Jour 27 – 28 : Fin du voyage solo

Je t’ai dormi la ride DavidCiaudad de Panama comme un bébé. Comme de raisons les trois allemands ne m’ont jamais adressé la parole et en plus il n’ont jamais essayé de m’aviser que nous étions arrivés. Je me suis réveillé et il y avait plus un chat autour de moi. Je sors presque en courant et va ramasser mes bagages. Nous sommes dans un mega terminus d’autobus. Ça ressemble à un aéroport. Des rampes très larges pour circuler. Deux à trois niveaux, des commerces. On est loin des petits terminus qui déservent une seule compagnie, qui sont clôturé pour nous protéger et avec plein de chauffeurs de taxi dont la moitié du corps est dans la porte. Souvent ils ne peuvent être dans le terminus. Ils se placent donc les pieds dehors et la moitie du corps en dedans en criant « Taxi » . Ici j’ai comme l’impression que l’autoroute passe dans le terminus. Comme s’il y avait un quai d’embarquement dans le tunnel Ville-Marie.

 

Je prends un taxi. évidemment le gars embarque deux autres personnes avec moi. S’ils le peuvent, ils vont bourrer la voiture de personnes. Je ne sais pas trop où je suis. Ce n’est pas que je le sais davantage les autres fois mais j’ai quand même une vague idée. Là, rien du tout. Avant de prendre le taxi dans lequel je suis assis, j’ai négocié avec un autre. Le gars voulait cinq dollars. J’ai dit non! Seulement parce que ça ne me tentait pas de dire oui au premier venu. À David, ça m’a coûté rarement plus que deux dollars. Pour ce taxi, comme nous étions trois passagers, je n’ai pas validé le prix. Ça peut difficilement être plus que cinq dollars et normalement, je dis bien normalement, il devrait me charger moins. Mon but c’est de voir combien les autres vont payer et d’accoter cela. Le premier passager débarque. Il donne un gros 1, 50$. Ok mais on a pas fait long. Je ne dois pas être si près que cela si l’autre zoinzoin voulais 5$.

 

La route ce poursuit. Le paysage? Des gratte-ciel en construction partout partout au loin et des maisons en ruine partout partout « au près ». Le deuxième passager débarque. Il donne 3$US. Ok 3 + 1,50 égal 4,50$. Je suis le dernier passager. Un petit trois minutes plus tard j’arrive à l’hôtel. Bon, je vais lui donner 3$ US également. On verra bien ce qu’il va dire. Ça ferait 7,50$ pour la gang. C’est un bon deal. Je lui présente mes trois billets de 1$. Maudits américains avec leur billet de 1$. Tu te penses full aux as et tu réalises finalement que c’est sept 1$ que tu as dans les poches. Le gars voit mes billets et s’exclame

 

– No,no,no,noooooo

 

Whaaaaaaaaat?

 

– C’est au moins 4$

 

Mouias….OK !

 

Je lui donne son « au moins 4$ ». Je crois que 3$ était justifié. L’autre gars a donné trois dollars. Mais bof, disons que je sauve 1$. J’arrive à l’hôtel. Il est 6h20 du matin. J’arrive dans le « lobby ». Il y a 2-3 sofa et plein de gens couché dessus. Il est tôt et ils sont sûrement en attentes que des lits ce libèrent. Dans mon cas, j’ai pris la chambre avec air climatisé et salle de bain. Le gros luxe attends Sandy. Il fait noir dans le lobby, je ne vois pas grand-chose et on dirait que c’est le bordel dans le bahut. Le gars de la réception m’avise que la chambre sera prête à 11hrs. Je m’en doutais bien. Je laisse mes affaires là et part erré dans la ville. Je laisse mes choses là mais je trouve que c’est pas trop sécuritaire. C’est genre drette là dans le lobby où plein de gens passent. J’ai 4h à tuer. 4h à tuer dans un café internet c’est facile, mais je ne connais pas le coin et c’est sûr qu’il n’y en aura pas d’ouvert à cette heure. Le matin va être long.

 

J’erre dans la ville. Je suis dans le quartier des banques. Je spotte quelques restaurants qui semblent intéressants, mais je ne veux pas y aller, car je veux les découvrir avec Sandy. Je ne veux pas lui dire, « Bof lui j’y suis allé ». Je me réfugie dans un Mcdo. C’est sûr que Sandy ne souhaitera pas « découvrir un Mcdo » ici. Je bouffe ma crap et attends. J’ai un chandail à manche longue sur le dos, car la femme de l’hôtel à David m’avait averti. « Il fait froid dans le bus. » Elle avait raison. Les trois allemands on souffert…suckers! Et là c’est moi qui souffre car il faut chaud pas mal…sucker!

 

Il approche 9h. Je décide d’aller essayer de trouver un café internet. Ils semblent moins nombreux ici. Erreur. J’avais seulement les yeux pas assez ouvert. Je me met à les spotter comme George Costanza spottait les racoons sur la route avec Jerry Seinfeld. Un à gauche, un à droite, un au 2eme. J’en vois un sur le même côté de rue où je suis. Si tu as la chance d’éviter de traverser la rue prends là! C’est pire qu’à David. J’ai hâte de voir Sandy là-dedans.

 

Je retourne à l’hôtel pour terminer le chek-in. Le lobby est plus éclaire et là, je confirme que c’est vraiment le bordel. Il y a du stock partout. J’arrive à la chambre. Elle est OK, mais le lit est ordinaire. Je le teste en me claquant un petit roupillon. Je me réveille vers 1h et retourne en ville. De retour à l’hôtel vers l’heure du souper, j’explore les autres pièces bordéliques de l’hôtel. Dans la cuisine il y a une gang des boys qui se sont fait une chaudière de kraft dinner. Moi j’ai un petit paquet de saucisse acheter en face. Saucisse qui trouveront rapidement le fond de la basura…pas mangeable criss! Je ne sais pas qu’est ce qui m’a pris d’acheter des saucisses. Moment d’égarement. Parmi la gang de boys, il y a un gros qui se promène en bedaine, plein de poil dans le dos, crac de fesse à l’air et plein de poil dans la crac de fesse. Vraiment « sexy » et désagréable à voir.

 

Le lendemain matin c’était LA journée où MA mission la plus importante du voyage avait lieu. Aller chercher Sandy à l’aéroport. Faut que je soit là à temps. Je ne veux pas qu’elle soit seule ici une seconde. Pendant que le gros poilu en bedaine tourne en rond dans le lobby, je fais un deal avec la madame de l’hôtel. À l’origine je devais me taper 1h de bus à l’aller et du taxi au retour pour un total de 1,25$+25$. Suite au deal, je ne fais que du taxi pour 30$. Pas de risque de passer droit, de prendre le mauvais bus ou de me retrouver assis à côté d’un jeune de huit ans avec un perroquet sur une branche. Ça m’est arriver à David. Un passager a foncé dans la branche que tenais le garçon. L’oiseau t’a lâché un WACKKKKK! de la mort. J’ai tellement fait le saut!

 

J’arrive à l’aéroport. Elle est là. Oui! On a réussi. Nous avons respecté nos échéancier, même pas besoin de phase 2. Tout est dans les temps! Perfect! Presque perfect. Reste l’hôtel. C’est le plus poche que j’ai eu à date et j’ai le goût de plus de confort. Voyons le feedback de Sandy avant de flusher la place. Nous arrivons dans le lobby…Le gros en bedaine est « effoirer » sur le divan du lobby….même pas besoin de voir la chambre. On fout le camps!

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Jours 26 – 27 : Ta face me reviens pas

J’ai de la misère avec ceux qui voyagent plus de deux ensembles. Tout seul tu n’as comme pas le choix.  Tu dois être humble, laisser ton arrogance à la maison, écouter, questionner, te fasciner etc. À deux, c’est pas mal la même chose, mais en plus il y a l’aspect partage d’expérience, de point de vue de l’autre, de deux têtes valent mieux qu’une, de sécurité etc. Et, tu n’as pas besoin de te parler tout seul en con.

À l’hôtel où je suis, je dors dans un…dortoir. C’est la première fois depuis mon départ et ce sera la dernière, car à la Ciaudad de Panama tout a été réservé depuis Septembre. Elle doit tellement être tombé dans la crac cette réservation. J’avais prévu être dans des dortoirs tout le long mais finalement ce n’est pas cela qui est arrivé..j’ai même eu la TV a quelques occasions. Tassez-vous sti, je voyage dans le luxe. Bah, certain peuvent considérer que j’ai dormi dans un dortoir à Mananagua en raison de la présence du monstre de la chambre #3 et de Mouchozoide. Considérant le fait que El backpacker a tué Mouchozoide 30 minutes après son arrivée et que le monstre de la chambre #3 ai sacré le camp sans laisser d’adresse le statut de co-chambreur ne s’applique pas vraiment.
 
Pour ma dernière journée dans le dortoir, il y a trois allemand qui se pointe. En arrivant leurs faces ne me revenais pas. Ils sont trois et tombent donc facilement dans le mode, on s’isole, on est arrogant. Ça rentre et ça se dit « Tasser vous. On est hot et on ne veut rien savoir de vos pays…à part toi la blonde aux grosses boules. ». Ils s’auto-proclame les kings de la place. Ils monopolisent la proprio, écoute plus ou moins les consignes. Genre tenez la porte de la chambre fermée. Ils ne le font pas ce qui a pour effet que le chien de la proprio a maintenant une fixation sur mes bas. Il rentre dans la chambre à tout  bout de champs et en vole un. En fait je ne savais pas que j’avais autant de bas. À la fin de la journée la proprio est venue me voir. Elle en avait trois dans les mains. « Je les ai lavé. J’ai passé la journée à les lui enlever de la bouche ». Pendant trois jours tout était sous contrôle avec mon stock et là ça fait quelques heures ces trois allemands sont arrivés et je dois gèré le vol de bas par un spanish coker. Leur face ne me reviens vraiment pas.

À un moment donné, je dois aller dans la chambre. Il est 18h criss. Ça dort! Ils ne vont pas dormir déjà. J’ai des affaires à classer, un lit à arranger et du bruit à faire. Dans une situation inverse, comme ils sont trois, ils seraient arrivés dans la chambre, ce seraient foutue de mon sommeil, ils auraient fait leurs patentes et sûrement sorti en claquant la porte. Où la laisser ouverte pour que le chien puisse voler mes bas. Comme je suis humble, avenant et un gentil garçon, je respecte leur sommeil et remets ce que je dois faire en espérant qu’ils vont se lever plus tard.
 
Ça fait quatre jours que je suis là et je suis le vétéran de la place. Posez-moi des questions et je connais la réponse. Ok j’attends…allo? Bon tous ce foutent de moi, mais enteka. Je suis le roi et ce n’est pas trois allemands qui vont venir m’enlever le titre. I rule the place! La preuve? J’ai la télécommande de la TV. La télé était sur ESPN Deportes. Il y avait un combat de boxe. Je change de poste. Un bonhomme se pointe deux minutes après mon changement « d’osti d’canal ». Fif sur les bords et à moitie chaud.

– You like boxing?

Mouias. je comprends que c’est ce qu’il était en train de regarder. J’aime la boxe, mais pas regarder deux boxeurs obscurs du Zimbabwe.  Je ne tripe pas autant que mon chum Dessuro.  Je remets la télé au bon poste. En tant que roi je dois être à l’écoute de mes sujets. Anyway, selon mes calculs scientifiques, le combat se termine dans 10 minutes. Le bonhomme me parle et je remarque qu’il ne sait pas trop si je comprends l’espagnol ou l’anglais….Gnangnangnan(rire de Jojo l’afreux personnage du dessin animé Bout-Choux et casse-coup). Je vais faire mon evil un peu. Je vais garder la chose ambiguë tout comme il le fait avec sa sexualité. Le gars est vraiment mélangé. Parfois il me parle espagnol. Je réponds par des hochements de têtes. Parfois il me parle en anglais. D’autres réponses par hochements de tête. Jamais, il ne saura si je l’ai compris…mouhahahahah.
 
Tiens les trois allemands quittent. Ils libèrent la chambre et vont passer la nuit ailleurs. Semblerait qu’ils étaient là seulement pour se reposer. Pfff, ils ont senti que le roi n’appréciait pas leur présence et ont déguerpi de peur de représailles.

Le lendemain, comme je quittais à minuit je n’avais pas de chambre. Je payais juste le droit de rester à l’hôtel en attendant. Comme je suis encore plus vétéran que la veille, j’ai acquis la confiance de la proprio. Je sais où est la clé pour l’entrepôt des bagages, j’ai accès à sa salle de bain, elle me passe une serviette pour pas que j’emballe la mienne tout mouillé…je suis vraiment le roi. À 11hrs j’appelle mon taxi et je laisse mon trône au couple d’hollandais qui sont là depuis au moins deux jours.

J’arrive au terminus. Il y a encore de l’incertitude concernant la date du billet. Suis-je la bonne journée? Je regarde mon numéro de banc. J’ai le siège un. Cool, j’aurais de l’espace pour les jambes. Je présente mon billet au gars des bagages. Il le regarde, prend mon sac et me donne un ticket. Good! Je suis la bonne journée. Je suis à attendre pour monter dans le bus quand je vois arriver….les trois allemands. Bof nous sommes sur un terrain neutre. Ils peuvent bien être fendant tant qu’ils veulent. Je monte dans le bus. Je me rends à mon siège. Je m’assoie et commence à faire des calculs. Je suis seul, il y a un banc de libre à côté de moi et ainsi que deux autres dans la rangée d’à côté. Donc trois sièges de libre à côté de moi. Fuck. Je vois les allemands arriver. M’a tellement leur ronfler ça dans la face! Ils vont regretter de m’avoir rencontré! Ça vous apprendra d’avoir une face qui ne me reviens pas.

Jours 25 – 26 : L’instinct du chasseur

L’hôtel où je reste est tenu par une américaine. C’est sa maison et elle a aménagé des chambres pour les voyageurs. Souvent les gens ne restent qu’une journée, car c’est un endroit de transition pour les surfers. Les gens passent par là pour ensuite aller à Boquete. Actuellement, il y a un festival dans le village et il est impossible de trouver un endroit ou rester. Donc les gens de mon hôtel restent plus longtemps à David et se contentent de faire des « daytrip » à Boquete. Ce n’est pas trop loin et cela coûte 1.50$ pour une ride de 1h dans un autobus scolaire. Cela devait faire 25 ans minimum que je n’avais pas embarqué dans un bus scolaire. J’avais oublié le concept du banc avec la bosse de la roue. Me semble que dans le temps c’était cool d’être assis sur banc où il y avait la bosse de la roue. Mettons que là c’est moins le fun. Petite séance de yoga pour réussir à t’asseoir là.

 

L’Amérique centrale a fait face des pluies diluviennes cet automne et Boquete a été particulièrement touché. Par conséquent ils ont fait un Toronto d’eux-même. À Toronto, suite à la crise du SRAS il y avait une campagne pour redonner un boost à l’économie de la ville. Il encourageait les gens à y aller et avait même organisé un concert des Stones. À Boquete ils ont fait la même chose. Venez flamber votre argent en ville. Donc la place est paquetée de touristes panaméens.

 

Une vielle madame américaine s’est collée après nous autres. Elle a décidé qu’elle était LA spécialiste du Panama.

 

-Le propriétaire du garage Toyota est une femme super riche et possède plein de garage comme cela.

 

Ok mais c’est un nom de gars qui est écrit sur l’affiche

 

– Il y a beaucoup de trafic sur cette route le matin

 

Ha oui…wow.

 

– Le proprio du Super 99(épicerie) va se présenter comme président du Panama

 

Ouf je n’en peu plus. La gueule ne lui arrêtait pas. Une ti-jos connaissante. Tu en sais trop la grande. Va visiter l’Ouzbékistan. Tu vas nous donner un break d’étalement de tes connaissances.

 

La visite de Boquete n’a pas été la grosse affaire. Sur le site des festivités il y avait des kiosques. Des gugusses d’artisanats où les gens vendent des choses pour des miettesde pain, côtoyait des kiosques de concessionnaire automobile. Me semble que des kiosques de char c’était un peu overkill.

 

Le lendemain, c’était jour de paperasse. Achat de mon dernier billet d’autobus et trouve le bureau de poste pour envoyer une carte postal à Belleville. Si vous en voulez, envoyez moi votre adresse. La dame de l’hôtel m’avait dit qu’elle pouvait les envoyer pour moi. J’avais fait cela à Salta, Argentine et le gars me les a jamais posté. Je refuse son offre. On n’est jamais mieux servi que par soit même.

 

Je mémorise la carte du quartier pour trouver le bureau de poste. Ce n’est pas très clair pour se rendre là à partir du terminus et la dame m’avertit que ce n’est pas si près que cela. Pas grave madame. Mon instinct pour trouver des endroits est puissant, très puissant. Les rues sont spaghetti mais je devrais m’en sortir. Faut que je trouve la rue Simon Bolivar….me semble. Je ne sais plus trop.

 

Je décide de commencer par l’achat du billet d’autobus. J’ai amené un 50$ US. Comme de raison ils ne les prennent pas. Erreur d’amateur. J’ai de la misère à casser des 20$ et moi je m’en vais accepter des 50$ à la banque. Vraiment! C’est comme si ma grande magouille n’a servi à rien. Je suis pris avec deux 50 dollars. Je récupère 100$ d’un bord et en perd 100 de l’autre. Je suis pas mal tanné de ce gossage de cash là. Je vais donc au guichet…carte ne marche pas. Maudit calisse de criss de tabarnac d’ostie de ciboire de bizounage de maudit cash flow que je suis plus capable ostie calisse de criss.

 

Trouvons le bureau poste ciboire de gossage de naissage….il en manque un. Ha oui! De niaisage d’ostie. Je prends une rue au hasard. Ma mémorisation de carte n’est plus vraiment mémorisée. L’instinct « kicked in ». J’observe le quartier, analyse la configuration des rues et du trafic. Je regarde au loin. Ça semble assez commercial. Ok je prends à gauche. Que vois-je…rue Simon Bolivar.

 

Maintenant à gauche ou à droite. Bah je suis au bout de la rue. À gauche. Elle était facile celle-là. L’instinct n’a pas eu grand- chose à faire. J’emprunte la rue. Je me dis que le bureau de poste n’était peut-être pas sur cette rue finalement. Pas grave. Je fais appel à mon expérience. Question :

 

– Suite à tes observations, quels édifices sont les plus imposants en général?

 

Facile. Banque et bureaux de poste. On est loin des comptoirs dans le fond du Jean-coutu. C’est toujours une grosse battisse super clean qui te donne envi d’aller la visiter. Je commence donc à descendre la rue Simon Bolivar tout en prenant soin de regarder sur les rues qui la croisent pour voir si je ne verrais pas un édifice qui ressemble à un bureau de poste. Après 6-7 coins de rue, aucun signe de bureau de poste. Oh je vois sur une autre rue plus loin un gros édifice blanc qui diffère de la structure des autres présents dans le coin. Évaluation, analyse (je ne veux pas gaspiller des pas) et décision. Allons voir. Et voilà, en plein dans le mille. Je fais ce j’ai à faire comme un grand. On est loin de 2005 où j’avais amené un américain qui parlait espagnol avec moi parce que je n’étais même pas capable d’acheter un timbre.

 

Qu’est ce qu’il y a en face du bureau de poste. Un gros édifice. Une banque. Ma carte marche. Il me reste qu’a acheter le billet. Ça s’annonce compliquer. Ils font partir le bus à minuit.

 

Si je dis à la fille que je veux un billet pour demain à minuit, est-ce qu’elle va penser que je parle de ce soir ou du lendemain? Normalement minuit c’est le changement de journée, mais généralement les gens considèrent demain quand il y a une séance de sommeil. Si tu donnes rendez-vous à ton pote à 1ham et qu’il est 9hpm, tu ne lui dis pas à demain. Mettez donc le départ à 11h59. Là je dois gérer cela en espagnol. Je serais tout mélangé en français imagine en espagnol. De peines et de misères je réussis à faire comprendre à la fille que c’est demain que je veux partir. Tous semble clair. Elle me donne le billet. Je vérifie la date. 12h00 14 janvier. Si on part du fait qu’à minuit la date change ça veut dire que le billet est pour ce soir, car nous sommes le 13. Mais comme il semble clairement que la fille parlait de demain soir je vais assumer que la date n’est pas bonne. La compagnie doit considérer qu’il faut avoir eu une séance de sommeil avant que la date change…Quoique un bus ça ne dort pas….Aidez-moi quelqu’un!

 

Jour 24 : The beach

Un bon indice de sécurité. La présence des commerce ouvert 24 sur 24. Si ta population est assez à l’aise pour aller acheter de l’huile a frire à 2h du matin et que le profit engendré la nuit comble amplement le risque de se faire dévalisé c’est que tu te rapproches un peu des conditions de Montreal. Tu peux bien ouvrir un 24h a Tegucigalpa, mais tu n’auras pas un chat…peut-être quelques polices…pour te dévaliser. À David il y a un super méga marché ouvert 24h et des restaurants ouverts 24h. Dans le quartier où j’habite enteka. ET, il n’y a même pas de garde avec un M-16, gilet pare-balles, grenades et jumelles infrarouge qui surveille. T’es tenté de baisser ta garde. Jessica une amie Facebook m’avait conseillé de rester sur mes gardes au Costa Rica même si une impression de sécurité règne. À David, avec ces 24h et le feedback de la proprio de l’hotel, je me dis que j’ai vu pire. Si l’occasion c’était présenté je serais allé me saouler dans un bar et serais revenu à pied à quatre pattes. Non pas à ce point. Je vais attendre à Montréal.

Si la sécurité semble mieux au niveau bing, bang, boum, coup de couteau, coup de pied dans les gosses, pick poket…en passant je commence à me demander si ce n’est pas un vol pour mon portefeuille. Cela ne fait pas de sens que j’ai perdu cela. Je n’ai jamais eu de nouvelles en plus. Normalement les gens ramènent un portefeuille perdu. Fuck j’ai perdu le mien à NY et je l’ai reçu par la poste…avec ma carte de métro de New-York dedans. Tu passes cinq semaines la main sur ton sac en public et criss c’est peut-être un ti-coune de Montréal qui a piqué ton portefeuiile en faisant passer ça sur le dos d’un d’aveugle. Un gars m’a rentré dedans dans le métro, je me suis tourné et il a pointé l’aveugle avec le chien. Anywa. Anyway, mais cette maudite histoire de portefeuille m’a vraiment déstabilisé. Comme si j’avais pris mon mulligan au premier trou. Sur la première drive. Plus de marge de manoeuvre. Heille watcher des pickpockets à Montreal…se serait bien le bout de la marde. Anyway…

Je disais que la sécurité est mieux, mais my god…si je sors de la ville sans me faire lutter par un char je vais être content. Il n’y a rien pour les piétons sur la rue principale. Pas de trottoir, pas de feux de circulation, pas de stop. Et il y a des voitures constamment sur cette rue. Pas de pause. Tu n’as pas le choix, tu te faufiles entre les autos pour traverser. Ça ne donne rien d’aller à un coin de rue, Il n’y pas de stop! Tu attends et si tu as une fenêtre de trois secondes tu y vas. Même que parfois tu coupes le char en montrant clairement ton intention. Je suis suicidaire monsieur! Faites-moi pas plaisir en me laissant la vie sauve.

Mon but à David….satisfaire Mme Boulerice. Je suis allé me vanter à mon collègue. « M’a t’en amener du sable de plage. Pacifique, Atlantique, Name it câlique! ». Je n’ai pas vu un maudit océan depuis que je suis parti. C’était toujours, « ok au prochain arrêt ». 24 jours plus tard toujours pas de plage. Je ne suis pas de type plage. Par contre, il y a 2-3 plages de sable noir qui me fatiguaient. Une au Guatemala, une au Costa Rica et là il y en a une près de David. C’est elle que j’ai choisis. Du sable noir.. Ça va compenser pour le fait que je n’aurais pas réussis à avoir du sable des deux bords. Quoique le voyage n’est pas fini. Quand tu te fais dire des choses et que tu accroches là-dessus tu t’imagines plein d’affaires. Genre « A Montreal il y a une ville souterraine » Oui ok, mais pas tout à fait. Les gens ne disent pas « On va magasiner dans la ville souterraine aujourd’hui ». C’est plus 2-3 buildings qui mettent un étage de sous-terre et on y a mis quelques corridors. Même affaire avec le sable noir. Je m’étais imaginé une plage noire comme le poêle.

J’arrive là. Je suis avec deux américaines rencontrés par hasard dans le bus. Je les ais reconnus, car elles sont au même hôtel que moi. L’hôtel Purple House. Dans l’hôtel il y a une carte du monde et tu mets une pine sur ta ville d’origine. Il y en avait déjà une sur Val-d’Or. Comme l’espace Montreal était full, j’ai ajouté une deuxième sur Val-d’Or. Je me demande c’est qui. Je le connais tu? Les filles viennent d’Hawai..donc pour elle une plage du Pacifique c’est vraiment comme moi qui voit un banc de neige. C’est un bof, mais sans le « Criss je vais devoir pelleté ».

Bon, première déception. Le sable n’est pas noir comme le poêle. Il sort plutôt gris. Mais mon dieu seigneur! J’aurais dû aller à la plage plus souvent. Wow que c’est bleu. L’eau est chaude et il n’y a presque pas de monde. Je me laisse aller côté photos. Click, click, click. Je prends un surfer en action. Mode rafale…tac,tac,tac. Good ça semble bon. Je vais le zommer un peu. J’ai payé pour du zoom..m’a zommer criss. Je vais montrer à Belleville que mon Lumix clanche son Nikon qui vaut…2000$ de plus.

Le gars attends sa vague et moi j’attends mon gars. Je dois locker mon focus, car sinon si je pointe la caméra ailleurs et que je la ramène vers l’océan l’autofocus prend du temps à comprendre qu’il y ait autant de bleu. C’est un kodak canadien, il est habitué au blanc. La prise de vue du Volcan Poas, il l’a immédiatement focusé.

Ca prend trop de temps au surfer. C’est dur de le garder dans l’objectif zommer de même. Il a sa vague! J’ai mon gars! Criss y plante…Envoye debout! J’imagine les deux autres hawaïenne en arrière me trouver téteux… »Pfff poser un surfer c’est banal ». Le gars recommence sont attentes de vague et moi mon attente du gars poche qui plante quand il y a une belle vague. C’est long. Des fois je le perds de vue, car la vague est trop haute. Décolle pas quand je ne te vois pas mon chef! J’attends. J’attends. Il a sa vague, il plante. Tant pis j’ai soif.

Avant d’aller à la bière, je fais le plein de sable. Je regarde dans ma bouteille. Et bien le sable sors vraiment noire dans la bouteille. Reste seulement à faire croire que la plage était noire comme le poêle et je serais un héros chez les Boulerice. Je me rends au bar. Je vais chercher de la bière. Et là arriva le rêve de tout cégepien qui sort dans les bars aux 2 soirs….1.50$ pour 3 bières. Cinquante fuckin cennes la bière. Où sont mes potes de VD et Mtl qu’on se la saoule! Amènes-en du Freeze master, du passe l’as, du fucked up, du jeu de 25 cennes, du bouchon (jeu où je suis imbattable..je vais tous te les passer 1 par 1. Vous allez être saoul!

Jour 22 – 23 : Qui est en charge ici? Monsieur le kid de huit ans

Bon de la marde, je vais aller en voir un autre volcan. Il y a de l’activité sismique dans le coin, aussi bien de se mettre dans le trouble bien comme il faut. Il y a des gens pris à l’autre volcan invisible. Ils ne savent pas trop si le Poas et le Irazu qui sont en quelque sorte liés vont commencer à lancer du feu. M’en fout! Il fait beau merde! Je suis sûr de ne pas voir un grand mur blanc dans ma face. Go to Irazu.

La guide nous raconte tous les potins lier au tremblement à Poas. Des gens de la même compagnie sont pris là-bas, des Canadiens manquent à l’appel et apparemment il y a 14 morts. En fait, je n’ai jamais vu autant de bilans différents. 14 morts, 2 morts, 3 morts, 4 morts, deux Canadiens sont manquant, on a retrouvé les quatres Canadiens…c’est du n’importe quoi. Par contre, ce contact avec la guide et 2-3 costaricain(pas sûr) m’a fait voir que le tremblement de terre a vraiment affecté les gens de San Jose. Même si dans la ville cela a été soft comme dommage. À preuve, les télés sont toutes à CNN version Costa Rca depuis la veille. Comme si ce n’était assez, en regardant les nouvelles sur Poas, il y a eu un bulletin spécial. Faut le faire! Un bulletin spécial dans un bulletin spécial. Une explosion a eu lieu au centre d’urgence créé justement pour les événements liés au tremblement.

Je quitte pour le volcan Irazu. Fais froid, mais j’ai amené ma petite laine. Le ciel est bleu éclatant sauf à droite il y a un genre de nuage de brume. Bien que la nature ait niaisé Eltobito la veille avec son tremblement de terre, elle a décidé de poursuivre la farce. Au moment où je suis prêt à photographier la montagne, un nuage de brume s’en vient directement cacher cette dernière. Je le vois se déplacer et se crisser drette! Comme Apu (le chat de Sandy) qui vient se sacrer devant la télé quand j’écoute les Simpsons. Heille le nuage! C’est quoi l’affaire!

1 – Depuis quand vous vous déplacez aussi rapidement. Tu cours plus vite que Dave.

2 – DECALISSE! Tu me caches la vu.

Il m’a écouté et a profité du fait que j’avais le dos tourné pour se sauver…orgueilleux!

Cette visite marquait la fin de mon séjour au Costa Rica. Je me dirige vers David au Panama. Un petit 9h de route. Ce déplacement signifie la traversée de ma dernière frontière. Une frontière de n’importe quoi.

Finit la prise en charge des passeports par l’agent de bord. On sort du bus et on fait la file. Bon, pour faire chier, il faut sortir du Costa Rica et entrer au Panama. Deux files. Ça fait drôle d’entrer dans un pays à pied. Elle est où la ligne que je mette un pied de chaque côté? J’ai toujours rêvé avoir ma fourche dans un « no mans land. » La première file est assez simple. Ils t’étampent et ciao! Mais la deuxième.

J’arrive dans la file. Il y a des gens de je ne sais où qui me sollicite. Genre il me charge 1$ et me donne un collant insignifiant. C’est quoi cette connerie là. La fille qui donne les collants est assise sur une chaise, en jeans, avec un bébé dans les bras. C’est du n’importe quoi! Le gars en charge de la ligne a 8 ans genre. J’arrive au guichet. Le douanier m’envoie à un autre guichet pour acheter un billet de touriste à 5$. Il ne m’étampe pas. Fuck, l’autre canadien qui a passé devant moi n’a rien fait de cela. Je me rends au guichet 2, sort mon 5 $ et retourne à l’autre guichet pour la maudite étampe.

Là j’ai des kids de 8 ans qui me disent que je dois aller chercher mon sac à dos. Effectivement, il est là parterre sorti du bus. N’importe qui aurait pu partir avec ou à la limite mettre de quoi dedans..comme de la drogue! Ya pas de staff officiel ici? Les kids m’amènent dans une salle pour la fouille. 15 minutes après, je passe. Les kids de 8 ans reviennent et me disent de mettre mon sac dans le bus. Je suis là à me faire mener par des kids de 8 ans! C’est eux les chefs ou quoi? Je le sais que je vais me faire demander de l’argent. Là j’ai un autre sac dans le bus…Dois-je le faire fouiller? On ne le saura jamais. Je ferme ma boite au sujet du sac 2.

Un kid de 8 ans viens me voir. « Propina? « . Ok vl’a 1 piasse!. M’en fout un peu et ils ont été bien utile. Utile, mais ils ont un peu créé le besoin. Ils m’ont trimbaler partout et je savais plus ou moins ce que je faisais. Personne ne dit rien vraiment sauf les kids de 8 ans qui gère et mène. Le pire c’est que j’aurais pu skipper toutes ces étapes et rentrer dans le pays. Ils n’ont aucun moyen de savoir si je suis allé me faire fouiller et j’aurais pu ne pas faire étamper mon passeport. Ok, cela aurait été plus dur pour sortir après! Enteka! Plus de maudite frontière...le reste ça va se passer dans les aéroports. J’ai hâte de voir l’âge du douanier.