Séparés mais égaux

Depuis NOLA j’ai le désire d’aller visiter un musée parlant de l’histoire des noirs. Mais trop branleux, j’ai raté mon coup à NOLA et à Memphis…Maudit Hooters!

C’est ma dernière journée à Memphis et l’heure des musées est passée. Il ne reste que le blues et la bouffe. Beale Street est dense mais pas très longue. Je me suis promené de long en large de la rue tout en faisant des arrêts sur les terrasses pour écouter du blues. Je vais également dans les boutiques même si je les avais vu la veille. Et très important, je retourne boire un flotteur. J’en aurais pris deux!

Je fais un arrêt au parc qui donne sur la rue. Il y a un imitateur d’Elvis. C’est une promotion pour le film « The Identical ». Je m’installe dans les minis estrades. C’est le deuxième Elvis que je vois. Il plait à la foule. Particulièrement quand il bouge comme le King. Le faux Elvis laisse ça place à d’autres artistes. Il y a quelque chose que je perçois. Il y a une contamination. C’est la semaine Elvis et par conséquent la foule est trop Elvis. Ils ne sont pas là pour la musique, ils sont là pour du Elvis. Le reste semblent inintéressant pour eux. En plus l’âge des gens est assez élevé. La fébrilité de la foule que j’ai vu à NOLA est absente à Memphis. Tsé gang il y une vie après Elvis. J’aurais aimé voir Memphis sans semaine de Elvis ou durant le week-end.

Même si j’ai parcouru Beale Street 7-8 fois je me retrouve devant une galerie que je n’avais pas remarqué. Ils semblent exposés des photos. L’entrée est gratuite et il est possible d’acheter une copie des photos exposées. Les photos sont de Ernest Withers. Photographe qui, entre autre, a suivit Martin Luther King lors d’évènements. Il a mis en image différents épisodes de racisme ayant eu lieu dans les états du sud. C’était peut-être aussi un espion pour le FBI mais ça c’est une autre histoire.

Les nombreuses photos me plongent dans une époque qui parait impossible de nos jours. Des enfants qui essaient d’aller à l’école mixte, des cadavres de gens lynché par des membres du KKK, l’histoire de Rosa Park, la Memphis Sanitation Strike. Les photos sont regroupées par thème. On y apprend l’existence de la doctrine « Separate but equal ». Comment les blancs s‘étaient empressé de bâtir des « écoles » pour les noirs afin de s’assurer qu’ils ne soient pas obligé des les accueillir dans leurs écoles blanches. Bien sûr il y a les photos des événements entourant la mort de Martin Luther King. La mare de sang, les funérailles, etc.

Je quitte la galerie un peu troublé. Les brothers ne l’ont pas eu facile. Je remonte Beale Street. La rue est envahie de moto. Je me dirige vers le Blues Café pour mon dernier repas dans le sud. Je n’ai pas fait un voyage gourmand. La bouffe ne me fait pas vraiment vibrer et quand j’ai personne pour me pousser dans le cul. . .

La blonde serveuse du Blues Café m’accueille avec un « Hi Baby ». Apres le « bro » et le « cap » voici le « baby ». Je serais son « baby » a quelques reprises durant le repas. Elle me conseille un steak géant. Je le dévore et décide d’aller voir ce Black Elvis qui performe dans la salle d’à coté. C’est ridicule un peu mais d’un autre coté si Elvis peu chanté de la musique de black pourquoi un black ne peut-il pas chanter du Elvis. C’est peut-être le markéting racial qui rend la chose ridicule. Black Elvis…Visiblement les gens du sud acceptent maintenant des noirs en Elvis. Ils ont fait du chemin de ce coté. Moi il ne m’a pas vibrer ce Black Elvis. À quand un white Gregory Charles au Québec?

Le lendemain matin je me rends à l’aéroport pour 5h30. C’est la fin du voyage. Pour éviter qu’il soit écrasé dans mes bagages, je porte mon fedora fièrement. Oui je vais faire subir aux Montréalais mon fedora dès mon arrivé! Et que je ne vois pas de faces de 《WTF??》

Encore les yeux collés, j’attends mon vol à ma porte d’embarquement. Je suis un des premiers arrivé avec 2 autres personnes. Un écran diffuse CNN avec le son. Des émeutes raciales ont éclaté durant la nuit dans l’état voisin.

Le grand petit garçon

Oui je l’avoue je me suis laisser emporter. En voyage tu vois des trucs qui sont cool dans le contexte où tu te trouves et dans l’état d’esprit qui t’habite. Tu te mets à acheter des choses qui à ton retour chez-toi ne font plus vraiment de sens. L’apprentissage se fait à la dure. Je me souviens de cette casquette de cuir brun acheté à Cusco au Pérou. Tout mes amis du moment des allemands, des américains, des hollandais ont trouvé ma casquette cool. J’étais la vedette. Tout le monde m’enviaient. À mon retour à Montréal j’allais épater la galerie. À ma première sortie avec mon magnifique couvre-chef j’ai entendu un paquet de WTF silencieux. Plus tard je me suis regarder dans le miroir et je me suis dit…WTF! Ce fut la fin d’Eltobito et de sa casquette de cuir.

À NOLA j’avais résisté à m’acheter un fedora / trilby. Malgré le fait que je trouvais le chapeau super cool! J’aurais l’air de quoi à Montréal avec ça sur la tête? À chaque fois que je croisais des filles avec un fedora j’étais à ça de leur demander où elles l’avaient pris. J’ai cédé une fois. Deux filles m’ont abordé et je n’ai pu résister. Peut-être qu’inconsciemment je savais que ma question n’était pas à risque. C’était ma dernière journée à NOLA, tard, un dimanche. Plus moyen de magasiner. Heureusement car quand la fille m’a dit qu’elle avait payé le sien 10$, j’ai commencé à hyper ventilé et comme un zombie je me suis mis a dire… »Must get fedora »

24h plus tard je suis à Memphis à parcourir Beale Street. Mon œil de lynx localise encore des chapeaux fedora. Ok c’est la mode touristique ici aussi? That’s it! Fedora Eltobito tu auras. Je ne suis pas fait en bois. Quitter les US sans fedora sera une défaite pour moi. Cette décision à ouvert les valves. Plus de résistance…Une chemise de bowling vintage? SOLD! T-shirt de la ville? SOLD! Fedora?….Oui monsieur le vl’a mon fedora à 10-20$.

Seul problème…J’ai une tête gargantuesque. Conséquence, tu n’es pas regardant sur le look ou la couleur…tu te contente de celui qui te fait. J’en ai trouvé un parmi les 100 du magasin. Maudite société de grandeur médium! SOLD!

Ce magasinage m’a permis de me retrouver à un comptoir de milk shake au magasin « A. Schwab’s ». Je jette un œil au menu. Milkshakes, flotteurs, sundaes, la totale quoi. Ils sont fait à l’ancienne en plus. Je m’installe au comptoir. Le banc est bas ou le comptoir est haut. Un ou l’autre cela à pour effet que je me sens comme un petit garçon assis a un comptoir pensé pour les adultes. Mes coudes sont presque a la même hauteur que mes épaules. La madame vient me voir

– Tu veux quoi mon petit garçon?
– Je ne sais pas madame, il y a trop de choses
– Tu vas devoir choisir mon grand
– Hihihihi! Tu prendrais quoi toi madame
– Je vais te faire un flotteur. C’est de la liqueur avec une belle boule de crème glacé dedans
– Oui!!!!
– Celui à la root beer et à la crème glacée saveur vanille est super méga bonne.
– Youppi!

La madame me quitte. J’ai tellement hâte que ça arrive. Ça fait deux minutes que j’attends. C’est loooong!

Ha enfin, elle est là. Elle me donne seulement un napperon. « Tiens mon grand. Ça fait des gros dégâts un flotteur. Je ne veux pas que tu salisses ton beau chandail ». Merci madame. J’attends encore trois longues minutes avant que mon flotteur arrive.

Je suis tout excité. Je ne sais plus par quoi commencer. Boire la liqueur? Attaquer immédiatement la crème glacé avec la cuillère? Plus amusant encore, manger la crème glacé sans la cuillère. Ça me ferait une moustache. Hihi c’est drôle des moustaches. Je retarde ma décision en ajoutant la root beer laissée dans la bouteille. Oooohhhhhh! Ça fait de la broue! Oups! Ça déborde presque. Mais je suis un grand garçon et j’ai évité le dégât.

Ma décision est prise. Je prends ma cuillère et saute sur la crème glacé. J’ai la poitrine accotée sur le comptoir. Seul mon cou ou presque dépasse le comptoir. Je m’amuse comme un fou. J’alterne crème glacée et gorgées de root beer. Je joue de la cuillère. C’est sublime. Je ressemble au petit gars de la pub de Mc Cain qui mange des frites.

Onnnnn!! Il n’y en a plus. Mais non Eltobito. Regarde au fond, il y a encore de la crème glacé. Vas y avec ta grande grande grande cuillère. Juuuuuuusqu’au fond. Je sors ma dextérité légendaire. J’ai tout mangé! Je suis fière de moi.

Maman la madame veut des sous!

Rock and roll

Elle était là. Prête à être entendu à travers les USA. Prête à être enregistrée et distribuée. Cette musique connu en Louisiane, au Mississipi, au Tennessee. Elle se faisait entendre dans des cercles fermés. Ces blancs qui écoutaient la musique venant de cette radio qui osait diffuser de la musique de noir ont commencé à faire un mélange de genre. Plus de ségrégation. La clique du country de Nashville voulais rien savoir et dès qu’un blanc « bluesait » un peu trop il se faisait dire… « Get out of here with your black music! ». Ce qu’ils ne savaient pas c’est que le gospel, le jazz et le blues, dont B.B King résident de Memphis en était le digne représentant, seront le catalyseur de la création du rock and roll. La jeunesse était prête à entendre ce nouveau genre. C’est la compréhension que j’ai de la naissance du rock and roll suite à ma visite du studio Sun Record.

Le King et les bienfaits de la cigarette

Un jeune adulte ou vieille ado décida d’aller à ce petit studio qui d’offrait des services d’enregistrement à 4$. Le Memphis Recording Service. Le jeune enregistre ses 2 chansons en l’absence du boss Sam Philips. La secrétaire laisse une note à Sam. « Il a l’air pas pire ». Plus tard le boss Sam écoute et dit « Bof ». Un an plus tard Sam rappelle ce jeune pour une session avec 2 autres gars. C’est ta chance man!…Les 2 autres gars le trouve moyen. Ça ne marche pas. Sam sort prendre de l’air et fumer une cigarette le temps que les gars emballent leurs instruments. Durant ce temps, le jeune voulant profiter des dernières minutes de sa présence au studio joue une chanson blues à sa façon. Les 2 autres le suivent. Sam revient « Hey c’est quoi que tu jouais? Refait dont ça voir ». Il enregistre « That’s All Right ». Le rock and roll venait de trouver son roi.

Soixante ans plus tard je me retrouve à Graceland. On me fournit un Ipad, que je me mets dans le cou. Je choisis une langue parmi la douzaine disponible. Je monte dans la navette qui transporte des visiteurs à tous le 10 minutes. Je parcours le domicile fixé dans le temps.

Chez mes parents on a ce chalet que nous appelons la maison des trophées. Il y en a une aussi à Graceland. Disons que celle du King est pas mal plus impressionnante.

L’inconnu et le sac à patate

L’inconnu un jour entend le King à la radio. Normal, la première fois que « That’s All Right » joue a la radio le DJ la fait jouer plus de 10 fois en 3 heures. Ouais dans ce temps là ça ne se faisait pas. L’inconnu se dit « Il chante comme moi ». L’inconnu met le cap sur Memphis et arrive au Memphis Recording Service / Sun Record. Le roi venait de faire le plein d’un disciple. Sam en difficulté financière décide de vendre le King et de miser sur l’inconnu.

Soixante ans plus tard je suis debout dans le studio à me demander c ‘est qui ce gars qui chante la toune du King « Blue Suede Shoes ». On m’apprend que c’est plutôt le contraire et que la version de l’inconnue, l’originale, a eu plus de succès. Le nouveau label du King a eu des doutes à savoir s’ils avaient misé sur le bon poulain. « Blue Suede Shoes » écrite sur le papier d’un sac à patate sera le plus grands succès de l’inconnu. L’inconnu n’aura pas la carrière du King mais aura toujours le respect de se dernier ainsi que le respect de nombreux autres artistes dont les Beatles qui ont repris plusieurs de ses chansons.

Le Man in black et le billet d’un dollar

Installé à Memphis ce vendeur décide lui aussi d’aller tenter sa chance chez Sun Record. Fuck la carrière d’animateur de radio. Il s’habille propre c’est à dire il met sont habit noir qu’il met quand il va à l’église. Il va au studio qui n’est pas encore ouvert. Il s’assoit sur le porche et attends. Il présente à Sam du gospel. Le problème c’est que Sam ne fait plus dans le gospel. L’homme en noir lui présente donc de ces propres composition.

Les palmarès ne savait plus ou donner de la tête. Les chansons apparaissaient dans les tops 10 des palmarès country, pop, blues. Comme le dit sa chanson : « I’ve been everywhere ».Je n’ai peut-être pas visité autant de ville que l’homme en noir mais j’ai quand même fait ma part.

Soixante ans plus tard je suis dans ce studio qui est l’équivalent musical de nos start-up technologique. Une startup qui innove et qui est plus intéressé à faire connaitre la musique qu’à faire parti des grandes ligues.

Une start-up qui n’est pas intéressé par la perfection sonore mais plutôt par l’énergie crue. Lors d’une session, l’homme en noir propose à Sam de jouer de la guitare avec un billet de banque enroulé autour du manche. « J ‘aime l’effet, Go »

Le Killer pas tuable

C’est quoi ce piano que l’on entends sur ces tubes de rockabilly. C’est celui du Killer. Parti de sa Louisiane native il converge vers Sun Record pour auditionné. On l’engage pour l’enregistrement de sessions avec d’autres artistes et il se prépare à une carrière solo.

Soixante ans plus tard il est toujours vivant en musique et physiquement. Le Killer a son propre bar sur Beale Street. Je me retrouve sur YouTube , une ancienne start-up, à chercher pourquoi il s’est fait virer de l’église où il jouait. Sa soeur le démontre musicalement. Pourquoi on dit que sa musique est encore plus démoniaque que celle du King? Pourquoi la génération précédente averti ces enfants de ne pas écouter sa musique. J’ai vu, j’ai compris. Ça fait peur encore!

J’allais à Memphis pour Graceland mais c’est Sun Studio qui m’a marqué.

Un jour il y a soixante ans Sam travail dans son studio. Un jour ordinaire. Il y a plein de gens. Durant la séance Sam réalise qu’il a devant lui Elvis, Johnny, Carl et Jerry en train d’improviser autour du piano. Une gang de recrue de la musique qui prendra 3 ans pour devenir des vedettes solo. Sam en bon ingénieur de son a eu le réflexe de « peser sur record » et en bon homme d’affaire d’appeler un journaliste pour croqué cela sur le vif.

Photo historique et étrange. De futur légende qui n’occupent pas les bons rôles. Photo où l’homme en noir n’est pas en noir, où le Killer n’est pas au piano, où le King semble être le valet et où l’inconnu a des airs de leader.

….Ils ont appelé ça le Million Dollar Quartet…..un million? Que de naïveté.

Le passager clandestin

Je suis à Memphis depuis 20 minutes.  Mon chauffeur de taxi à une voiture qui ne ressemble pas vraiment à un taxi à l’exception du dôme sur le toit. Ça ressemble à une voiture de Mr,  Mme tout-le-monde. Tsé quand le gars ouvre son coffre pour mettre tes bagages et que le coffre est plein de stock comme une poussette et des trucs de baseball. Il y a également une glacière. Il m’offre une bouteille d’eau…mmmm non ça va être correct.

Sympathique, le chauffeur en profite pour me montrer les trucs notoires sur notre chemin. L‘hôtel où Martin Luther King a été assassiné ici, musée de la musique là, Hard Rock Café là-bas, Hotters. Ce sont tous des endroits qui m’intéressent de voir. Memphis n’a qu’a bien ce tenir. Je suis propriétaire de quelques décisions étranges durant mes voyages. Par exemple être à Cusco et ne pas aller au Machu Pichu. Aller à San Francisco et ne pas voir Alcatraz. Ce genre de situation est le résultat de mon manque de préparation. Pas grave ce n’est que parti remise. Pour éviter d’ajouter une autre décision étrange à mon palmarès je vais régler le cas de Graceland le plus tôt possible.

Le taxi poursuit son tour. Il dévie de son trajet pour mon montrer Beale Street. LA rue du Blues. La rue est déserte malgré le début de la semaine d’Elvis. Heu Monsieur? C’est parce que le compteur tourne là. Lâche le coté sympathique un peu SVP. Le chauffeur semble remettre le focus sur ma destination. Nous croisons un genre d’itinérant. Ils semblent se connaitre.

– Ho! Ho! Faut que j’arrête! Hey tu veux une ride?

Quoi??? C’est quoi cette connerie? Le vieux monte. Je ne comprends pas trop. De part son âge, il n’est pas trop menaçant. Même si le trajet de 8h de train a bien été, j’ai hâte de faire mon checkin. Je n’aime pas trop arrivé tard et là…il est tard. J’ai toujours peur qu’ils décident de donner ma chambre à quelqu’un d’autre.

L’homme à un paquet d’objet sur lui. Je ne comprends pas trop de quoi ils parlent. Accent du sud. C’est n’est pas comme ces noires que j’ai croisées depuis le début du voyage. Il y a comme une mélodie dans leur façon de parler. Cute. Pour ces deux là on oubli la mélodie. C’est le festival du « marmonnage ». Je sens que le « marmonnage » est dirigé vers moi. Le passager clandestin me demande d’où je viens. Il m’appelle CAP. Je dois régulièrement lui demander de répéter.

Le trajet se poursuit. Je ne porte pas trop attention au « marmonnage ».  Je me concentre sur le trajet. Je cherche du regard mon hôtel…On arrive tu là? Soudainement j’attrape à la volée un « CAP ». Ho! Il s’adresse à moi. Il veut me vendre des dessins qu’il a fait. Il m’en montre quelques-uns. Non merci. Je veux arriver à l’hôtel, je me sacre pas mal de tes dessins. J’espère qu’il va me débarquer en premier. J’ai bien beau être un CAP pour le monsieur, je suis quand même prioritaire.

J’arrive à mon hôtel. Le GEN X. Malheureusement ce n’est pas parce que tu es un X que tu as droit à un rabais. Bon me voilà à penser comme un Y. Mon chauffeur me laisse son numéro au cas où j’ai besoin de ses services pour le transport  ou pour trouver des filles…Ai-je la face d’un gars qui cherche des filles? Anyway salut là. Le clandestin me salut de la main « Salut CAP! »