin : 62%

Je vais sur le site du fournisseur pour avoir des informations sur ce que j’ai acheté. Déjà que je ne sais pas quand je pars. De mémoire, il y avait beaucoup d’heure de départ et j’avais choisi celle qui me faisait arriver après 15h l’heure minimal pour prendre possession d’une chambre d’hôtel.

J’ai négligé un peu les informations concernant mon voyage en train. Comme si le fait d’avoir imprimer la seule information de mon achat de billet que j’ai trouvé faisait foi de tout. Mais plus j’y pense et plus il y quelque choses qui ne marche pas. Premièrement, le document ne dit pas l’heure de mon départ. C’est comme un gros indice que c’est du n’importe quoi que j’ai imprimé. En fait j’ai imprimé un reçu super simpliste de la compagnie de paiement. Niveau de confiance de me rendre à Berlin: 70%

Je suis incapable de retenir les dates. Je ne sais pas pourquoi. Quand on me demandait quand je partais en voyage j’étais toujours évasif sur la date “Je sais pas trop le 6-7-8”. Les gens me regardaient un incrédule. Ce que je savais c’est que je partais le mardi après le début de mes vacances et je que j’allais vers Berlin le vendredi. Bon il s’est avéré que je partais le lundi mais ça c’est une autre histoire.

Je me rappelle que Prague s’écrit Praha en Tchèque. Je fais une recherche avec ‘Praha’. Je trouve un courriel. Voilà ma transaction. C’est le seul courriel que j’ai. Je ne me pose pas de question et j’imprime. Ma liste de choses à faire avant mon départ est complétée…Go to Prague dans 12h. Niveau de confiance de me rendre à Berlin: 100%

Je fouille dans mes courriels. Rien. Pas de trace de billet de train. Je fais une recherche avec le mot “Prague”. Rien. Voyons je n’ai pas halluciné. J’ai fais mon achat il y a quelques semaines sur l’heure du diner. J’ai même dit à mon collègue “Bon je vais peut-être me faire avoir mais j’ai mon billet de train”. Je trouve aucune trace de la dite transaction. Ça ne va pas bien. Niveau de confiance de me rendre à Berlin: 0%

Un de mes derniers préparatifs avant mon départ vers le continent européen était d’imprimer mes documents dont le billet de train Prague – Berlin. Déjà que je ne suis pas trop si j’ai acheter la bonne chose sur un site légitime.

Juste un bing bang

Qu’ont en commun des pétards, une dinde et une carpe? Moi je le sais. L’avantage d’écrire sur ton voyage, c’est que cela te force à organiser toutes les informations que tu as recueillis, de les lier avec ce tu as observé ou vécu dans le passé et d’en faire quelque chose qui est intéressant à lire. De plus, tu verbalises à ta façon des choses que tu vois  sur le “terrain” bien que cela n’a rien de scientifique et que l’échantillon est minime. C’est une source de plus pour essayer de comprendre notre monde. Plus particulièrement en ces jours de la peur de l’inconnu et du replis sur soi dans bien des sphères de la société.

À quel moment de l’année mangeons-nous de la dinde habituellement? Voilà le lien avec la carpe et les pétards. Noël. Au Nicaragua et au Honduras à Noël et au jour de l’an les pétards éclatent tout au long du réveillons. J’en ai été témoins. Les pétarade se font entendre partout en ville. Les enfants préparent leurs pétards avec frénésie.

En République Tchèque, le repas de Noel est la carpe. Attrapé le jour même ou acheté vivante.
Évidemment ce n’est pas quelque chose que je pensais savoir en quittant Prague. Mais, au fil des conversations avec Kat, durant les 3 jours que je suis allé la voir au bar, j’ai pu avoir des extraits de la culture Tchèque. Une question anodine à savoir si les gens pêchaient dans la rivière m’a permis de savoir que j’ai plus de chance de prendre un panier d’épicerie et d’autres objets bizarres qu’un poisson. J’ai su que Michael son collègue est un fervent de pêche et que la tradition de Noël en République Tchèque est de prendre et servir ce poisson.Chaque pays à ses traditions et sa culture. Plus jeune, je croyais que noël était pareil partout avec la neige en moins.

Il y a Prague, comme à Montréal, de la pauvreté. J’ai vu des hommes dormir dehors dans un parc. Il y a aussi des quêteux. Par contre la quête se fait de façon particulière. La personne se met à genoux directement sur le pavé. Sa tête est contre le sol et donc il ne vois pas le gens. Un peu comme s’il priait ou s’il faisait un salut lors du début des cours de karaté. C’est comme s’il se punissait lui même de quémander. La personne reste dans cette position immobile avec un contenant devant lui pour recevoir les dons des passants. J’ai vu cette façon à plusieurs reprise. Nous sommes loin du style “je m’effoire sur le trottoir avec un verre du Tim Horton et je brasse les change qu’il y a dedans”. Cette façon de faire m’énerve tellement. Je trouve cela arrogant.

À regarder les vitrine de certains commerces, il semble que la consommation du cannabis. L’offre d’objets lié à cette substance est abondante mais Kat m’a dit que c’est du niaisage touristique. Nous sommes pas à Amsterdam.

La présence d’une rivière dans une ville engendre évidemment des tours de bateaux. J’aime ça les tours de bateaux. Il y a quelques années je suis resté à Montréal durant mes vacances et j’ai décidé de faire le touriste. Je me suis réservé un tour de bateau et c’est ce que je fais a Prague aussi.

À un certain moment mon bateau touristique est passé devant mon bateau de buvage bière. Désireux de le prendre en photo, je me suis levé debout pour saisir un cliché. Michael me reconnais au loin et m’envois la main. Il me dira plus tard que j’ai choisis un bateau poche et que j’aurais du lui dire que je voulais faire cela.

Vers la fin du tour, je suis en attente de l’abaissement de la passerelle pour sortir. Je suis à l’étage supérieur près de l’escalier. Je vois une famille en bas. Je les ai vu un peu plus tôt. Un couple avec deux enfants. La mère s’occupe des jeunes avec attention. Le père aussi. Une belle petite famille en vacance que je me disait.

Je suis donc en haut et je regarde lunatiquement en bas. Je n’y vois que la mère et sa fille. Soudainement je vois la mère donné un coup de pied à sa fille de 10 ans et une claque au visage. Pas de haussement de voix rien. Juste un bing bang! Seul un doigt à toucher l’enfant.

Je fige et détourne le regard. Mais qu’est ce que je viens de voir là? Discrètement je regarde une deuxième fois. La petite fille se prend le visage et regarde par terre. Elle a le langage corporelle d’un enfant qui s’est fait gronder mais dans cette scène c’est via un kick et une slap. Voir cela est disons assez saisissant. Je perd le couple de vu.

Nous sortons du bateau et je me retrouve sur le quai. La famille est là. La mère est en train de mettre de la crème solaire à son garçon et la petite fille gambade avec son père comme si de rien était. L’image de normalité que je me fis d’une famille est de retour. Était-ce une famille Tchèque ou d’un autre pays d’Europe? Je le saurais jamais et de toute façon on ne peut généraliser. Mais heureusement les enfants ont de la crème solaire.

Mes trois premières soirée à Prague ont été passé avec Kat. J’aurais pu aller voir d’autres bars ou aller ailleurs quand Kat rentrait mais je préférais les discussions avec une personne que être seul dans un endroit plus cool et toucher l’écran de mon cellulaire. Au troisième soir nous avons réalisé que c’était le dernier. À la fin de son quart de travail nous sommes aller prendre un verre dans un endroit choisis au hasard près de mon hotel et près de son arrêt d’autobus. Kat et Michael m’ont permis d’avoir un aspect interaction humaine pour ce voyage. S’il y a d’autres interaction avec Kat ce sera via FB. Je passe maintenant au chapitre Berlin du voyage. Je reviendrais à Prague dans quelques jours.

Lennon décevant

Je me fais surprendre par un 10h de sommeil. Ce n’est pas la situation idéal quand le nombre de jours est limité. Peu importe, je me contente de peu et je ne suis pas du genre à me faire une liste de visite afin d’optimiser les choses vue versus les dollars dépensés. Je devais dormir 10h? Je dors 10h. Si je ne fais qu’un visite intéressante dans la journée je suis satisfait.

Je décide d’aller visiter le château de Prague et ses environs. « Allons-y en métro » que je me dit. Parait que certains taxis sont crosseurs. J’étudie la carte des stations, organise mon trajet et part. J’arrive à destination. Le métro? Pffft facile. Je suis maintenant sur l’autre rive de la rivière. Je sors de la station de métro et m’aperçois qu’il n’y pas que le château comme attrait touristique.

Une série de panneau brun comme au Québec se chevauchent en donnant des directions. Tout cela écrit en Tchèque. Merci aux icônes parce que le terme château de Prague est en aucun point ressemblant aux termes français. Impossible de déduire avec des mots qui se ressemblent. Prague s’écrit Praha en Tchèque, ça ce n’est pas si pire.

Je suis maintenant membre du fournisseur cellulaire T-Mobile Tchèque. Cela me permet d’accéder à internet, faire des Snap, du Instagram et du Google map sans dépendre des accès WIFI disponible. Bien qu’ils soient omni présent. Comme a Montréal, il y toujours une connections WIFI, pas sécurisé, d’une imprimante qui traine à quelque part. Me demande si c’est le même gars toujours, tout le temps et partout.

Bien que je sois sur le réseau 3G/LTE je ne veux pas sortir mon appareil aux deux secondes question d’économiser la batterie et d’éviter d’avoir toujours le nez sur l’écran.

Après avoir suivi quelques indications des panneaux brun, je décide d’y aller au feeling. Je m’engage sur une rue. La couleur beige prédomine sur les édifices. Les façades sont en plâtre ou stucco(suis pas Mr.Bricole) et les toiture sont de couleur rouille en tuile de céramique ou un matériaux du genre (suis pas Mr.Bricole). Je suis dans la vieille ville. Le pavé des rues est la plupart du temps en brique/pavée uni. Parfois comme pour ce distinguer, des devantures de résidences sont peintes en vert, blue, etc. La propreté des ses vieilles rue est surprenante et l’architecture donne le goût de photographier chaque édifice.

J’ai le feeling que je m’éloigne plus que je ne m’approche du château. Je me retrouve sur une petite place publique. Tsé un parc mais pas de gazon ou les gens circulent librement. Entouré de ligne de tramway, cette place publique est entourée de terrasses. Il y a un arbre sur la place. L’ombre qu’il produit justifie la présence de chaises et de table. Je m’assois.

Je consulte google map. Je réalise que je suis près d’un mur en hommage à John Lennon. Étant fan des Beatles, j’oublis le château pour l’instant et je décide d’aller voir ce mur. J’écoute en boucle la chanson « Mother » de Lennon depuis quelques mois. Peux pas croire que je ne l’ai pas connu avant.

Je me fie à google map de mon téléphone mais ça ne va pas bien mes affaires. Je regarde le trajet, mémorise les tournants, range le téléphone. Après quelques pas je ne suis plus sûr de la suite. On recommence. Je regarde le trajet, mémorise les tournants, range le téléphone. Je fais quelques pas. Mmmm pas sûr. On recommence. Je regarde le trajet, mémorise les tournants, range le téléphone. J’commence a être tanné là. J’ai l’impression de toujours partir dans la mauvaise direction.

Bon il semble bien que je suis rendu sur un pont. En fait je suis sur LE pont. Le pont Charles est un endroit que je voulais justement voir. Construit au XIVème siècle, ce pont de pierre est orné de statuts de religieux et semble accessible que par les piétons et des piétons: il y en a. Je crois que je suis à l’endroit le plus touristique que j’ai jamais visité. Toute une gang de nonos rassemblés à la même place. Ça te fonce dedans et ils s’en balancent, ça bloque la circulation, c’est le bordel. Mais la visite vaut la peine.

Je me retrouve de l’autre côté du pont et je m’assois pour une pause. Je suis assis face à la rivière et devant moi il y a une clôture où plusieurs cadenas y sont barré. Il n’y a plus d’espace de libre. Les amoureux ont cadenassé leur couple après cette clôture. Il y a de l’amour là-dessus.

Combien parmi ces cadenas d’amoureux sont encore d’actualité? Lequel de ces cadenas est le plus ancien et dont le couple dure toujours. Lequel à eu le moins de longévité. Beaucoup de questions, pas de réponses et trop de philosophie mon Tobie.

Je n’ai pas abandonné de trouver mon mur Lennon. Je retourne sur le pont. Au milieu du pont il y a un escalier qui mène vers d’autres attraits. Ha! Là je comprends pourquoi j’étais passer tout droit. Ce n’est pas 3D cette carte. Je regarde le trajet, mémorise les tournants, range le téléphone. Je suis dans un parc…Pas de mur. Je regarde le trajet, mémorise les tournants, range le téléphone. Je suis au bout du parc. Pas de mur…Je regarde le trajet, mémorise les tournants, range le téléphone. Retourne sur mes pas. Improvise un peu et bingo! Je trouve le mur.

Tout ça pour ça? Ouais tout cela pour ça. Tout est recouvert de graffiti qui cachent les images d’origine. Un peu inintéressant. Gratuit mais inintéressant. J’aurais du mettre mon effort pour me rendre au château. Il est temps de retourné à l’hôtel et aller voir Michael et Kat sur le bateau…

Mes mots

https://www.flickr.com/photos/artbystevejohnson/4654424717

Pourquoi moi Eltobito sans rien faire d’autre qu’être moi-même je peux être intéressant pour quelqu’un. Être moi-même quand je rencontre quelqu’un génère davantage l’équivalent d’une longue ligne droite et plate sur un électro-encéphalogramme accompagné d’un beat 4-4 plutôt qu’une série de pointes en 4-3. Mettez moi avec mes potes Cguy, Fugere et un Joey Scarpellino et je passe inaperçu. Un raconteur, un king de l’entre-gens et un cute. Je deviens l’homme invisible c’est sûr.

Il y a deux ans j’ai organisé mon propre party de fête. Ça me tentait de faire cela à ce moment précis après une longue série de « je ne fais rien à ma fête ». Pour ajouter un peu « piquant » à la chose, j’avais créer ma propre ludification en demandant aux gens d’écrire un mot m’identifiant et qui commençait par la première lettre du prénom du sélectionneur du mot. Le concept à quelque peu fait pwet pwet car ce n’était pas trop clair mon affaire. La jasette et consommation de bière a pris le dessus.

Je traîne ces mots depuis ce temps car ils sont dans un de mes sacs de voyage. Malheureusement certains n’ont pas survécu et trainent peut-être à quelque part dans une chambre d’hôtel à Hawaï, Toronto ou ailleurs. Mais parmi ceux qui restent j’ai toujours eu l’intention de faire quelque chose avec cela.

Après la révélation de Kat sur son amie, la relation client-barmaid a évolué vers une relation de quelqu’un qui vient chiller au bar avec le staff. Michael me paye un shooter et Kat ne touche pas à mes pourboires. Je ne connais pas trop la convention Tchèque là-dessus.

De mon coté j’ai laissé la bière et je bois un drink proposé par Kat. Si une bière = un steak, je commence à avoir trop de steak dans le corps. Le temps est venu de prendre quelque chose de plus léger et moins bourratif. Il m’est impossible d’écrire le nom du drink. Trop de syllabes et de lettres qui ne vont pas ensemble habituellement.

Mais pourquoi mon statut de client a changé pour un statut de staff buddy? Je n’ai rien fais. Je n’ai pas exprimé un enthousiasme hors du commun et engagé un conversation super dynamique. Je suis arrivé et j’ai fais ma petite affaire. Peut-être que la réponse est dans ses mots de fête qui ont survécu. Il est temps des les sortir du sac et de leur donner un rôle.

Mot : Valeureux
Le bar offre de la nourriture. Nourriture faites maison. Kat est fière de me dire que c’est elle qui prépare le tout. De la bouffe tchèque all the way. Il y a dans un gros pot, des saucisses, piments et autre ingrédients qui plonge dans une marinade concocté par Kat. Un client en commande. Elle tente d’ouvrir le pot….Marche pas. Elle me regarde avec son sourire coquin. Comme un valeureux chevalier je m’empare du pot et l’ouvre d’un coup sec sans pli sur mon visage….me semble.

Mot : Vérole
Durant la soirée nos discussions passent sans cesse du sérieux au niaiseux. De humilité à la vantardise. Stripper, trans, cours de tcheque, bière, mousseux. Dans ce genre de contexte la porte est ouverte à tout sans risque que quelqu’un soit offusqué. Me faire dire que je suis comme de la vérole qui est une maladie vénérienne passerais comme du beurre dans la poêle. Faut pas trop se prendre au sérieux. Au diable la susceptibilité.

Mots : Dude, Doyen, Diva
J’avais dans l’idée de prendre une bière cette soirée là. Juste une. Mais parfois on tombe dans l’excès. Comme la personne qui m’a servit ces 3 mots au lieu de d’un seul d’après la consigne.

Évidemment je faisais figure de doyen dans notre petit groupe de trois personnes. Je suis pas sûr qu’ils se doutent comment je suis plus vieux qu’eux. Face aux plus jeune, je suis évidemment pas un de la gang mais je reste quand même encore un cool dude. La principale différence entre moi maintenant et moi en 1997 est le coté diva. Je suis passé de chambres de huit lits à des chambres de quatre étoiles.

Mot : Serein
La chum de Kat à quitté le bar. J’étais un peu surpris qu’elle célèbre sa fête seule dans un bar. Kat quitte son bar et va serrer son amie dans ses bras. La fille quitte dans un Uber. Le bar se vide tranquillement. J’y suis depuis 4-5 heure. Minuit approche. J’avais signifié mon départ il y a une heure et depuis ce temps j’ai bu 2 drinks. Aucune crédibilité. Preuve que la soirée était plus fun que je l’anticipais.

Le bar est sur le point de fermé. Je finit mon drink. Kat vient me serrer dans ses bras et m’embrasse sur la joue. Je quitte le bar à pied. La rivière est calme, les rue sont silencieuse et la noirceur domine. Je me dis que j’ai contribuer à la rendre cette soirée sereine pour mes buddy du moment. On verra si celle de demain sera pareil. Même heure, même bar…